lundi 30 juillet 2012

L'Homme rêve d'éternité...

… Mais s'emmerde comme un rat mort dès qu'il pleut un dimanche après-midi.

Le dernier bulletin d'alerte de "Météo France", en prémisse d'un temps qui s'annonçait exécrable, mentionnait: De fortes rafales de vents; de fortes pluies avec possibilité de grêle et des "phénomènes électriques atmosphériques". De bons gros zOrages, quoi!
Des "Phénomènes électriques…" c'est que la prévision météo est devenue une science que l'on souhaite de plus en plus précise, depuis que les stations de surveillances atmosphériques se sont fait avoir par la dernière grosse tempête du siècle (passé, le siècle) et quelques vagues de chaleurs.
Depuis, et grâce à je ne sais combien de capteurs barométriques, de radars, de lasers phosphorants de satellites satellisés et d'autres gadgets lâchés au-dessus de nos têtes, les météorologues peuvent nous informer de l'orientation et la vitesses des vents qui vont nous décoiffer et faire s'écraser les scènes des festivals "plein air"; ils peuvent nous informer, région par région, de la quantité d'eau qui va se déverser sur la terre ferme; ils peuvent modéliser les marées ainsi que le futur débordement de la Seine dans la capitale française, l'organisation des prochains combats de boue féminin, etc…

Connaître le temps qu'il fera dans une semaine, ou dans quelques mois, a toujours occupé l'esprit des hommes qui travaillaient avec la terre. Aujourd'hui, mais pour d'autres raisons moins productives, la prévision "météo" est certainement devenue le second article le plus lu dans les médias écrits quotidiens, et peut-être l'un des rares moments de silence devant le poste de télévision.
Donc pas question pour nos jolies speakerines de résumer la météo de fin de semaine en 6 mots:
"Temps pourri ces quatre prochains jours."
Et c'est fou comme la perspective d'un week-end pluvieux peut foutre en l'air la fin de semaine, dès le mardi.

Les prévisions météos sont ce qu'elles sont depuis toujours: incertaines. D'ailleurs, les annonceurs de pluies nous gratifient depuis quelques temps déjà de "l'indice de fiabilité".
Mais en Suisse nous avons mieux que tous ces indices de fiabilités; nous avons plus efficaces en matière de prédictions de caprices météorologiques: nous avons Martin Horat le Prophète de la météo, comme le présentait "Le Matin" dans son édition du 24 avril de cette année.
Pour celles et ceux qui zappaient temps à autre sur les anciennes TSR, Monsieur Horat est celui qui goûtait la neige sur nos monts en faux-direct-live, et qui encourageait chaque téléspectateur à partir en vacances sur les reliefs immaculés; c'est l'homme qui invitait les touristes à venir profiter d'un manteau neigeux épais, soyeux, de qualité et durable (le temps d'une saison).
Ils sont venus, et quand la neige a fondu, "Bonjour" les détritus.

Ce fameux 24 Avril l'expert mystique nous annonçait un "Été beau et chaud", rajoutant même que "Les dames pourront se balader en bikini jour et nuit". Au final, il me semble que jusqu'à présent, et ce depuis mars, nous n'avons pas enchaîné six jours consécutifs de beau temps sur le bassin lémanique.
N'ayant pas archivé les journées de soleil, je peux me tromper…

Quelques jours plus tôt, le 18 avril, c'était le patron de "Suisse Tourisme" qui s'exprimait en prédisant que la saison estivale serait rude. Mais bon, cela fait depuis la fin de l'automne de l'année passée que M. Jürg Schmid, le patron en question, se plaint des difficultés auxquelles le tourisme helvétique est confronté.
C'est à peu près à la même époque que les relations diplomatiques entre la Suisse et Israël se sont détendues. Facilitant l'accès au "Mur des lamentations".
Par contre, Monsieur Schmid a eu "fin nez" de miser les actions promotionnelles faites à l'étranger sur le thème de l'eau…

Revenons à nos conditions météos assez bizarres de cette année (là, je pense en Suisse). Après un printemps gris et pluvieux, "Météo Suisse" nous avait rassurés en nous disant que les conditions climatiques que nous supportions étaient tout à fait normales pour la saison… Ca c'était les semaines paires. Parce que les semaines impaires, nous étions confrontés occasionnellement à des événements naturels que la Suisse n'avait pas connu depuis 30 ans (je pense essentiellement aux avalanches de fin de saison et à quelques torrents en "furies").

Mais il n'y a pas encore trop à se plaindre dans nos contrées. Nous sommes encore loin des glissements de terrain brésiliens ou des inondations africaines et asiatiques. D'ailleurs les Pékinois ont de l'eau jusqu'à la taille dans certains quartiers de la capitale. Et c'est au tour des Coréens du Nord de goûter aux joies de la montée des eaux, des évacuations massives, des noyés, des disparus et de la destruction de milliers d'hectares de terres cultivables. Et ce après avoir traversé la pire "sécheresse que la péninsule coréenne n'ait jamais enregistré".

