Il y a une bonne semaine, j’ai eu le
privilège d’intégrer la statistique un poil xénophobe des tentatives de
cambriolage.
Trois voitures de police, sept agents autour
du bloc locatif où je crèche (trois dans les buissons et quatre les bras
croisés), quatre jeunes ados du coin, et spectateurs, qui me disent :
« Ouaich, y sont encore dans l’appart ».
La porte-fenêtre de la cuisine, donnant sur le
balcon, grande ouverte, et de la lumière dans toutes les pièces.
C’est sûr, ils étaient encore dedans…
Deux pandores pour m’accompagner dans mon
appartement.
Porte d’entrée verrouillée normalement ;
le petit meuble d’entrée du corridor derrière la porte, pour créer un effet de
surprise (pour moi normalement) devant permettre aux malfrats de prendre la
poudre d’escampette.
Une fois dans l’apparte, un homme en bleu me
demande de me mettre sur le tapis entre les deux chambres, histoire que je ne
laisse pas mes empreintes partout, tandis que son collègue s’intéresse aux
multiples traces de semelles qui décorent le carrelage de ma cuisine.
Son pote le rassure en lui disant que ce sont
les empreintes des collègues qui ont pénétré pour s’assurer qu’il n’y avait plus
personne sur les lieux.
Du coup, il sort sa lampe de poche et s’en va
observer le parquet du salon. En vain.
Je suis autorisé à quitter mon tapis pour
faire un premier état des lieux.
Mais avant cela, l’agent qui va s’occuper de
remplir le procès-verbal me demande une pièce d’identité qui prouverait que j’habite
bien dans cet appartement, que je viens d’ouvrir et dans lequel j’ai pénétré
avec deux sacs à commissions…
Bref. Je commence le tour du proprio. Les
armoires ont bien été ouvertes, mais il ne manque rien.
La caméra vidéo, le mini notebook, le chrono Sector, le porte-monnaie, la bourse
de travail, les pièces de monnaie dans la grosse boîte alu "Coca", tout est là.
Ou presque.
Ils m’ont quand même chouré la boîte "Glenfiddich" dans laquelle il y avait ma collection de Pin’s. Valeur vénale : zéro.
J’arrive à repérer deux trois petites choses
que les malfrats auraient pu toucher, et je fournis enveloppe et sac en papier
pour que la police puisse les emmener.
No comment, Vevey c’est pas Miami… !
Et en plus, ils n’ont même pas bousillé la
porte-fenêtre. Elle était fermée en imposte (vous savez cette position ouverte
en haut et fermée en bas, qui étrangle les chats quand ils rentrent à la maison),
ils ont juste eu besoin de la déboîter en bas à droite pour ouvrir la porte.
Dès lors, un des policiers se demandait s’il y
avait vraiment eu effraction ?
Là je raille un peu nos forces de l’ordre,
mais je sais qu’ils font de leur mieux.
Sur ce coup là, j’ai quand même eu un petit
coup de bol que le voisin d’en-face rentre au bon moment et se manifeste pour
décourager les cambrioleurs, et m'éviter de tomber dessus avec le petit Nono dans les bras. Par exemple.
Alors merci DJ Chokito sixty-nine.
NEMo.
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