Ont payé.
HSBC.
Accusée de blanchiment d’argent au profit de
trafiquants, de terroristes et de l’Iran, la plus grosse banque de sa
vieillissante Majesté accepte de payer 1,92 milliard de dollars pour mettre un
terme aux poursuites engagées contre elle aux Etats-Unis. Pour le détail :
Un autre géant British sur la sellette :
BP.
Pour indemniser les personnes et des
entreprises privées de la région du golfe du Mexique souillée par la marée
noire qui a suivi l’explosion de la plate-forme "Deepwater Horizon", le géant
pétrolier a lâché 7,8 milliards de dollars, en plus des 13 milliards investit
dans les opérations de nettoyages, et cherche désespérément un accord financier
avec le gouvernement US qui lui permettrait d’éviter un coûteux procès, et de
pouvoir poursuivre ses forages en eaux profondes. Au même endroit, bien sûr.
Aux dernières nouvelles, le montant de "l’amende" se situerait autour de 4,5 milliards de dollars.
UBS & Co :
En 2009, un tribunal américain condamne UBS à
une amende de 780 millions de dollars pour une gigantesque affaire d’évasion
fiscale, et risque prochainement une amende de près d’un milliard de dollars
dans l’affaire de la manipulation du Libor.
fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE8BC05B20121213
Depuis plus de quatre ans, les sociétés
Suisses se font épingler outre-Atlantique (l’effet OBAMA ou effet de crise ?) :
ABB :
58,3 millions de dollars pour solder des
poursuites de corruption en Irak et au Mexique;
Novartis :
422 millions pour infraction aux directives de
commercialisation, et 250 millions pour discrimination salariale envers son
personnel féminin ;
Zurich Financial service : 455 millions ;
Crédit Suisse :
536 millions pour violation d’embargo
économique touchant l’Iran, la Lybie et le Soudan, et 354 millions pour régler
un contentieux lié à des produits financiers ;
Mais il n’y a pas que l’économie Suisse qui
renfloue les caisses de la Justice américaine
Le chimiste Français DuPont, le groupe
Textron,
Le fameux procès de Samsung pour violation de
brevets ; la Royal Bank of Scotland ;
La Deutsche Bank ainsi que d’autres
établissements d’envergure mondiale sont également sous enquête pour des
affaires de transactions illicites avec Téhéran
Et j'en passe...
Bref tout le monde semble passer à la caisse
pour un truc pas net. Et il n’y a pas qu’aux States qu’il pleut des amendes. Les
différents organismes Européens ou Suisse de contrôle de la concurrence y vont
aussi de leurs petites sanctions pécuniaires, histoire de montrer au bon Peuple
qu’il y a, quelque part, de sages personnes qui veillent à ce que nous ne nous
fassions pas plumer… pas trop vite, du moins.
En parlant de plumage, nous en connaissons un
qui est passé à la caisse ces derniers jours : l’ex boss des Fucker Mother
International.
Nonne Disponible & Dresse Sa Kekette ont
trouvé un arrangement financier qui a mis un terme au litige qui les opposait
depuis plus d’une année. Un arrangement qui doit certainement être un chiffre
rond avec plusieurs zéros, et dont nous ne connaîtrons jamais le montant exact.
Et ne pourra donc jamais figurer au "Guiness Book" comme la "passe" la plus
chère du siècle. Peut-être.
L’un des deux à proposer de l’argent pour ne
pas avoir à fournir d’explications sur ce qui s’est passé au Sofitel de
New-York, l’autre a accepté de ne pas en parler.
Ainsi, Elle peut retourner à ses ménages, et
Lui peut se concentrer sur le chapitre Français de ses libidineuses histoires.
L’un dans l’autre, tout le monde y trouve son
compte.
Ne paiera pas.
Dans un autre registre, moins gluant mais tout
aussi vénal, un autre Français défraie les chroniques ces temps. Le célébrissime
Gérard Depardieu qui a décidé, pour des raisons bien à lui, de ne plus payer ses
impôts en France. Quelques 185 millions d’euros lâchés à Claudius Malosinus
pour sa carrière, ça suffit !
J’aime bien Depardieu mais, par Toutatis et
ses saintes valseuses, qu’est-ce qu’il va bien pouvoir foutre en Belgique, une
fois ? A moins que dans un recoin de sa mémoire sommeille le souvenir d’une
Helvétie sans montagnes et infiniment plate. Quelle déception pour lui, quand
il ne retrouvera, ni Petisuix ni le Lacus Lemanus.
Paieront bientôt.
Bref. Les news actuelles auraient tendances à
nous montrer un monde qui brasse des millions (quand il ne se fout pas sur la gueule
ou flingue ses enfants).
A l’entrée de l’hiver, un quotidien valaisan annonçait
sur sa manchette que le Suisse se riait de la crise au moment de préparer le
budget ‘’cadeaux de Noël’’. Ce fut ensuite le tour des quotidiens romands de
nous présenter le budget moyen à investir pour la fête au petit Jésus :
950 francs Suisse. Waow !
Si je ne veux pas passer pour un ringard, et
prendre soin de mon intégration sociale, je vais devoir remettre à plus tard le
paiement de ma prime d’assurance-maladie, les factures Swisscom et la location
de la place de parc. Je suis sûr que les services contentieux des sociétés
concernées comprendront.
Du coup je me demande d’où proviennent les
infos qui ont permis cette statistique ? Un journaliste du 24Heures a-t-il passé une journée à faire le
tour des bureaux des Nescafards avant d’investiguer chez Philip Morris, Novartis
and Co, nos chers assureurs et autres politiciens de droite ? (Quoiqu’à
gauche ils s’en mettent plein les fouilles également…)
Pour me remonter le moral, je me dis que ces
950 francs représentent, grosso modo, un sixième du salaire médian en Suisse.
Donc, je divise mon revenu mensuel par 6, que je re-divise ensuite par le
nombre d’enfants et d’adultes composant ma famille, et j’obtiens… 53,35 francs
de cadeaux par tête. Un peu ridicule.
Si je redistribue les boîtes de chocolat
et les bouteilles de vin reçues aux adultes, j’augmente
le budget individuel à 76,20 francs.
Je zappe Pumba qui vient d’avoir son
anniversaire, et je passe à 88,90 francs. Une peluche Mario pour le petit ;
4 places de kino pour le plus grand ; une BD manga pour la grande et celle
d’après pourra avoir son ampli pour sa bass.
Non, je déconne. C’est pas ça Noël.
L’important c’est de passer un moment magique
en famille autour d’un bon repas, non ?
Avec 500 balles pour dix, je m’en sors ou pas ?
Je commande chez le traiteur ou je me lance aux fourneaux ?
Vivement janvier… Vu que l'on ne peut pas compter sur les Mayas.
NEMo.
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