dimanche 19 août 2012

"Destination Finale"

Il paraît qu'il a eu une augmentation des décès en Suisse, plus précisément dans le canton de Vaud.
Comparé aux chiffres de 2011: Plus 18,5% sur le premier trimestre de cette année.
De quoi faire "bondir le spécialiste de l'Office fédéral de la statistique", selon le "24 Heures" du 15 Août.
Un spécialiste qui promet d'investiguer, avec l'aide des médecins cantonaux, sur cette "mystérieuse explosion du nombre des décès", et d'apporter une explication rationnelle, avec preuves scientifiques à l'appui. Cette fameuse enquête des experts semble s'orienter vers des causes météorologiques (grand froid), ou démographiques (trop de personnes âgées). La grippe ayant été rayée des causes probables.
En gros, le genre d'explications qui nécessitent une investigation, sommes toutes assez superficielle, et qui satisferont tout le monde.

En attendant, les différents experts du sujet se veulent rassurant en nous informant que:
1°: Ce pic de mortalité ne s'était pas confirmé au mois d'Avril, et que
2°: Il faut attendre le décompte final 2012 pour savoir si le nombre des décès rentre dans la moyenne annuelle Suisse (les Pompes funèbres générales supposant que l'augmentation de décès du début de l'année sera compensée par une baisse d'activité en fin d'année).
Un peu comme si 1'602 Vaudois avaient décidé de mourir en début d'année, histoire de ne pas contrarier leurs proches pendant les grandes vacances ou les Fêtes de Noël.

Le quotidien Romand révèle aussi une forte inégalité entre les habitants du canton (Vaud) "face à cette progression qui atteint 33% dans l'Est Vaudois, 20,5% dans le Nord Vaudois, 16% à Lausanne et 2,9% à La Côte".

Sur Vevey et sa région, aux portes de l'Est Vaudois, la rubrique nécro du quotidien est majoritairement occupée par des personnes nées entre 1910 et 1940, avec une prédominance féminine de 1910 à 1927-30. Décès de vieillesses, naturels. Logique, rationnel peut-être, confirmé par les stats. Les femmes vivraient plus longtemps que les hommes.
De 1940 à 1970, et ce de manière plus générale, les maladies cruelles, et parfois longues, prennent le relais au sommet du palmarès de la mortalité.

Sur la pointe des pieds, je dirais que décéder de maladie pourrait être une sorte de "fatalité" qui nous confronte à une défaillance de l'organisme contre laquelle nous ne pouvons pas faire grand-chose.
Les sciences de la médecine (re)cherchent bien les armes pour combattre notre "ennemi de l'intérieur", mais ne semblent pas concernées par l'ennemi de l'extérieur, celui qui nous empoisonne.
Taper sur les clopes, les sodas, le Mac Do, etc… est facile, tant l'enseigne lumineuse se voit de loin.
Nous encourager à manger 5 fruits et légumes par jour aussi.
Sauf que quand on voit les effets sur notre environnement des merdes que l'agrochimie produits, cette  sage "consigne" pourrait bien cacher un comportement assassin. D'autant plus que l'Agrochimie (Syngenta, Monsanto) possède plus de la moitié des variétés de légumes.
[Prenez bêtement une tomate (62% des variétés détenus par les grands groupes).
"Une tomate achetée en Suisse est à 50% importée et souvent issue d'une semence qui provient d'un laboratoire et détenue par celui-ci; 50% produite en Suisse, mais souvent issue de semences européennes, elles-mêmes détenues par des laboratoires, même lorsqu'elle est bio". 24 Heures du 14 Août.
Porte-parole de la Coop, complice de l'industrie agrochimique, Denise Stalder dira:
"Le commerce de détail n'a pas à donner d'instructions sur le choix des semences (hybrides ou non)."
"Migros" n'est pas "M"eilleur et refile la responsabilité du choix des plants sur le cultivateur.]

