[L'autre jour j'écoutais du bout de l'oreille une discussion de "femme", entre jeunes femmes. Tout y a passé, du "machisme" aux inégalités salariales, avec un crochet chez les "Muslims".
Quand elles ont parlés famille et enfants, la plus virulente d'entre-elles s'est empressée de préciser que son premier enfant "Devra être un garçon (…) il aura tout ce qu'il voudra, il sera mon petit Prince".]
Si sortir des "inégalités" et des dominations parfois violentes est un juste combat, échanger la prison-foyer contre un travail-prison, sans totalement se départir des corvées domestiques, en vaut-il vraiment la peine? Est-ce la bonne réponse à une discussion qui dure depuis des millénaires?
Troquer le balai contre une carte de crédit, l'entretien "physique" du foyer contre une participation pécuniaire au budget familial n'a pu que réjouir les dirigeants des organismes régissant le monde financier. Les économistes avares de "croissance" ne s'y sont pas trompés. Une femme dépensera autant son fric qu'un mec. Faut juste trouver les "bons" produits…
Même si les femmes seraient plus regardantes aux dépenses que les mecs, et auraient le sens des "priorités" au moment d'ouvrir le compte en banque, cette Vérité ne s'applique plus qu'en période… de crise. Et face à la démocratisation intensive des cartes de crédits, des remboursements échelonnés et des leasings en tous genres, il n'y a plus aucune inégalité.
Face au questionnaire de la déclaration d'impôt non plus d'ailleurs…
Dans la folle course de la grande libéralisation, les femmes ont également eu leurs petites victoires et, comme leurs cousines Africaines, elles occupent de plus en plus le devant de la scène.
La libéralisation des mœurs aura au moins permis aux femmes d'anticiper de quelques années Monsieur Berset, et son "Managed care", en leur permettant de pratiquer le "libre choix" de celui qui fera le "docteur".
A part cela, elles parlent "Steak" et "Bite d'âne" avec autant d'élégance que leurs partenaires masculins et, en fin de soirée, bien souvent toute la sensualité féminine se résume dans une éruction de houblon, la restitution liquide et orale d'un trop plein d'alcool, la douceur parfumée d'une haleine froide en nicotine, l'augmentation des comportements à risques. Tout plein de petites choses qui faisaient parties des irréductibles défauts masculins, des comportements maints et maintes fois reprochés, des défauts qui occasionnèrent bien des séparations et des divorces, des défauts que les femmes se sont, volontairement, (ré) appropriés.
Une société qui se transforme pour permettre aux femmes d'accéder tant au monde du travail qu'à celui des distractions et des loisirs, nous permet-il de penser que cette société, notre monde actuel, serait en voie de "féminisation"?
Elles seraient démographiquement supérieures en nombre, le nombre de familles monoparentales qui ont un "chef" féminin ne cesse d'augmenter, tout comme augmente les activités qui leurs sont "spécialement" réservées, "Elles" confirment leur présence dans des activités sportives plus "physique"; "Un dîner à la ferme" ou "Top Chef" renvoient les mecs derrière les fourneaux; La gent masculine se soucie de plus en plus de son apparence (je ne parle pas des mecs qui, devant les miroirs des fitness, se découvrent des muscles dont ils ignoraient l'existence).
Des activités nouvelles, ou "modernisées", qui permettent et augmentent la confusion des genres. Ou alors, notre monde est devenu un "jeans" unisexe.
L'égalité entre sexe sur un plan professionnel sous-entend une juste répartition des travaux domestiques qui libèrerait les femmes du cumul des tâches auxquelles elles sont confrontées.
Ce partage doit se faire dans l'intimité sociale du foyer. Un foyer qui, s'il est devenu le fief des revendications des libertés individuelles, reste aussi le dernier bastion officiel de la domination masculine.
Pourtant ils lâchent la zapette pour le tablier, échangent leur bière contre le biberon du bébé, déchargent "Madame" des harassantes tâches quotidiennes. Est-ce pour autant une victoire de plus à accréditer aux Front des Féministes, ou une prise de conscience qu'en mettant la main à la pâte c'est tout le "bien-être" familial qui en ressort vainqueur?
Une proportion sans cesse croissante d'hommes accepte donc de participer au maintien de l'ordre et de la propreté dans le foyer conjugal, accepte que "Madame" ait un emploi du temps professionnel ainsi qu'une vie sociale.
Si les femmes y voient une avancée sur le long et tortueux chemin de l'égalité, les hommes y trouvent peut-être, de leur côté, une certaine récompense: Plus de temps à disposition pour les enfants, pour leur vie sociale, pour de la détente et, si ça se trouve, une augmentation de la fréquence des moments "hot" pour le couple. Tient, en me relisant, je trouve que j'ai un peu trop enjolivé la chose…
Le combat des femmes portait aussi sur la façon dont leurs patrons les percevaient. Après des années de lutte, ont-elles vraiment obtenu que la reconnaissance de leurs compétences professionnelles ne soit évaluée que sur des critères autres que "physique"? Alors que dans un même temps les tenues vestimentaires se libéralisaient.
L'exaspération de n'être considérée que comme une proie sexuelle potentielle se retrouve ainsi confronté au désir de ne plus être l'objet d'un seul homme et de pouvoir dévoiler sa féminité aux yeux de la "société". Une reprise de "confiance" qu'à encouragé les push-up-wonderbra-string et autres culottes "invisibles".
