Il y a quatre ans, une bonne partie d’entre
nous avait imaginé, à défaut d’y croire naïvement, que le monde allait
changer ; que les conflits s’apaiseraient, que le monde financier serait
mis à la diète, que les inégalités seraient moins… inégales, qu’une sorte de
Justice humaine animerait les esprits les plus retors et, qu’enfin, nous
prendrions soin de notre seule planète habitable, à des milliards de milliards
de kilomètres à la ronde.
Que nenni que point.
Voitures et nouveaux conducteurs se
reproduisent plus vite que des Gremlins faisant la nouba après minuit ; La
viande de volaille utilisée dans la charcuterie préemballée vendue par nos
gros distributeurs provient des pays de l’Est, ou du Brésil pour les
préparations surgelées. Un Brésil qui clone ses animaux de rentes…
L’Allemagne (à moins que cela ne soit
l’Autriche) a mis en route une exploitation de gaz de schiste, tandis que le
continent Nord-Américain deviendra prochainement le leader des énergies
fossiles grâce à la ‘’fracturation’’ ; Les énergies renouvelables ‘’made
in Europa’’, seraient aux portes de l’agonie.
Le processus de réchauffement climatique étant
officiellement et irrémédiablement enclenché, pourquoi devrions-nous nous privé
de toutes ces bonnes choses que l’industrie de consommation nous met dans les
vitrines, et que nous pouvons nous offrir, trop souvent, à l’aide de micros
crédits ?
Les grands organismes financiers qui gèrent
nos misères ont introduit leur nouveau produit : Le Crédit SUD, qui nous
octroie, aujourd’hui, un crédit illimité que nous ferons rembourser à nos
enfants dès leur naissance.
Comme tout le reste, nous laissons à
l’intelligence future la responsabilité de nettoyer notre merdier. C'est notre "côté obscur".
Cela me rappelle l’histoire de cet homme à
l’agonie (atteint de deux cancers et diabétique) qui refusa de se soigner,
alors que le corps médical n’était pas pessimiste sur l’issue du traitement
(plus tard sa fille parlera de « refus
de l’acharnement thérapeutique »). Le jour de son anniversaire,
alors qu’il était hospitalisé, cet homme s’envoya une bonne rasade de Whisky, et quelques
pâtisseries bien sucrées.
Deux jours plus tard, il demanda à son
ex-femme, ainsi qu’à sa fille, de finir ce qu’il avait été incapable de
commencer, soit : de ‘’rassembler la
famille’’. Puis, le troisième jour, il mourut.
Sauf que nous, nous ne mourrons pas dans trois
jours. Ni même dans deux semaines.
Il y a quatre ans, disais-je, une lueur
d’espoir de voir le monde s’humaniser est apparue. Brièvement,
Les States s’orientaient à gauche, suivi par
la France avec un Président peu convaincant qui doit penser à des inserts de
pubs pour combler les silences de ses discours.
Nos voisins gaulois sont dans la gadoue
politique : Le pouvoir en place se tire dans les pattes à la Kalach et
l’opposition s’oppose à elle-même. Sarko repointe le bout de son nez, et le FN
doit certainement compter les blessés en attendant son heure.
Le coq n’est-il pas le seul animal à pouvoir
chanter les pattes dans la M… ?
Chez nous, en Suisse, c’est beaucoup
mieux : Il n’y a pas d’oppositions. Le peuple suit bêtement ce que lui
‘’conseille’’ son gouvernement…
Ailleurs, d’autres gouvernements étatiques exsangues ont
vu un changement de ‘’couleur’’ du parti dominant.
De ‘’nouvelles’’ mouvances politiques qui ont
entériné leur entrée en fonction par des mesures d’austérités encore plus
sévères que les précédentes.
Outre-Atlantique, le Président (re)sortant a
gratifié le monde, après de belles promesses, de son côté obscur de la Force…
de frappe aérienne états-uniennes. Si ‘’La
Guerre des Drones’’ a débuté en 2004, elle s’est intensifiée il y a quatre
ans, pour le plus grand malheur des populations civiles pakistanaises. Entre
autre. Mais c’est loin le Pakistan.