Un peu sur le même sujet "agrochimique", j'ai un pote qui prétend que tous les additifs et exhausteurs-conservateurs de goûts seraient des substances toxiques que la chimie officielle ne peut plus déverser librement dans la Nature. Du coup, ils (les chimistes) seraient allés voir British Tobacco, Philip Morris, Coca Cola, Nestlé, Hollywood (les chewing-gums), tous ceux qui font dans l'alimentaire, pour voir s'il n'y avait pas possibilité de glisser leurs merdes dans notre alimentation quotidienne. Si ça se trouve, le désherbant bio seraient de l'"Agent orange". A toute petite dose bien sur. Tiré par les cheveux…?

Mais revenons à nos chers défunts Romands, et faisons un tour dans l'irrationnel…
Sur la gauche de Vevey, dans une plaine du Rhône qui finit près de Villeneuve après avoir commencé loin dans le Valais, il y a une usine de déchets incinérables, de hautes cheminées qui flambent et qui fument "non-stop", il y a les cuves à Tamoil, il y a une zone à assainir vers Monthey, tout plein de vignobles à flan de montagnes et une quantité impressionnante de pollueurs en tout genre; aux pieds de Vevey il y a un magnifique lac qui abrite des organismes résistants aux antibiotiques et des perches qui font de délicieux filets; à droite, vers Lausanne, les sources de pollutions bactériennes (CHUV, proprios vivant dans le nord de la capitale olympique) et, plus loin, une vieille centrale nucléaire emmurée qui fuit en toute sécurité; et au nord de Vevey (à Châtel-St-Denis) il y a une décharge qui contemple de haut la veveyse, notre rivière locale.
Lausanne, Vevey et Montreux sont également des villes dans lesquelles les voitures s'entassent de plus en plus, sans pouvoir circuler "librement".

Maintenant pour savoir laquelle de toutes ces particules toxiques, que nous inhalons quotidiennement, est à l'origine du cancer de mon poumon droit, de la baisse de production des petits spermatozoïdes chez l'homme, d'une mortalité infantile et périnatale supérieur chez les petits garçons, qu'environ 58% des enfants de 0 à 14 qui sont décédés de suite d'une "tumeur" (de 2000 à 2009) sont des garçons, des problèmes respiratoires de la populace, bref de nos problèmes de santé, c'est "Mission impossible". Même pour Ethan Hunt.

Qu'est-ce qui fait que le mélanome de la peau est en forte augmentation en Romandie, et qu'il se développe plus rapidement chez la femme, "jeune" de préférence, mais est plus mortel pour l'homme ?
Il fait beau, il fait chaud. Une bonne partie des citadin-e-s se rue sur les quais, dans les piscines ou piquent une tête dans le Léman.
Le Soleil n'est pas forcément notre ami, les crèmes solaires non plus aux dernières nouvelles.
Vous allez vous baigner dans un bassin chloré recouvert d'une substance protectrice d'indice 50. Ce n'est pas parce que sur le tube il est écrit: "Résiste à l'eau", qu'une partie de votre lotion solaire ne finit pas dans la piscine. Comment interagit-elle avec le chlore? Que se passe-t-il quand se mélange marine sous un soleil caniculaire et que le petit neveu boit la tasse derrière…?
Si je dis que personne ne le sait, je ne me trompe pas de beaucoup.
Peut-être mourra-t-il dans 50 ans d'un cancer dont nul corps médical n'en connaîtra l'origine… ou pas.

Une approche d'investigation encore plus ouf pour expliquer cette ruée hivernale sur les cercueils:
La crise qui s'additionne aux sombres prévisions de l'économie mondiale qui s'ajoute aux pleurs du patron de "Suisse Tourisme" qui se multiplie par le nombre de morts en Syrie que renforce le fonte des glaciers polaires et l'asphyxie des océans, avec, cerise sur le gâteau, l'événement cosmique de décembre prochain en ligne de mire, tout cela vient à bout des organisme déjà fragilisés par je ne sais quelle maladie…
Ce qui pourrait donner, en version ouf misanthrope asocial au cœur de glace:
"Ils se prennent pour qui ces m'as-tu vu? Peuvent pas attendre encore 124 jours pour claquer avec les autres? Ca leur coûterait moins cher."

En Suisse la majorité de la population meure de mort naturelle, officiellement. Quel besoin dès lors d'en faire un article dans le "24 Heures", vu que les conclusions des enquêteurs seront naturellement "Naturelles", si ce n'est pour inquiéter pour rien ces braves gens qui transpirent sur leur lieu de travail, animer les palabres de ces braves gens qui transpirent sur la terrasse du Pub, ou encore enquiquiner les petits blogueurs, un dimanche après-midi, pendant que le p'tit dernier fait sa sieste…?
Peut-être parce que ça marche...

Bon, j'vais me changer les idées avec un "Ghost Rider 2"

NEMo.

jeudi 16 août 2012

Tous liés.

Sans individus pas de familles de clans ou d'ethnies; pas de groupes, pas de partisans encore moins de "partis"; pas de "XV" de France de "Harlem Globe Trotters" pas de "Swiss tennis" pas de foot ou de J.O.; pas de villes de cantons de provinces et de nations.
Inversement Ghandi, Martin L. King, Mendela, JFK, la dame Birmane, Desmond Tutu, et les autres, n'auraient pas pu faire grand-chose sans un soutien collectif de la classe sociale qu'ils, ou elles, défendaient; ou encore un Andy Murray porté par une foule en pleine effervescence qui surclassera celui qui pensait que l'on ne pouvait pas jouer beaucoup mieux que lui.
Et pourquoi pas encore un "Robinson" qui ne deviendra célèbre que le jour où il pourra rentrer chez lui, et raconter ses aventures.
Sans Roi, pas de Royaume; Et quand les choses vont vraiment mal, sans révoltés, sans indignés, pas de nouveau Roi, ou de nouveau gouvernement.

Sans enfants pour partir à la cueillette des fèves de cacao en Côte d'Ivoire, ou ailleurs, pas de plaques de chocolats dans les rayons de nos supermarchés ou en poudre pour le "p'tit dèje"; sans des "ouvriers" payés au lance-pierres dans de lointaines contrées exotiques pas de petites capsules "Nespresso" à faire péter dans la salle à manger; sans les petites mains asiatiques pas d'iPhone, d'ordis portables ou autres gadgets électroniques inutiles.
Vous pourriez me dire que sans nos addictions de consommateurs ces pauvres gens n'auraient pas d'argent pour vivre. Défendable, vu que ça marche dans les deux sens. Mais je pense que sans "nous" pour les piller, ils pourraient beaucoup mieux profiter de leurs ressources naturelles.

Sans passagers, pas de trains de bus ou de taxis, qui ne peuvent se déplacer sans conducteurs.
Pas de vendeuses-caissières à la Migros, à la Coop, chez Manor ou Denner? Pas de remplissage dans les rayons.
Sans ouvriers qui construisent des camions et de chauffeurs pour les conduire...?
Pas de transports de marchandises, pas de nourritures, pas de vêtements. Et moins de pollutions au passage.

Les gargantuesques sociétés multinationales ont entre leurs mains les clés d'un gigantesque système qu'ils utilisent pour anesthésier notre Conscience.
En nous permettant d'accéder, moyennant finance of course, à n'importe quels biens de consommation et, en maintenant leurs échoppes toujours pleines à craquer de produits divers et variés, nous finissons par croire que la profusion des "richesses" est une fatalité à laquelle le consommateur occidental ne peut échapper et que tout cela se crée ex-nihilo.
A un point tel, qu'une bonne partie des consommateurs ne sont plus à même de comprendre, ni même d'accepter, que les produits qu'ils ont décidé d'acheter, parce que le publicitaire fait très bien son job, viennent à manquer.

Une des tendances écologistes de ces dernières années fut de calculer le "bilan carbone" pour chaque produit que nous consommons.
Certaines personnes ont décidé, pour des raisons qui leurs sont propres, de ne plus acheter de denrées ayant pris l'avion, d'objets manufacturés "Made in China" ou les pays d'à côté, ou simplement de promouvoir l'économie de proximité. C'est bien.

Dans le dernier cas, le "Consommons local", nous pourrions y voir une sorte de re-éveil d'une conscience qui nous dit que nous sommes tous liés les uns aux autres, que notre devenir est interdépendant du devenir de celles et ceux qui nous entourent, que notre pseudo "liberté individuelle" chérie ne peut s'exprimer qu'en joignant notre propre Réalité à celle des femmes et des hommes qui nous accompagnent sur le Chemin de la Vie, volontairement, accidentellement, temporairement ou non.
Ce lien est impossible à visualiser et difficilement concevable quand tout va bien, que tout "roule" ou tout "baigne".
Pourtant le moindre de nos gestes peut avoir des "répercussions" qui vont au delà des limites invisibles de notre ville, de notre canton, et même de notre pays. Maintenant si je décide de péter dans mon bain pour en faire un jacuzzi, cela ne modifiera en rien la vie de l'indien qui vit dans sa forêt en Papouasie.
Faut pas trop déconner non plus.
Affabulations de fan de "Sci-Fi", d'adepte de la "Théorie du Chaos" ou de l'effet "Papillon"? Pas sur…

Il y a une semaine, le Soleil qui encourageait à la générosité, et entretenait la bonne humeur, ne brillait plus assez fort dans le cœur d'une personne. Une personne qui, pour des raisons que seuls ses proches pourront découvrir, a choisi d'augmenter le chiffre des "Accidents de personnes" dans les stats des CFF (notre transporteur ferroviaire national).
Ce geste dramatique forcera un train "Intercity" à stopper sa course dans une petite gare de "banlieue";
Le conducteur du convoi sera remplacé par un collègue, et devra rentrer auprès des siens avec l'image de "son" train passant sur le corps d'un être humain;
Des centaines de passagers devront quitter prématurément leur moyen de transport pour rejoindre un arrêt de bus qui se trouve non loin, tandis que d'autres, coincés dans un train à l'arrêt sur un pont, patienteront une heure et demi avant de pouvoir quitter leur wagon.

La capacité de transport de passagers des trolleybus locaux, qui passent toutes les dix minutes, est loin d'égaler l'efficacité d'UN seul train. Les premiers retards se font sentir.
Chez les CFF, il est décidé d'utiliser la voie "libre" pour faire passer les trains en alternance à côté de la zone maudite.
La défectuosité d'un aiguillage dans la gare principale la plus proche rendra cette solution impossible et bloquera tout le trafic ferroviaire. Le Chablais Vaudois ainsi que le Valais seront coupés de la Romandie.
Les centaines de passagers, dont une bonne partie patiente dans des gares de "campagne" sans réelles infrastructures, se multiplient par 3, 5, 10…
Les retards s'accentuent, la pagaille s'installe, les CFF restent muets.

Les transports publics régionaux et certains caristes sont appelés en renfort.
Les conjoint-e-s et ami-e-s aussi. Perturbation du programme "familial" et jour de congé écourté.
Les voitures s'entassent aux alentours des gares. Pour faciliter les choses, les accès autoroutiers de Villeneuve sont fermés pour cause de travaux, alors que 300 personnes patientent dans la petite gare de la petite ville du bout du lac.
Maintenus dans l'ignorance, les passagers se regardent, se reconnaissent, se parlent. Le covoiturage s'organise. Les taxis sont pris d'assaut.
Toutes les solutions deviennent bonnes pour rentrer chez soi. Y compris de payer 300 francs pour faire Montreux- Sion.
Quant aux voyageurs désirant se rendre dans la capitale valaisanne depuis Lausanne, il leurs sera proposé de faire un détour par… Berne.

D'autres voyageurs ne pourront rejoindre l'aéroport de Genève à temps pour prendre cet avion qui devait les emmener en vacances, ou simplement les ramener à la maison.
Les retards s'exportent.
Le samedi suivant, la porte de la petite église anglicane située à une cinquantaine de mètres du lieu du drame, sera exceptionnellement ouverte. Pour que ceux qui le désireraient puissent allumer un cierge.

Même si les japonais sont debout à cette heure là et qu'il neige en Afrique du Sud, tous nos Destins sont reliés. Dès lors, ne pourrions-nous pas "ralentir" et regarder celles et ceux qui nous entourent? Ne pourrions-nous pas "prendre soin" de celles et ceux qui avancent en même temps que nous?
Ne pourrions-nous pas nous arrêter pour écouter celles et ceux qui ont des souffrances, des doutes, des peines à exprimer?

Plus en amont de ce geste désespéré, quelle est la succession d'"événements" qui a conduit un être Humain vers cette fatalité? Quel en est l'élément déclencheur? Ces réponses ne m'appartiennent pas.
D'un autre côté, je peux m'interroger sur la "richesse" humaine de notre société, sur ses valeurs fondamentales, sur sa capacité à éprouver l'amour et de la compassion envers tous ces compagnons de routes que nous rencontrons jours après jours.
Je ne suis pas entrain de dire que nous devrions nous transformer en une espèce de bipède lèche-cul et condescendant, mais juste que nous pourrions relâcher ces poings dans nos "poches" et relever la tête pour "voir", avec notre cœur, toutes ces créatures pensantes qui recouvrent la surface de notre magnifique planète, et de leurs montrer que nous ne sommes plus indifférent à leur destinée, à Notre Destinée.

NEMo.

lundi 13 août 2012

Meilleurs que jadis.

Il y a quelques jours, un quotidien gratuit révélait qu'en Suisse "la consommation d'alcool (s'était) divisée par deux en 125 ans"… Cool.
Nous pouvions également lire que sur une période moins longue (2 ans), les Suisses boiraient moins de vin mais plus de bière, tandis que les classiques du spiritueux resteraient stables.
Un poil paradoxal au vu des dernières restrictions à la vente des alcools, et des divers articles parlant de consommation à la "hausse".
Ouais, mais c'était pour parler des djeuns.
Bien sur…
Alors toutes ces mesures ne viseraient essentiellement qu'à protéger notre jeunesse du coma éthylique et les "plans" verticaux de leurs urines fétides, les contrôleurs des trains de toutes sortes d'agressions, les gazelles prépubères d'échapper au viol collectif qu'incite leur tenue, les taximen des clients sans le sou et des vomissures dans les voitures, les techniciens de surfaces du nettoyage des flaques à grumeaux, etc, etc…

Ces jours, la "Coop" fait promo sur la "Feld" en refilant ces bons vieux sacs "réfrigérants" bleus à l'achat de je ne sais combien de dix-packs. Cadeau-bonus: un bon à faire valoir sur l'achat de barback pour la grillade (ben oui, faut bien consommer tous ces petits veaux de vaches laitières envoyer aux abattoirs).
Sur le petit stand érigé pour l'occasion sur la droite d'une montagne de bière, un petit panneau (A4) avertissait, en trois langues, que "Feldschlossen ne vendait pas d'alcool (de bières) aux jeunes de moins de 16 ans".
C'est vrai, mais "Feld" (et il n'est pas le seul) n'a rien contre le fait que ces mêmes jeunes consomment avant 16 ans.
Si papa-maman ne savent pas éduquer leurs rejetons ou se faire respecter, je vous le dis:
"Ne buvez pas avant 16 ou 18 ans, mais rattrapez-vous après".
Parce qu'un jeune qui boit fout le bordel et dérange les braves citoyens qui essayent de se reposer après une semaine de dur labeur, tandis qu'un quadra récidiviste peut tuer quelqu'un après un contresens sur l'autoroute et donner du boulot au dépanneur, aux services de secours, aux carrossiers, aux pompes funèbres, fait débiter des arbres pour les cercueils. Bref le vieil ivrogne fait gonfler le PIB local.

