Prenez les catastrophes naturelles, au hasard : les débordements du Danube au printemps. D’abord on s’en est soucié jusqu’à la frontière Serbe, après : On s’en fout. Le Danube a connu deux crues du siècle en moins de 12 ans. Et on est qu’en 2013 ! La première c’était la crue du siècle ! La seconde étant plus importante que la précédente, il a bien fallut réfléchir un peu avant de lui trouver un qualificatif vendeur. La seconde crue fut donc classifiée en catégorie: ‘’historique’’… La prochaine sera celle du millénaire, celle d’après sera d’envergure biblique et les journalistes décriront la suivante d’apocalyptique. Ca va en faire des sacs de sable…
En
attendant ces super phénomènes on se contente des : « Pas vu depuis 30 ans » ;
« Le dernier (…) s’est produit en 1921 » en
comptant les morts, les disparus et les sans-abris.
La
présentatrice de « Mise au
point », une émission TV d’actualité de la
RTS Un , a aussi oublié qu’il reste encore
87 ans avant que l’on ne change de siècle. L’un des courts, et derniers sujets
du dimanche 22.09, parlait du rapport du GIEC qui a été remis ces jours à nos
incompétentes autorités politiques (en matière de climat, of course).
La gentille
dame nous a donc appris que, et à cause du réchauffement climatique, la
dernière décennie avait été la plus chaude su siècle. Les experts du climat
nous annoncent une hausse moyenne de la température de l’ordre de 5° max d’ici
la fin de ce siècle. Si l’on réparti cette une hausse sur les 87 ans à venir,
cela nous donne : 0,0575 degré d’élévation de la température par année.
Rassurez-vous
braves amis terriens, le plus dur est fait ! Ouf !
De parler
« climat » cela me fait penser « météo ». Penser à une des
présentatrices de la météo qui se promène dans l’écran de ma TV (toujours sur la
RTS Un ), pour être plus précis. Elle a deux
qualités : Un joli visage et elle passe pile poil entre le côté droit du
panneau des prévisions à 5 jours et le bord droit de ma télé. De profil bien
entendu, parce que si elle était aussi large de face qu’elle est épaisse de
profil, elle pourrait poser sur les affiches contre la faim de la Croix-Rouge Suisse ,
après quelques retouches de couleurs.
L’autre
jour sur les ondes FM, alors que ça s’interrogeait sur nos éventuelles remises
en question concernant nos mode de vie à la Galactus ,
et autres allusions aux économies d’énergies que nous devrions envisager de
faire, j’ai entendu cette petite question, qui doit angoisser Mme Leuthard, qui
demandait si nous pourrions nous passer d’électricité ? La réponse de
l’invité fut négative.
Par contre,
et grâce à l’idée d’un scientifique dont je n’ai pas retenu le nom, des p’tits
génies de la manipulation génétique, aurait trouvé une solution pour remplacer
l’éclairage public énergétivore par un procédé 100% naturel : Intégrer un
certain gène de ‘’ver luisant’’ à celui de nos bons vieux arbres, histoire de
les transformer en lampadaires naturels géants qui s’illumineraient dès la
tombée de la nuit.
Esthétiquement
ça aurait de la gueule des jardins publics luisants, des avenues éclairées par
la végétation. Fini de faire pipi discrètement contre les arbres et les coïts
furtifs derrière le peuplier.
Et pourquoi
pas tout notre mobilier en bois, tant qu’on y est ? Reste plus qu’à
concevoir l’interrupteur à lucioles qui va avec.
Ils
pourraient aussi y mélanger des colorants naturels qui permettraient de
différencier les espèces d’arbres : « Nono,
de quelle couleur est le saule ? ». Au début de l’automne nos
rues seraient recouvertes d’une Nature
morte qu’Eole dessinerait au gré de ses humeurs ; nous marcherions sur
des allées luminescentes en chantant « Billie
Jean… » ; une substance inconnue pourrait se déposer sous nos
semelles et nous laisserions enfin une trace visible de notre passage ;
cette même substance pourrait se diluer les jours de pluies, créant de petits
rus aux couleur de l’arc-en-ciel qui finiront par se déverser dans nos lacs,
puis nos océans. Les poissons deviendraient phosphorescents, puis le Milan
noir, les goélands, puis les requins
blancs, les thons rosés et nos cacas. Ensuite nous deviendrions tout bleu, il
nous pousserait une queue et, attristée de savoir que plus personne ne rêve en
levant les yeux au ciel pendant la nuit Séléné, n’ayant plus rien à éclairer,
s’en irait vers une autre galaxie.
Les gars,
faut que j’arrête Avatar… !
NEMo.
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