Un bilan établi au mois de septembre de cette
année fait état de plus de 2'500 morts causés par des attaques d’avions sans
pilote depuis 2004.
En 2008, 38 attaques de drones ont tué 268
personnes ; en 2010, plus de 900 victimes pour 128 frappes.
J’ai lu à quelque part que la formation d’un
pilote de drone était estimée à 135'000 dollars. Juste un peu plus de 5% de ce
que coûte la formation d’un pilote de chasse de l’US Air Force. Et les tests
d’admissions sont simples : Un bon score sur ‘’Farcry’’ ou ‘’Call of Duty’’.
En plus de cela, la CIA aurait une implication
non négligeable dans la prise de décision et de l’exécution de ces attaques.
Rendant les opérations encore plus secrètes et inaccessibles à tous débats
publics.
Durant son premier mandat, Monsieur Obama
aurait ordonné près de 300 attaques secrètes de drones. Et pas seulement au
Pakistan. L’Irak, le Yémen, la Libye et, bien sûr, l’Afghanistan ont servi de
zones de tirs pour des accrocs du ‘’Joystick’’, bien planqués quelque part dans
le Nevada.
A cela vous pouvez ajouter une participation
dans la conception du virus ‘’Stuxnet’’
sensé neutraliser le programme nucléaire iranien, en parallèle à l’élimination
physique de quelques scientifiques locaux. Participation officiellement
reconnue lors d’une certaine campagne de réélection américaine.
Aux côtés des
Allemands, des Anglais et d’Israël, le Pentagone passe à la phase offensive de
la guerre cybernétique.
Drones, cyberguerre, systèmes de défenses
automatisée qui ‘’analysent’’ le comportement humain, projectiles capables
d’identifier, tout seul, sa cible et bientôt des médicaments comme agents
offensifs très meurtrier.
Obama avait promis de mettre un terme aux
conflits dans le monde. Il a oublié de préciser : dans lesquels seraient
engagée physiquement l’Armée des Etats-Unis. Les règles de la guerre ont
changé. Point positif pour les familles des soldats US: Le ‘’0K’’ du Vietnam est redevenu d’actualité
(Zero Killed), pour un maximum de dégâts collatéraux chez les lointains
terroristes barbares ennemis. Pour le moment.
Car ne nous y trompons pas. Alors que hier un mouvement
d’activistes écologiques était condamné, sur le sol américain, pour terrorisme,
aujourd’hui chaque excès de colère, de ras-le-bol, contre un gouvernement
néolibéralement ultra pourris, pourrait se retrouver classifié et répertorié
sous : ‘’Terrorisme individuel’’. En Europe aussi.
Chaque manifestation est un trouble de l’ordre
public et pourrait devenir un danger potentiel pour la stabilité d’un quartier,
d’une commune, d’un district, d’un Etat et pourrait nécessiter une répression policière
musclée, de l’envoi de la troupe puis, quand celle-ci exprimera des remords, des
drones policiers survolant les manifestants de la dignité, de la faim. Si ce n'est pas déjà le cas...
Le plus ironique là-dedans, c’est que le
salaire de toutes ces marionnettes, déguisées en représentants de l’ordre, est
prélevé sur les impôts de chaque citoyen. Quand toutes les polices du monde
jouent de la matraque, elles bastonnent leurs patrons… ! Des pères de famille sont virés pour beaucoup moins que ça.
Toutes les grandes armées s’entraînent à la ‘’Guerre urbaine’’. Dans de vieux camps de
prisonniers datant de la seconde guerre mondiale, dans des villes fantômes ou
construites de toutes pièces, ou encore en menant parfois des exercices
semi-réels au cœur même de certaines agglomérations.
Pour justifier ce changement stratégique, en
faisant abstraction des données démographiques, les échecs flagrants des armées
conventionnelles en Irak, puis en Afghanistan sont mis sur le devant de la
scène. Au même titre que les multiples révolutions issues du ‘’Printemps Arabe’’.
Si une armée de libération démocratique veut
chasser le méchant tyran qui règne en Gagaouasie, elle ne pourra pas tout raser
comme dans les années 1940 (opinion publique oblige), elle devra vaincre sur le
terrain, quartier après quartier.
Sauf que quelques décennies de guerres
inutiles et d’occupation de territoires lointains et hostiles ont laissé des
trous béants dans les budgets militaires respectifs, et marqués dans le sang
l’esprit de l’opinion publique. Quelle soit Américaine, Anglaise, Française ou
autre, l’Armée n’a peut-être plus les moyens financiers de se permettre des
missions simultanées de pseudo maintien de la paix aux quatre coins du monde,
et de garantir le renouvellement de son matériel militaire de pointe.
Dès lors, l’ennemi n’est plus au-delà des
limites territoriales de la nation, ou du continent. Le danger est ramené dans
nos rues. Chaque manifestation pourrait cacher des extrémistes de tous poils,
du néo-nazi à l’intégriste musulman, devenir une poudrière et transformer les
rues en champ de bataille.
Un scénario contre lequel les polices
municipales ne sont pas préparées.
Il y a huitante ans l’armée Suisse tirait sur
des manifestants à Genève. C’est presque de l’archéologie.
Il y a 23 ans, des étudiants chinois se sont
retrouver face-à-face avec les chars de l’armée chinoise. C’est loin de chez
nous, et de toutes manières c’était de la barbarie communiste
Il y a quelques mois des mineurs Sud-Africains
sont morts pour avoir osé faire la grève. C’est loin de chez nous et de toutes
façons, ils étaient noirs (pardon).
Le 22 décembre 2011, un média Romand
publiait :
«La
police pourra tirer à balles réelles sur les émeutiers »
L’article mentionnait la police londonienne.
Presque à côté…. Silence… De toutes façons c’étaient des voyous de hooligans.
Depuis 2008, toutes les brigades de l’armée de
terre française sont tenues de se familiariser avec l’« Action en Zone Urbaine » (Mandat
Azur instauré en 2005).
Le principal danger dans des affrontements de
‘’quartier’’ est bien celui de ne pas se tromper de cible en direct ‘’Live’’
sur ‘’CNN’’ ou ‘’Euronews’’, et de savoir aborder une foule parfois hostile, mais
pas forcément dangereuse.
A cet exercice-là, il y a en France une force
intermédiaire, de statut militaire, entre la police et l’armée, qui s’estime
mieux formée à un emploi modulé de la force et dans l’utilisation d’armes non
létales, et qui participe de plus en plus à des OPEX (Opérations Extérieures) :
la gendarmerie mobile.
En 2009, la Gendarmerie Nationale fut
rattachée au ministère de l’Intérieur. Ce qui illustre, selon Philippe Leymarie
auteur en 2009 de l’article ‘’Comment les
armées se préparent au combat urbain’’, « le brouillage croissant des frontières entre défense et sécurité ».
Il y a aussi les militaristes hystériques qui redoutent une sorte de confusion
de rôles, et de missions, dans ce mélange des Corps. Qu’ils se rassurent,
l’Armée sera toujours aux commandes lors de ses déploiements. Même
officieusement.
L’article de Monsieur Leymarie se conclut sur
une sorte de petite anecdote : « Hasard
du calendrier devenu symbole : c’est un certain 11 septembre 2001 que le
premier groupe de l’armée de terre française avait commencé à être entraîné au
combat urbain nouveau style ».
Il n’y a plus d’ennemis à nos frontières.
La plus belle armée du monde, l’armée Suisse,
squatte les bistrots, fait des acrobaties dans le ciel alpin, accomplit des
tâches de ‘’génie civil’’, tue ses recrues dans des exercices mal préparés,
s’achète des vélos et des avions de chasses au rabais, vide ses munitions
inutilement pour justifier les quotas, et s’imagine repousser un flux important
de migrants. Bref, elle s’emmerde comme un rat mort, et nous coûte encore trop
cher.
Mais, et ce dans n’importe quel pays du monde
(excepté le Costa Rica) l’Armée se doit d’exister, et de nous prouver que nous
ne pouvons pas nous passer d’elle.