Revenons à notre sujet: consommation d'alcool divisée par deux en 125 ans.
Avant d'aller engueuler le patriarche qui sèche au "mouroir" du coin pour l'héritage génétique alcoolisé de son ivrogne invertébré de père qui encouragerait, de nos jours,  notre addiction à la picole, il faut savoir qu'aux alentours de 1900 "Fust" ne vendait pas de frigos et que "Coca Cola" n'existait pas.
Ce qui voudrait bien dire que pour se désaltérer, nos ancêtres n'avaient guère le choix entre de l'eau, du thé, du lait et de l'alcool (vin inclus).
Si au tout début du siècle passé Jean Robert de la Fougères était sevré au "Rouge" des Monts de la Luzerne, le degré d'alcool de son biberon était à peu près deux fois moins "fort" que nos piquettes actuelles (parole de viticole).
Nous consommerions deux fois moins d'alcools deux fois plus alcoolisés.
Sage le Suisse, hein…!?
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A San Sisto la direction de Perugina, une entreprise du groupe Nestlé qui fabrique des chocolats à l'Italienne, a proposé un deal à ses employés père de famille:
Vous baissez votre temps de travail de 40 à 30 heures hebdomadaire, et nous offrons uns place d'apprentissage à vos enfants.
Le syndicat du coin crie bien sur au scandale, et à la honteuse manipulation qui n'a comme unique objectif que de faire économiser du fric à l'entreprise. Possible.
D'un autre côté, on peut essayer de se dire que le "sacrifice" des pères pourrait permettre à l'entreprise de traverser cette période de crise et offrirait à leurs enfants un job assuré quand les beaux jours reviendront. Mais tout cela n'est que petite spéculation, j'en conviens.
Cependant, cette manière de faire n'est pas nouvelle. Elle se pratiquait il y a bien longtemps au pays du "Soleil Levant", à une époque de samouraïs, et a disparu (si elle a vraiment disparue) que récemment.
Quand un Roi ou un "chef d'entreprise" engageait un "servant" ou un ouvrier, il engageait également la descendance de celui-ci. Un contrat à vie n'ayant comme seule et unique échéance la mort du "boss", sauf si le "boss" en question avait un héritier.

Que cette pratique "fonctionne" depuis quelques siècles n'est pas une preuve en soi que les Japonais ont trouvé la solution qui leur a permis d'être aujourd'hui dans le trio de tête des économies mondiales les plus florissantes, parce que cela implique une obéissance quasi sans failles de la part des subalternes, une soumission à une hiérarchie ma foi très verticale, mais aussi un sens de l'honneur et une abnégation presque totale qui ne laisse aucune place à l'ego.
De son côté, le soumis, le servant, savait que celui qui lui est supérieur fera de sorte qu'il ne manque de rien. "Un bon Roi est un Roi dont le  peuple est heureux", disait en son temps un vieux sage Chinois.

Toujours dans la catégorie "vieux penseurs morts depuis longtemps" il y en a un, que je vais nommer Ariplatocratès parce que je ne sais plus duquel il s'agit, qui fit remarquer que la jeunesse d'il y a bien 25 siècle en arrière n'avait plu de respect pour leurs aînés…
J'ai même lu, au début juillet et toujours dans notre référence journalistique Romande orange que l'injure serait une "Preuve d'évolution" et une sorte de patrimoine culturel qui se transmet de manière orale en se modernisant bien entendu.
L'"Ignoble bâtard de câtin péripatéticienne à la cuisse légère" devenant un simple "Fils de pute".
Elle est pas belle l'évolution…?
Le temps passe, les chiots continuent d'aboyer.
[Mini Blind test. Qui a dit:
"Nom de dieu de putain de bordel de merde de saloperie de connard d'enculer de ta mère" ?]

Les historiens nous racontent depuis longtemps les guerres, les famines et les crises qui ont jalonnés le développement de nos civilisations, sans que cela n'empêche les guerres et les famines de se produire à notre époque.
Les pros de la finance ont pu étudier les krachs boursiers et autres crises financières d'antan, et même les enseigner dans des salles de cours, sans que cela n'empêche notre crise financière actuelle d'entrer dans sa sixième année "d'existence", et que des solutions probantes soient mises en œuvre.
Des mesures d'austérités sont décidées pour que les banques soient renflouées.
La population manifeste. Mais ils seront deux fois moins nombreux dans les villes espagnoles à crier leur colère contre leur gouvernement, que celles et ceux qui fêteront la victoire de la Roja à l'Euro 2012…
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Théodore Roosevelt premier président des USA du XXe siècle fut également un fervent défenseur de l'environnement. Il fut le créateur des parcs nationaux américains et eut l'intuition, sans avoir accès à toutes nos technologies modernes, que les ressources naturelles de notre biosphère n'étaient pas illimitées.
J.F.K signa dans les années 1960 des décrets pour la protection de certaines espèces en voie de disparition et pour le contrôle de la pollution des cours d'eau; quelques années plus tard, Jimmy Carter fit installer des panneaux solaires sur le toit de la Maison Blanche et rêvait d'une Amérique alimentée par des énergies renouvelables.
Aujourd'hui le Groenland fond beaucoup trop vite et les superordinateurs modélisent la montées des eaux, prévoient l'augmentation de l'intensité et du nombre des phénomènes naturels, estiment le nombre de populations qui seront obligées de migrer et calculent les degrés de pollution dans notre biosphère et les coûts financiers du réchauffement climatique.

Tout ce temps, toutes ces connaissances tout ce savoir pour en arriver là. Quel gâchis…

"Par son courage, sa force et à l'aide de Mjolnir, Thor vainquit Jörgmungandr le serpent de Midgard qui menaçait de détruire la Terre. Peu avant sa défaite, le serpent parvint à injecter son venin dans le corps du Dieu Tonnerre.
Puis Jörgmungandr s'écroula.
Avant de périr et de rejoindre le Walhalla, la légende raconte que Thor fit neuf pas en arrière. Des pas de géant."
J'ai entendu parler de ce mammouth qui aurait été retrouvé congelé alors qu'il avait encore de la nourriture dans la gueule; il y a une bonne quinzaine de jours, des femmes et des hommes qui aiment jouer dans la terre et dépoussiérer les vieilles pierres, ont découvert des fossiles de couples de tortues vieux de 47 millions d'années.
La particularité de cette découverte est que ces couples étaient figés en plein coït.
"Nous suggérons que les tortues ont commencé à copuler dans des eaux de surfaces habitables et ont péri durant leur étreinte fatale lorsque leur peau a commencé à absorber des substances toxiques" contenues au fond d'un lac.
Du coup cela me fait penser à un souhait: Mourir en plein acte sexuel et me retrouver figé dans une posture qui laisserait perplexe les archéologues dans 47 millions d'années.
C'est toujours mieux que de se retrouver avachi et momifier sur une table de Mac Do, non?

NEMo.

dimanche 5 août 2012

Le jour de LA médaille

Par mon pote Taufik.

"Avec le fédéré, la Suisse peut rêver d'or"
Inch Allah.

