78,084% de Diazote;
20,946% de Dioxygéne (l'élément vital);
0,9340% d'Argon;
0,0390% de Dioxyde de Carbone (la valeur 2011 de notre fameux CO2);
Et de Néon, d'Hélium, de Méthane, de Krypton, de Dihydrogène et de vapeur d'eau pour le solde.
Il y a aussi, dans une très moindre mesure du monoxyde du protoxyde et du dioxyde d'Azote, du Xénon, de l'Ozone, du Iode, du monoxyde de Carbone et des traces d'Ammoniac.
La quasi-totalité des gaz atmosphériques (80 à 90%) sont contenus dans la troposphère qui varie entre 7 et 16 kilomètres d'épaisseur suivant que nous nous trouvions sur l'Équateur ou aux Pôles terrestres. En prenant une valeur moyenne de 12 km , l'épaisseur de la couche atmosphérique qui nous maintient en vie représente 0,188% du rayon terrestre, autant dire pas grand-chose (r= 6'378,1 km ).
Notre biosphère est une formidable alchimie de plusieurs centaines de milliers d'éléments qui s'unissent dans des proportions biens précises afin que nous puissions vivre sur le surface de notre Terre, tout en nous protégeant des "menaces" de notre astre solaire et du cosmos.
Que se passerait-il, si la "formule magique" qui nous permet de respirer venait à être modifiée? Qu'arriverait-il à toutes les espèces ayant besoin d'oxygène pour vivre si ce dernier voyait son pourcentage baisser de 2% dans notre pelure d'orange? Comment réagirait notre environnement, et nous-mêmes, si au contraire son taux augmentait de 2%? Personne ne le sait.
Alors dans le doute nous continuons à détruire, lentement et méticuleusement, notre pelure d'orange, en oubliant que la "Mort" est vraiment au-dessus de nos petites têtes vides, que si nous ferions un trajet vertical de douze kilomètres, nous mourrions d'asphyxie.
En fait nous agoniserions déjà au-dessus de 7'000.
Je vous laisse calculer, dans vos régions respectives d'habitation, ce que représente douze kilomètres. Pour moi, résidant à Vevey, un cercle dont le rayon serait de 12 km , et le centre Nestlé-City, couvrirait une surface délimitée par Villette, Savigny, Oron-la-Ville, Les Paccots, Taney et Meillerie. Alors que pour tous les Lausannois, Evian se trouve à 15,3 km d'Ouchy.
Ne serait-il pas le moment de prendre soin de notre bulle de gaz, au lieu d'y vaporiser et d'y brûler tout et n'importe quoi…?
"Incendies, bombes, activités industrielles : toutes les combustions imaginables augmentent sans cesse en nombre et en intensité, les quantités d’oxygène brûlé étant littéralement incalculables. (…)
On ignore, naturellement, quelles sortes et quelles quantités de rejets gazeux l’atmosphère et la stratosphère peuvent tolérer sans que le climat bascule. 5% d’oxygène en plus dans l’air feraient de chaque incendie une catastrophe sinon de chaque combustion un incendie. Mais 1% d’oxygène en moins ? L’équilibre climatique tient à des combinaisons infiniment ténues, qui réagissent en chaîne et dont l’embrouillement est tel que même si nous entrions dans une ère glaciaire ou diluvienne, la Science ne pourrait décider d’en rendre la pollution responsable plutôt que le hasard cosmique."
Écrivait Jérôme Deshusses, il y a un peu plus de trente ans, dans "Délivrez Prométhée".
"On compte aujourd'hui des dizaines de milliers de molécules différentes, polluants avérés ou suspectés qui, pour beaucoup, agissent en synergie entre eux avec d'autres paramètres (Ultraviolets solaire, hygrométrie, acides, etc.). Les effets de ces synergies sont encore mal connus. (…)" En lecture de nos jours sur: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_de_l'air
Le Temps passe, mais rien ne change. Si ce n'est la compréhension de nos erreurs commises dans le passé. La bonne nouvelle c'est que quand Norrin sera un quadragénaire, il pourra lire dans les revues scientifiques futures la liste des erreurs que nous avons commises aujourd'hui. Un article intitulé:
"Et pourtant ils en avaient conscience, pourtant ils le savaient…"
"Ils" étant "nous", bien entendu.