Et c’est là que l’on nous fait ressurgir ‘’La Menace fantôme’’ du terrorisme individuel.
Des tireurs isolés, un brin psychopathes, sont
activés dans des contrées perdues (ou le sud de la France), quand ce ne sont pas
carrément des terroristes qui se font péter, tout seul, maladroitement au
milieu de personne.
De temps en temps des complots sont déjoués et
de petits terroristes arrêtés. De temps à autres une alerte fait sortir des
casernes les fantassins, histoire de leur faire un peu de pub et prendre l’air.
La Scandinavie, la Belgique, la France, et d’autres, ont eu droit à la mise en scène
de la terreur pour justifier, dans un premier temps, l’existence des divers
corps d’armées, mais aussi pour accélérer et finir la mise en place du contrôle
des populations.
Je vais me la faire un brin parano.
Par l’intermédiaire des multiples médias
mondiaux, nous croyons que le pouvoir est installé dans les grandes capitales
du monde. Rome, Paris, Berlin, Madrid, Washington, etc… Nous pensons que les
chefs d’Etats respectifs sont les représentants de ce pouvoir. Erreur.
Tandis que l’UMP se déchire pour se retrouver
un leader, Mme Merkel a été reconduite à la tête de son parti, le CDU, en
obtenant tout juste pas 98% des suffrages. Mieux que Poutine dans son pays ;
mieux que n’importe quel dictateur Africain. Mais c’est normal. Angela Merkel
est impératrice dans son pays, mais elle doit rendre des comptes. A qui ?
Au peuple Allemand ?
De Bilderberg aux Illuminatis, en passant par
le Club de Rome, nous pouvons les appeler de quelque manière que ce soit, il y
a quelque part, tapit dans l’ombre, un obscur Pouvoir qui réclame la pleine et entière soumission
des populations. Un Pouvoir qui choisit ses élites économiques, politiques et militaires
avant de les installer aux plus hauts postes décisionnaires.
Ce Pouvoir serait composé de personnalités d’une
richesse difficilement quantifiable, faisant preuve d’une intelligence
supérieure et qui ont une grande connaissance des comportements humains.
Ils
savent nous pousser à consommer tel produit et rejeter un autre ; ils
savent quelle teinte attirera l’œil de la clientèle féminine, quelle odeur pousse à la consommation, quelle musique
inhibe le bon sens chez les jeunes, et comment nous faire bouffer de la merde
chez Mac Do, ou du transgénique chez Monsanto. Ils savent nous attendrir, mais
surtout ils savent comment nous faire peur, et comment nous faire projeter
cette peur sur des minorités trop souvent innocentes.
Ce Pouvoir observe les multiples
manifestations contre les mesures d’austérités Sud-Européennes ou celles des
indignés, les aboiements des ONGs dénonçant je ne sais quel scandale dans un
pays en voie de développement. Il ne les craint pas, tout au plus s’en
méfie-t-il.
Si l’être humain dans son individualité
demeurera toujours imprévisible, Ils savent comment nous réagissons en groupe,
et leur temps de réaction et d’adaptation aux événements imprévus sera toujours
plus rapide et efficace que n’importe lequel des organismes gouvernementaux ou
humanitaires officiellement en place.
Ils ne nous craignent pas, parce qu’en jouant
très intelligemment avec les envies légitimes, les rêves, les besoins futiles
de chaque être humain, ce Pouvoir nous a laissé quelque chose à perdre.
L’opposition quant à elle, elle est juste là
pour nous faire croire que, à quelque part, le choix existe encore.
Pourtant, ce Pouvoir obscur qui brille aux
yeux de tous nous a montré une fois son point faible. Quand les Indignés de
Wall Street ont décidé de vider leurs comptes dans les banques, quelqu’un a
ordonné aux forces de l’ordre de leur interdire l’accès aux banques. Le Pouvoir
a décidé que ces personnes ne devaient pas accéder à leur argent, à leurs
économies.
Demandons-nous pourquoi ? Et agissons.
NEMo.
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