mardi 18 décembre 2012

Petite mésaventure.


Il y a une bonne semaine, j’ai eu le privilège d’intégrer la statistique un poil xénophobe des tentatives de cambriolage.

Trois voitures de police, sept agents autour du bloc locatif où je crèche (trois dans les buissons et quatre les bras croisés), quatre jeunes ados du coin, et spectateurs, qui me disent :
« Ouaich, y sont encore dans l’appart ».
La porte-fenêtre de la cuisine, donnant sur le balcon, grande ouverte, et de la lumière dans toutes les pièces.
C’est sûr, ils étaient encore dedans…

Deux pandores pour m’accompagner dans mon appartement.
Porte d’entrée verrouillée normalement ; le petit meuble d’entrée du corridor derrière la porte, pour créer un effet de surprise (pour moi normalement) devant permettre aux malfrats de prendre la poudre d’escampette.

Une fois dans l’apparte, un homme en bleu me demande de me mettre sur le tapis entre les deux chambres, histoire que je ne laisse pas mes empreintes partout, tandis que son collègue s’intéresse aux multiples traces de semelles qui décorent le carrelage de ma cuisine.
Son pote le rassure en lui disant que ce sont les empreintes des collègues qui ont pénétré pour s’assurer qu’il n’y avait plus personne sur les lieux.
Du coup, il sort sa lampe de poche et s’en va observer le parquet du salon. En vain.

Je suis autorisé à quitter mon tapis pour faire un premier état des lieux.
Mais avant cela, l’agent qui va s’occuper de remplir le procès-verbal me demande une pièce d’identité qui prouverait que j’habite bien dans cet appartement, que je viens d’ouvrir et dans lequel j’ai pénétré avec deux sacs à commissions…
Bref. Je commence le tour du proprio. Les armoires ont bien été ouvertes, mais il ne manque rien.
La caméra vidéo, le mini notebook,  le chrono Sector, le porte-monnaie, la bourse de travail, les pièces de monnaie dans la grosse boîte alu "Coca", tout est là. Ou presque.
Ils m’ont quand même chouré la boîte "Glenfiddich" dans laquelle il y avait ma collection de Pin’s. Valeur vénale : zéro.
J’arrive à repérer deux trois petites choses que les malfrats auraient pu toucher, et je fournis enveloppe et sac en papier pour que la police puisse les emmener.

No comment, Vevey c’est pas Miami… !

Et en plus, ils n’ont même pas bousillé la porte-fenêtre. Elle était fermée en imposte (vous savez cette position ouverte en haut et fermée en bas, qui étrangle les chats quand ils rentrent à la maison), ils ont juste eu besoin de la déboîter en bas à droite pour ouvrir la porte.
Dès lors, un des policiers se demandait s’il y avait vraiment eu effraction ?

Là je raille un peu nos forces de l’ordre, mais je sais qu’ils font de leur mieux.
Sur ce coup là, j’ai quand même eu un petit coup de bol que le voisin d’en-face rentre au bon moment et se manifeste pour décourager les cambrioleurs, et m'éviter de tomber dessus avec le petit Nono dans les bras. Par exemple.
Alors merci DJ Chokito sixty-nine.

NEMo.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire