Alors comme ça, "Hublot" a décidé de s'immiscer dans le monde du football international en signant avec quelques grands clubs européens et en devenant le chronométreur officiel de l'Euro 2012. Pour fêter ce partenariat, l'horloger a déjà programmé le lancement de montres aux couleurs des pays-hôtes de la manifestation (Ukraine et Pologne). Deux marchés respectivement "petit" et "important".
Mister Biver prévoit de se déplacer en Europe de l'Est pendant une dizaine de jours. "Mais pour travailler! Dans ces moments-là, le seul instant de répit dure 90 minutes, pendant le match…"
Le répit noyé dans les grands Crus régionaux et les copieux buffets, servis dans les loges "VIP" des stades, en compagnie des potentiels acheteurs et de leurs Escort-girls locales juste pas dépucelées, pas encore; le "travail", c'est dans les salons d'exposition et les Suites des hôtels cinq étoiles, des villes organisatrices. Le tout mis à dispositions par la généreuse UEFA.
Selon les confidences faites aux journalistes (vf Le Temps du 22 mars dernier, entre autre), le but ultime du grand Manitou de Nyon est bel et bien de faire du fric, encore du fric et toujours plus de fric:
"Bien sur que j'adore le foot. Mais ce n'est par pour ça que Hublot s'y est engagé."
L'idée étant plutôt de refourguer ses tocantes aux oligarques qui, ces dernières années, se sont offerts de prestigieux Clubs de foot.
"Nous avons la FIFA, l'UEFA, Diego Maradona, Manchester United, le Bayern de Munich et la Juventus de Turin. L'horloger qui essaierait serait considéré comme un suiveur ou un copieur."
Comme si le monde du football avait attendu monsieur Biver pour sortir de la préhistoire et remplacer ses bons vieux sabliers. C'en est à se demander si le seul Suisse capable de lui gratter les fesses ne serait pas Bertrand Piccard…
A titre de comparaison Ernesto Bertarelli, richissime industriel Italien qui fut à la tête de la société familiale "Serono" installée sur les rives du Léman, transcenda sa passion pour la voile et la compétition (passion qu'il se découvrit en naviguant sur le lac franco-suisse) en finançant la construction du mondialement célèbre voilier Suisse: "Alinghi". Alors qu'il aurait certainement pu concevoir le médicament le "plus cher du monde"…
"Alinghi" permettra, en 2003, à l'équipage Helvétique de ramener l'"Aiguière d'Argent" en Suisse et en Europe. La première fois depuis la création de la "Coupe de l'America" en 1851. Un exploit qui sera réédité en 2007.
Donc Hublot espère, grâce au Bayern, dynamiser ses ventes dans le sud de l'Allemagne, région industrielle à fort potentiel, accéder, par le biais de la popularité Bavaroise, au marché asiatique et profiter de la renommée mondiale de la "Vieille Dame" du foot Italiens. Tout en vendant des montres aux richissimes Italiens du Nord.
Ainsi les Italiens pourront s'extasier devant le mouvement parfaitement circulaire de la "trotteuse" en attendant que les pharmaciens locaux lèvent leur embargo sur le "Viagra".
Avec la FIFA, Hublot n'est pas en reste non plus: Brésil, Russie et Qatar pour les prochains "Mundial de Futebol", sont "Trois marchés émergents prometteurs – déjà porteurs – pour la marque et pour le luxe en général."
Pour le dernier cité, si cela se trouve, et à force de se payer tous les beaux-gros bâtiments et les Palaces dans l'UE, les Qataris seront fauchés en 2022…
Mais le plus important est que grâce à une FIFA qui dicte sa loi, tous les sponsors officiels du rendez-vous mondial de foot pourront faire tout ce que bon leur semble dans un périmètre qui leur sera entièrement dévolu.
La FIFA se charge d'obtenir pour elle et ses sponsors auprès des pays organisateurs une "exonération fiscale et de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'instance fédérale, ses employés et ses prestataires; liberté totale d'exportation et de conversion des devises, accès gratuit aux télécommunications, suspension des obligations de visas pendant la compétition, etc. La FIFA se réserve également le droit de choisir quelles publicités peuvent être déployées dans un rayon de deux kilomètres autour des stades – l'aire ainsi délimitée devenant, selon la terminologie de la fédération, une "zone commerciale exclusive" dont sont bannis les marques concurrentes de ses partenaires ainsi que les vendeurs ambulants. La fédération exige, par ailleurs, l'installation d'un "village de sponsors" d'au moins 35'000 mètres carrés ."
Plus loin. Pour le Mondial 2014 qui se déroulera au Brésil, la FIFA réclame, "outre ses exigences habituelles, l'inscription de nouveaux délits dans le code pénal brésilien, la possibilité de vendre des boissons alcoolisées dans les stades – ce que les autorités interdisent pourtant depuis dix ans -, la révision de la loi garantissant des billets à moitié prix pour les Brésiliens de plus de 60 ans et les étudiants, ainsi que la possibilité de poursuivre de deux ans de prison toute personne portant atteinte à l'image des sponsors."
[extrait d'un article de M. Olivier Pironet/ "La FIFA dicte sa loi"- Manière de voir N°122, "Où se cachent les pouvoirs?"]
Sans oublier de préciser que le pays organisateur prend entièrement à se charge les frais de sécurité liés à la compétition.
Alors vous m'excuserez de trouver quelque peu "indécent", de la part de Monsieur Hublot, de qualifier de "Pain bénis" son alliance avec une fédération qui se présente, dans ses statuts, comme une association à but non lucratif, mais qui a fait un chiffre d'affaire de 1,3 milliards de dollars en 2010, qui brasse davantage de richesses que certains Etats et qui a des "pratiques" limites "mafieuses" pour vendre, aux plus offrants, son "Mondial".
Bref. Malgré tout cela, je continue à m'en faire pour Mister B. Il se colle des trucs bizarre sur le front, se la joue DragonBall Z pour les 100 ans des HEC Unil de Lausanne ou, encore, essaie de se transformer en Bivernator.
Un gène "Belge"? Inhalation excessive de méthane? Les deux…? Et quels seront les synergies de ces éléments au contact des résidus radioactifs Ukrainien?
Vraiment, je me fais du souci…
NEMo
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire