lundi 17 décembre 2012

Histoires de fric, encore.


Ont payé.
HSBC.
Accusée de blanchiment d’argent au profit de trafiquants, de terroristes et de l’Iran, la plus grosse banque de sa vieillissante Majesté accepte de payer 1,92 milliard de dollars pour mettre un terme aux poursuites engagées contre elle aux Etats-Unis. Pour le détail :

Un autre géant British sur la sellette : BP.
Pour indemniser les personnes et des entreprises privées de la région du golfe du Mexique souillée par la marée noire qui a suivi l’explosion de la plate-forme "Deepwater Horizon", le géant pétrolier a lâché 7,8 milliards de dollars, en plus des 13 milliards investit dans les opérations de nettoyages, et cherche désespérément un accord financier avec le gouvernement US qui lui permettrait d’éviter un coûteux procès, et de pouvoir poursuivre ses forages en eaux profondes. Au même endroit, bien sûr.
Aux dernières nouvelles, le montant de "l’amende" se situerait autour de 4,5 milliards de dollars.

UBS & Co :
En 2009, un tribunal américain condamne UBS à une amende de 780 millions de dollars pour une gigantesque affaire d’évasion fiscale, et risque prochainement une amende de près d’un milliard de dollars dans l’affaire de la manipulation du Libor.
fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE8BC05B20121213
Depuis plus de quatre ans, les sociétés Suisses se font épingler outre-Atlantique (l’effet OBAMA ou effet de crise ?) :
ABB :
58,3 millions de dollars pour solder des poursuites de corruption en Irak et au Mexique;
Novartis :
422 millions pour infraction aux directives de commercialisation, et 250 millions pour discrimination salariale envers son personnel féminin ;
Zurich Financial service : 455 millions ;
Crédit Suisse :
536 millions pour violation d’embargo économique touchant l’Iran, la Lybie et le Soudan, et 354 millions pour régler un contentieux lié à des produits financiers ;
Mais il n’y a pas que l’économie Suisse qui renfloue les caisses de la Justice américaine
Le chimiste Français DuPont, le groupe Textron,
Le fameux procès de Samsung pour violation de brevets ; la Royal Bank of Scotland ;
La Deutsche Bank ainsi que d’autres établissements d’envergure mondiale sont également sous enquête pour des affaires de transactions illicites avec Téhéran
Et j'en passe...

Bref tout le monde semble passer à la caisse pour un truc pas net. Et il n’y a pas qu’aux States qu’il pleut des amendes. Les différents organismes Européens ou Suisse de contrôle de la concurrence y vont aussi de leurs petites sanctions pécuniaires, histoire de montrer au bon Peuple qu’il y a, quelque part, de sages personnes qui veillent à ce que nous ne nous fassions pas plumer… pas trop vite, du moins.

En parlant de plumage, nous en connaissons un qui est passé à la caisse ces derniers jours : l’ex boss des Fucker Mother International.
Nonne Disponible & Dresse Sa Kekette ont trouvé un arrangement financier qui a mis un terme au litige qui les opposait depuis plus d’une année. Un arrangement qui doit certainement être un chiffre rond avec plusieurs zéros, et dont nous ne connaîtrons jamais le montant exact. Et ne pourra donc jamais figurer au "Guiness Book" comme la "passe" la plus chère du siècle. Peut-être.
L’un des deux à proposer de l’argent pour ne pas avoir à fournir d’explications sur ce qui s’est passé au Sofitel de New-York, l’autre a accepté de ne pas en parler.
Ainsi, Elle peut retourner à ses ménages, et Lui peut se concentrer sur le chapitre Français de ses libidineuses histoires.
L’un dans l’autre, tout le monde y trouve son compte.

Ne paiera pas.
Dans un autre registre, moins gluant mais tout aussi vénal, un autre Français défraie les chroniques ces temps. Le célébrissime Gérard Depardieu qui a décidé, pour des raisons bien à lui, de ne plus payer ses impôts en France. Quelques 185 millions d’euros lâchés à Claudius Malosinus pour sa carrière, ça suffit !
J’aime bien Depardieu mais, par Toutatis et ses saintes valseuses, qu’est-ce qu’il va bien pouvoir foutre en Belgique, une fois ? A moins que dans un recoin de sa mémoire sommeille le souvenir d’une Helvétie sans montagnes et infiniment plate. Quelle déception pour lui, quand il ne retrouvera, ni Petisuix ni le Lacus Lemanus.

Paieront bientôt.
Bref. Les news actuelles auraient tendances à nous montrer un monde qui brasse des millions (quand il ne se fout pas sur la gueule ou flingue ses enfants).
A l’entrée de l’hiver, un quotidien valaisan annonçait sur sa manchette que le Suisse se riait de la crise au moment de préparer le budget ‘’cadeaux de Noël’’. Ce fut ensuite le tour des quotidiens romands de nous présenter le budget moyen à investir pour la fête au petit Jésus : 950 francs Suisse. Waow !
Si je ne veux pas passer pour un ringard, et prendre soin de mon intégration sociale, je vais devoir remettre à plus tard le paiement de ma prime d’assurance-maladie, les factures Swisscom et la location de la place de parc. Je suis sûr que les services contentieux des sociétés concernées comprendront.
Du coup je me demande d’où proviennent les infos qui ont permis cette statistique ? Un journaliste du  24Heures a-t-il passé une journée à faire le tour des bureaux des Nescafards avant d’investiguer chez Philip Morris, Novartis and Co, nos chers assureurs et autres politiciens de droite ? (Quoiqu’à gauche ils s’en mettent plein les fouilles également…)
Pour me remonter le moral, je me dis que ces 950 francs représentent, grosso modo, un sixième du salaire médian en Suisse.
Donc, je divise mon revenu mensuel par 6, que je re-divise ensuite par le nombre d’enfants et d’adultes composant ma famille, et j’obtiens… 53,35 francs de cadeaux par tête. Un peu ridicule.
Si je redistribue les boîtes de chocolat et les bouteilles de vin reçues aux adultes, j’augmente le budget individuel à 76,20 francs.
Je zappe Pumba qui vient d’avoir son anniversaire, et je passe à 88,90 francs. Une peluche Mario pour le petit ; 4 places de kino pour le plus grand ; une BD manga pour la grande et celle d’après pourra avoir son ampli pour sa bass.
Non, je déconne. C’est pas ça Noël.
L’important c’est de passer un moment magique en famille autour d’un bon repas, non ?
Avec 500 balles pour dix, je m’en sors ou pas ? Je commande chez le traiteur ou je me lance aux fourneaux ?
Vivement janvier… Vu que l'on ne peut pas compter sur les Mayas.

NEMo.

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