Dans le registre du trop chaud: L'Iran a accusé, il y a une quinzaine de jours, l'Occident d'être responsable de la sécheresse qui a sévit dans le pays. Selon M. Hassan Moussavi, le vice-président iranien, "L'Occident influence la situation météorologique avec des moyens technologiques".
Intentionnel ou pas, une vague de chaleur fait suffoquer l'Iran du Sud.

Pas plus tard qu'en début de soirée (du 29.07), des touristes revenant de Turquie m'ont parlé de pic de chaleur atteignant les 51°C du côté de Marmaris.

Autres pics de chaleurs, mais beaucoup plus au Nord cette fois. En Arctique, pendant une période de quatre jours allant du 8 au 12 juillet, la NASA a observé que la fonte des glaces sur la calotte du Groenland était passée de 40 à 97 %.
Rien d'alarmant, de toute façon la disparition des glaces est programmée. Elle arrive juste un peu trop tôt. Mais avant de tirer des conclusions alarmistes, il faut laisser revenir l'hiver. Histoire de voir si ce phénomène est exceptionnel, ou pas. Bref, on est en retard de plusieurs métros et nous ne pouvons plus y faire quoi que cela soit.

Dans le registre "Catastrophe naturelle contrôlable par l'homme", il y a les incendies.
Comme chaque année le Portugal, la France, les Etats-Unis et les autres se relayent pour illuminer les caméras des médias audiovisuels. Des centaines de dizaines de milliers d'hectares partent en fumée à cause de la négligence de l'homme ou l'avarice des promoteurs immobiliers.
Même la Suisse a eu droit à ces phénomènes de "combustions spontanées". Il y en a eu quatre en moins d'une semaine. Le dernier remontant au 26 juillet. Mais rien de comparable avec l'incendie qui a frappé la Catalogne et mobilisé autant de pompiers Français qu'Espagnols. Sauf que les Espagnols avaient une surface à éteindre deux fois plus vaste que leurs homologues, restrictions budgétaires obligent, et que sans l'aide des soldats de feu de la République ils n'y seraient pas parvenus aussi "vite".

Aaaah, si les politiciens avaient le courage, l'abnégation et je ne sais quelles autres qualités des Sapeurs pompiers… Il y aurait eu moins de chance que la crise financière de 2008 devienne la crise sociale de 2012. Vous imaginez Georges Bush, en 2008, allant foutre un pied au cul des dirigeants de "Goldman Sachs" pour qu'ils cessent de foutre le bordel?
Vous imaginez Ospel contraint et forcé de bosser au guichet "Service client" de l'UBS, par la Confédération? Et de même dans chaque pays en difficulté financière:
"T'as foutu la M….?! Eh bien nettoie maintenant!"
Bien sur que non.

Les Etats sont dirigés dans la pénombre par les institutions financières mondiales qui dictent leurs Lois, "élisent" les marionnettes qui siègeront à la plus haute place du pouvoir politique et s'en foutent royalement des miséreux qui sont renvoyés dans les caniveaux.
Les premiers ministres n'ont plus qu'à obéir à la BCE et au FMI pour espérer voir leurs banques nationales renflouées dans le sang des travailleurs, et leur pays rebondir sur le chemin de la croissance.
Les hommes élus par le peuple n'ont pas le pouvoir, ils ne sont que des intermédiaires chargés d'expliquer au peuple "Pourquoi" le vieil homme n'aura plus de retraite, pourquoi la nouveau papa se retrouve au chômage avec des indemnités ridicules, pourquoi les familles verront les aides sociales diminuer, pourquoi le service publique est absent, pourquoi les provinces manquent de pompiers, etc…
Mais la récompense à tous ces sacrifices imposés peut venir d'une simple phrase, comme celle-ci par exemple:
"Il y a une probabilité nulle de défaut de paiement de l'Espagne".
Dixit Madame Myriam Fernandez de Heredia, Directrice des notations souveraines chez S&P, et lue dans le "24 Heures" du  28.04.12.
Les banques auront leurs milliards, le Peuples ses manifestations, les Province appelleront à l'aide, et les futurs nouveaux propriétaires pourront se payer des villas, maisons et appartements à prix bradés.

L'incendie à peine éteint les "pompiers" s'en vont malgré les braseros. Oh, il en reste bien un pour surveiller le site, auquel le chef à laisser un téléphone portable pour donner l'alarme, au cas où…
Au cas où, il réussirait à trouver du "réseau"…

NEMo.

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