Il demeure quand même que le monde du travail est moins perméable à ces changements "égalitaires". Certes les femmes y ont gagné en visibilité et en responsabilités, et même si des "adaptations" sont concédées pour faciliter leur "intégration" (c'est peut-être pas le bon terme) ce sont, au final, bien "Elles" qui doivent se conformer aux règles (masculines) régissant un monde professionnel resté masculin.
Ce qu'il y a d'amusant, c'est de constater qu'en matière de discrimination… je dirais "féminine", les Femmes n'ont rien à envier aux mecs.
Pendant que la blonde, voire la brune, pulpeuse sera en première ligne, la boutonneuse à lunette pourra mettre en valeur son aptitude à l'archivage des données d'entreprises; les salons de coiffure "franchisés" continuent d'engager leurs personnels féminin en fonction de critères "officieux" et, toujours dans la coiffure, la jeune femme gérante de son salon n'engagera jamais une employée plus qualifiée qu'elle, et surtout plus jolie.
Une discrimination des femmes trop séduisantes qui serait confirmée par une étude israélienne menée dans les entreprises.
"Si la beauté est connue pour être un facteur de réussite dans la vie professionnelle, elle est aussi un obstacle pour décrocher un job. Deux économistes israéliens ont mené une étude sur la beauté en entreprise. Ils ont répondu à des annonces d'offre d'emploi en envoyant deux types de CV semblables, dont la seule différence portait sur la présence ou non d'une photo. Résultat, les dossiers qui ne comportaient pas de photo ont reçu 22% de plus de réponse que ceux qui avaient la photo d'une femme au physique ordinaire et 30% de plus que ceux des femmes séduisantes.
Seules les directions du personnel internes aux entreprises semblaient plus réticentes vis-à-vis des postulantes séduisantes. Après enquête, ils se sont aperçus que 93% des services de recrutement d'entreprises étaient gérés par des femmes ayant souvent moins de trente ans.
Ils en ont conclu que la jalousie était à l'origine de cette discrimination. Beaucoup se méfient d'un physique avantageux qui représente une concurrence déloyale et trompeuse. A l'inverse, les hommes au physique agréable sont mieux accueillis que les candidats moins bien gâtés par la nature ou d'apparence banale."
Sans que les "Féministes" y trouvent quelque chose à redire…
Plus haut dans les sphères du pouvoir, aucune femme élue au gouvernement n'a remis en cause la pertinence des défilés militaires lors des Fêtes Nationales, d'un hymne national martial ou remodelé un gouvernement en vue d'un changement radical des priorités.
Les rêves ou promesses de "changements" de toutes les candidates s'évaporent dès leur entrée en fonction. Aussi vite que celles de leurs collègues masculins.
Penser "Consensus", préserver la "Collégialité", poursuivre le travail des prédécesseurs.
Qu'il soit "homme" ou "femme" le président du Brésil contraint Raoni au déménagement de sa tribu; A peine cicatrisée, Rachida a quitté la "Maternité" pour retourner au TAF, Condoleeza aurait pu être un immonde salopard, Jacqueline se serait bien acheté un fusil, Merkel ou Thatcher n'ont pas été des modèles de "solidarité". L'Allemande peut encore changer…
Un déploiement intense de temps et d'énergie pour finalement ressembler aux mecs! Vous croyez que j'exagère?! Mesdames essayez de donner des conseils de conduite à celui qui est derrière le volant, et enregistrez les "réponses". A ces messieurs qui font les papas-poules, essayez de donner des conseils à Madame sur la manière de faire la vaisselle ou de s'occuper de l'enfant, et enregistrez les "réponses".
Quand vous aurez vos magnétos, comparez…
Il y a quelques semaines des représentantes de groupe féministe ont descendu en flammes les hommes qui se vantaient de participer aux tâches ménagères, ou ceux qui revendiquaient leur vie d'homme au foyer.
"Ce n'est pas parce qu'ils passent l'aspirateur qu'ils savent faire le ménage";
"Il veut faire le ménage. Mais je dois tout refaire derrière lui parce qu'il ne le fait pas comme moi je le fais";
"C'est bien gentil de faire la lessive, mais ils nous laissent le repassage";
"Ils ne savent même pas quelle pointure chausse leur enfant, et pour acheter des habits c'est pire…"
Ben oui... Les mecs n'ont pas des années de cabines d'essayages derrière eux. Et pour les tailles "enfants", les femmes aussi ont demandé, à leur mère.
Les femmes confient leur appartement à leur conjoint avec le même état esprit qu'un homme prêtant sa voiture à sa femme.
Mais ce qu'il y a de triste dans cette quête absurde d'égalité, c'est qu'une bonne partie de ces femmes qui auront tout fait pour obtenir leur indépendance, en cassant parfois les pieds à leur conjoint pour qu'il comprenne ce besoin vital de se réaliser par soi-même, pour qu'il accepte les décisions qui réclament de vouloir se débrouiller seule face à l'adversité, et bien ces même femmes seront parmi les premières à quitter leur "homme" parce que ce dernier est devenu mou du genou, et ne s'impose plus en tant que "mâle" dans le foyer.
Je ne crois pas qu'une femme puisse s'émanciper et se révéler dans sa nature féminine en adoptant un comportement masculin. Dans cet "exercice", elle risquerait d'y perdre son identité de femme parce que le rôle qu'elle veut endosser est contre-nature.
Si le monde se féminise, ce n'est qu'en apparence, car en fait c'est bien une domination masculine qui se renforce. Malheureusement.
NEMo.
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