Malheureusement dans un monde qui ne peut s'empêcher de vivre 24 heures sur 24, la pollution atmosphérique, une parmi tant d'autres, est incessante. Croissante même. La réalité environnementale actuelle dépasse les pessimistes "prévisions" faites par les pros du climat il y a moins d'une dizaine d'années.
Avons-nous, pour autant, modifié nos comportements? La réponse est clairement Oui!
Nous consommons davantage…
Davantage de nourriture et d'eau, davantage de matières premières non renouvelables, davantage d'électricité, davantage de ressources énergétiques "fossiles". Plus de pétrole, plus de charbon, plus de gaz… Tant qu'il y en a encore, et au mépris le plus flagrant de tous les écosystèmes existants, nous y compris.
Les "zones mortes" pullulent dans l'océan mondial. La mer Baltique et la Manche sont déjà asphyxiées et les 450 plateformes de forage présentes en Mer du Nord (ce qui en ferait la zone la plus importante de forage au large du monde) se chargent d'achever le travail des industriels de l'agro-alimentaire, de la chimie et les autres.
Il y a une dizaine de jour, le 26 mars, une fuite de gaz c'est produite sur plateforme en Mer du Nord. Depuis, 200'000 mètres cubes de gaz se perdent dans notre biosphère, chaque jour. Le pire scénario, prévu par Total, pour colmater la fuite, prendrait six mois. Soit 36'000'000 de mètres cubes de gaz perdu dans notre pelure d'orange, et peut-être (je dis bien peut-être) 36'000 tonnes de condensats de pétrole dans la Mer du Nord. Donc ils ont intérêts à se dépêcher de la boucher, cette fuite.
La fuite de condensats (la composante liquide liée à la fuite de gaz) qui pourrait entraîner une marée noire est pour le moment difficile à évaluer. "Il s'agit principalement d'hydrocarbures saturés de type paraffine, comme la cire de bougie, qui devrait former de petites boulettes insolubles dans l'eau."
Une estimation de Christophe Rousseau, directeur adjoint du Centre de documentation, de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE), qui reconnaît néanmoins que: "L'ampleur de la fuite de condensats et le comportement physico-chimique du mélange doivent être mieux connus pour modéliser l'ampleur de la pollution."
En gros: Il faut attendre pour voir ce que cela va donner… L'ignorance actuelle, en somme,
De son côté, "Greenpeace", dénoncera la présence d'une nappe huileuse suspecte près de la plate-forme incriminée. Ce que Total dément, bien entendu.
Le directeur financier du groupe Total, Patrick de la Chevardière, se veut rassurant en qualifiant les risques sur l'environnement de "Relativement faible", tout en précisant, lors d'une récente conférence de presse, que "le gaz, qui s'échappe en tête de puits, et non sous l'eau, est relativement peu chargé en hydrogène sulfureux (H2S) [un truc très toxique pour les organismes vivants]. Par ailleurs, il s'agit majoritairement de méthane, qui se disperse rapidement dans l'atmosphère."
Bref, tout est "Relatif". La fuite de gaz est suffisamment importante pour que deux plateformes soient évacuées, mais ne représente pas vraiment de danger pour l'environnement. Le nuage de gaz est situé à 240 kilomètres à l'Est d'Aberdeen (Ecosse), perdu au milieu de la Mer du Nord. Les risques d'intoxications humaines sont relativement minimes. Et comme la faune aquatique
1°: Ne paie pas pour consommer gaz et pétrole, et
2°: Est déjà agonisante dans la région, il n'y a pas d'urgence. Sauf pour les finances…
Autre nouvelle relativement bonne, c'est que le méthane est un gaz effet de serre 20 fois plus "méchant" que le dioxyde de carbone. Sa durée de "vie" dans l'atmosphère est plus courte aussi (10ans).
Mais tous surplus de méthane dans notre atmosphère semblent inquiéter les climatologues. Même si pour le moment ce sont essentiellement les scientifiques Russes qui redoutent ce gaz.
Toujours selon les climatologues, l'absence de méthane dans l'atmosphère ferait baisser la température globale de 1,3 degré Celsius, alors que la proportion de méthane dans notre méga-bulle de gaz avoisinait les 1,790 ppm en 2008 (0,000179%). Ce qui n'est relativement pas grand-chose.
Pendant que Total perd des centaines de millions entre la fuite et son colmatage, nous autres, nous perdons un peu de notre confort de vie, tandis que nos enfants perdent du temps de vie tout simplement.
Il n'y a absolument rien de "durable" dans tout cela.
NEMo
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