dimanche 15 juillet 2012

Des jeux.

Jeu de dupes:
Jeudi (le 12.07), les françaises et les français se sont réveillé-e-s avec la promesse de voir disparaître des dizaines de milliers d'emplois:
PSA, constructeur automobile, moins 8'000 emplois (sans compter les dommages collatéraux engendrés par la fermeture de l'usine d'Aulnay qui promet 3'000 familles au caniveau);
Sanofi, groupe pharma qui a fait 5,7 milliards d'euros de bénefs l'an passé: Entre 1'200 et 2'500 emplois menacés (Libération);
FNTP (Fédération nationale des travaux publics) annonce une destruction de 6'000 emplois pour 2012.
La fédération qui vient de revoir ses prévisions d'activités à la baisse (-3%), parle d'un "risque accru pour 10'000 à 15'000 autres travailleurs si le gouvernement ne prend pas des mesures urgentes" concernant: La concurrence déloyale en provenance des pays du sud de la zone euro, le financement des collectivités locales et une prise de position claire sur le schéma national des infrastructures de transport.

Pour revenir au premier groupe cité, la rumeur courait depuis quelques mois déjà, agitant les esprits syndicalistes. A coup de sombres nouvelles annonçant des baisses de ventes, suivies par d'autres baisses de ventes, entremêlés de crise Européenne et suivies par l'échéance des aides gouvernementales, les ouvriers de la Société concernée pouvaient imaginer, sans trop de problèmes, par quel conduit ils allaient être évacués…
Ce qui faisait la fierté d'un mini-Sarko soit: Une voiture française, construite sur sol Français avec l'argent des contribuables Français, devient le premier cauchemar d'un Hollande pas beaucoup plus grand.
De leur côté,  les salariés attendaient avec anxiété le début des vacances, période propice pendant laquelle les différents groupes de Direction balancent les (très) mauvaises nouvelles.

Les défilés des Syndicats n'y changeront pas grand-chose, car les délesteurs de vies humaines ont déjà anticipé tout ce qui pouvait l'être. L'appel à la solidarité entrepreneuriale fut décidé, et accordé, bien avant que Monsieur Varin ne perturbe le monde social Français. Comprenez par là que des entreprises comme EADS, Safran Engineering, ou encore la SNCF, qui aujourd'hui se présentent en chevaliers sauveurs de l'emploi, en reprenant des employés indésirables chez PSA (employés spécialisés, il faut le préciser), furent contactées avant ce sombre jeudi de juillet (entendu sur France Info).
Au final, les tergiversations futures n'auront comme autres objectifs réels que de préserver les finances de PSA (inclus les 200 millions de dividendes pour les actionnaires), et de ne pas faire perdre la face aux acteurs politiques et sociaux. Une sorte de "Win-win" odieux qui "scellera" le destin de milliers de familles françaises.

Jeu, set et match. Pour PSA en dessus, pour R.F. en dessous

Un peu plus de légèreté...
Quatre jours plus tôt (le 08.07), c'est un autre personnage qui provoque un séisme. Mais dans le monde du tennis cette fois.
Roger Federer a gagné son septième tournoi de Wimbledon, et redevient le numéro UN mondial du tennis. Pour 75 petits points…
"Le Maître est de retour". Dès à présent, chers amis tennismen, devenez humble car vous vous battrez pour deuxième place…
L'"histoire du tennis se réécrit". Avant vous n'étiez qu'une bande de "pongistes" debout sur la table. Grâce à Rodgeur le tennis prend une autre dimension. Tiens… si, en son honneur nous reprenions la première lettre de son patronyme pour décrire l'art qu'il pratique. Le tennis deviendrait le Fennis, et toutes celles et tous ceux qui voudraient copier le Maître, devront s'appliquer au Fennistyle.
Sir Federer, ze King of Wimbledon, le seul homme qui sait, qui peut remettre son survête AVANT que les officiels ne décident d'interrompre la rencontre (demi-finale contre Djokovic)…
Federer, l'ultra-samouraï moderne qui lamine ses adversaires par des coups nets, tranchants et imparables; le guerrier ultime qui transcende la douleur, avec l'aide de son "Guérisseur", pour (re)venir se défaire de son adversaire (1/4 finale contre Malisse).
Un Guérisseur mystique qui requinque le démiurge en trois minutes, avant qu'il ne devienne un dieu 20 minutes plus tard.
Si tous nos praticiens n'avaient que la moitié du talent de ce "Doc", nos assureurs-maladies feraient faillites…

Roger de Bâle, icône des balles jaunes, régnant sur son Univers.
Le Héros que tout le monde tutoie, dans le journal; celui qui d'un revers exploserait les pommes de "Guillaume Tell", le porte-drapeau des valeurs Suisses et de l'assurance Nationale.

Bon… Il est vrai que le personnage joue bien au Tennis. Mais de là à allumer un cierge à chaque jeu gagné, et foutre le feu à l'église en cas de victoire… Un peu d'humilité quand même, on n'est pas au Portugal...
Ceci d'autant plus que Serena Williams, qui a gagné Wimbledon de son côté, finit le tournoi avec un joli record en poche: 102 aces passés pendant la compète, soit un moyenne de 17 aces par rencontres! Ce qui en fait la meilleure du tournoi, hommes femmes confondus.

Ah oui, encore une petite question: Comment fait-on pour que des enfants de trois ans se tiennent tranquilles pendant plus de trois heures sans "velcro" ni "valium"?

NEMo.

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