mercredi 2 octobre 2013

Un peu d'exagération...

Y sont forts nos journalistes. Y font tout le temps dans l’excès. Il est vrai que s’ils racontaient simplement les faits tels qu’ils sont survenus, les TJs seraient d’un ennui mortel.

Prenez les catastrophes naturelles, au hasard : les débordements du Danube au printemps. D’abord on s’en est soucié jusqu’à la frontière Serbe, après : On s’en fout. Le Danube a connu deux crues du siècle en moins de 12 ans. Et on est qu’en 2013 ! La première c’était la crue du siècle ! La seconde étant plus importante que la précédente, il a bien fallut réfléchir un peu avant de lui trouver un qualificatif vendeur. La seconde crue fut donc classifiée en catégorie: ‘’historique’’… La prochaine sera celle du millénaire, celle d’après sera d’envergure biblique et les journalistes décriront la suivante d’apocalyptique. Ca va en faire des sacs de sable…
En attendant ces super phénomènes on se contente des : « Pas vu depuis 30 ans » ; « Le dernier (…) s’est produit en 1921 »  en comptant les morts, les disparus et les sans-abris.
 
La présentatrice de « Mise au point », une émission TV d’actualité de la RTS Un, a aussi oublié qu’il reste encore 87 ans avant que l’on ne change de siècle. L’un des courts, et derniers sujets du dimanche 22.09, parlait du rapport du GIEC qui a été remis ces jours à nos incompétentes autorités politiques (en matière de climat, of course).
La gentille dame nous a donc appris que, et à cause du réchauffement climatique, la dernière décennie avait été la plus chaude su siècle. Les experts du climat nous annoncent une hausse moyenne de la température de l’ordre de 5° max d’ici la fin de ce siècle. Si l’on réparti cette une hausse sur les 87 ans à venir, cela nous donne : 0,0575 degré d’élévation de la température par année.
Rassurez-vous braves amis terriens, le plus dur est fait ! Ouf !
 
De parler « climat » cela me fait penser « météo ». Penser à une des présentatrices de la météo qui se promène dans l’écran de ma TV (toujours sur la RTS Un), pour être plus précis. Elle a deux qualités : Un joli visage et elle passe pile poil entre le côté droit du panneau des prévisions à 5 jours et le bord droit de ma télé. De profil bien entendu, parce que si elle était aussi large de face qu’elle est épaisse de profil, elle pourrait poser sur les affiches contre la faim de la Croix-Rouge Suisse, après quelques retouches de couleurs.
 
L’autre jour sur les ondes FM, alors que ça s’interrogeait sur nos éventuelles remises en question concernant nos mode de vie à la Galactus, et autres allusions aux économies d’énergies que nous devrions envisager de faire, j’ai entendu cette petite question, qui doit angoisser Mme Leuthard, qui demandait si nous pourrions nous passer d’électricité ? La réponse de l’invité fut négative.
Par contre, et grâce à l’idée d’un scientifique dont je n’ai pas retenu le nom, des p’tits génies de la manipulation génétique, aurait trouvé une solution pour remplacer l’éclairage public énergétivore par un procédé 100% naturel : Intégrer un certain gène de ‘’ver luisant’’ à celui de nos bons vieux arbres, histoire de les transformer en lampadaires naturels géants qui s’illumineraient dès la tombée de la nuit.
Esthétiquement ça aurait de la gueule des jardins publics luisants, des avenues éclairées par la végétation. Fini de faire pipi discrètement contre les arbres et les coïts furtifs derrière le peuplier.
Et pourquoi pas tout notre mobilier en bois, tant qu’on y est ? Reste plus qu’à concevoir l’interrupteur à lucioles qui va avec.
Ils pourraient aussi y mélanger des colorants naturels qui permettraient de différencier les espèces d’arbres : « Nono, de quelle couleur est le saule ? ». Au début de l’automne nos rues seraient recouvertes d’une Nature morte qu’Eole dessinerait au gré de ses humeurs ; nous marcherions sur des allées luminescentes en chantant « Billie Jean… » ; une substance inconnue pourrait se déposer sous nos semelles et nous laisserions enfin une trace visible de notre passage ; cette même substance pourrait se diluer les jours de pluies, créant de petits rus aux couleur de l’arc-en-ciel qui finiront par se déverser dans nos lacs, puis nos océans. Les poissons deviendraient phosphorescents, puis le Milan noir,  les goélands, puis les requins blancs, les thons rosés et nos cacas. Ensuite nous deviendrions tout bleu, il nous pousserait une queue et, attristée de savoir que plus personne ne rêve en levant les yeux au ciel pendant la nuit Séléné, n’ayant plus rien à éclairer, s’en irait vers une autre galaxie.
 
Les gars, faut que j’arrête Avatar… !
 
NEMo.
 

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