C'était dit sur l'affiche du journal de le 24 Heures chrono.
Avec la crise on est tous niqué. Ya plus di bijoux, di cailloux, di colliers en or à voler;
Ya plus d'clients dans la boutique, pourtant j'fais les meilleurs prix de la Suisse toute entière à la reprise des petits bibelots de la famille.
"J'achète votre Or à meilleur prix"

Alors j'y fais tous les jours une petite prière à la Mosquée pour que les sportifs de la Suisse y ramènent de quoi faire reprendre les affaires.

Mon frère Béchir, il adore votre Rodgeur:
" Djéro ? Cé tro d'la balle kan y fai le nissté avec la Ketra.
Kan il lanceba D Scuds sur le yagegris, sa beton juste du bon téco. Le Djéro sai ouf kom il è Magic, sai le Zizou du nissté!
Le Passing short en kou fran droit splaïcé, le revert de la mort, ou le lob temporale kan tu sai pa si la balle va redessendre.
L'otre Raymu, sur ma vie d'ma reum, y va lui gleuré son ka lo Djéro en 3 tan  2 mouve.
Y va l'enrumé!
L'albinos y sra seul dan l'océan d'la solitude o fon d'la cour. Et les Suisses aura leur First daillmé."

Non Béchir. La première médaille de l'or de la Suisse, c'est Nicola Spirig, une femme, qui a gagné le triathlon.
"Té ouf couse!? Ton triathlèticum cè une tikbou à Nike. Et cé ki l'otre taspé?!?"
"Arrète couse, tu m vénère. La Vérité. La meilleure du monde de l'univers o tritruc cè Rachida la meuf à Farid. L va à la cinepi à pié et revien à vélo. 2 foi par jour même. Nicola, Nicola...Y fai mieu l'otre eunuque…?"

Faut l'excuser. Pour lui il n'y a que le Fédéré dans le sport de la Suisse. Les autres sont là-bas que pour lui faire la compagnie, lui servir le Thé, lui faire le petit massage de la relaxation qui détend, lui plier ses jolis polos rouge de la Suisse à croix blanche... Parce que la première médaille de l'or qui brille, c'est le Rodgeur qui l'a gagné "Nonobstant celle de Roger Federer en tennis, déjà acquise mais pas encore officielle" comme il dise sur la page de le 24 heures chrono sur l'internet de l'ordinateur.

La médaille de l'or de l'olympique pour le Fédéré faut lui dédier un chapitre dans la Bible, en plus de tous ce qu'il a déjà gagné. Des vases, des jarres, des plateaux, des trucs art-déco, il peut ouvrir boutique à la Médina.

J'ai lu que c'était dit que la Suisse voulait un autre hymne national..?
"Quand le Roger, dans toutes les cours,
Envoie des balles sans retour…"
C'est un bon début de commencement, non?

Taufik.

samedi 4 août 2012

Désillusion Nationale

Un Brunch à la montagne dans un chalet d'alpage, ou presque. "Presque" parce que la famille de paysan-producteur qui tient une petite exploitation sur le bord du col du Pillon, à un jet de pierre de la télécabine "Glacier 3000" aux Diablerets, a loué un chalet 200 mètres plus haut pour recevoir leurs convives, et leur offrir un brunch-diner-dégustation des produits du terroir de fabrications artisanales, tout ça dans un panorama simple et juste beau.
Des vaches minuscules sur l'alpage d'en-face au sommet d'une montagne verdoyante parsemée de roches blanches; tandis qu'une Nature plus rude plus, abrupte, plus puissante nous surplombe. Pas un nuage à l'horizon. Le vent qui semble remonter de la vallée amène une fraîcheur bienvenue atténuant la chaleur d'un soleil qui nous éclaire de toute sa générosité.
Alors que nous passons à "table", des planeurs surgissent par-dessus les reliefs qui nous entourent, faisant parfois disparaître leur fuselage effilé dans le bleu de ce ciel d'été.
Pour la mise en bouche des premiers arrivés: Lard, viande séchée, bâton de berger régional, beurre, miel, confitures, fromages, tome, bircher, et bien sur le pain, le tout à discrétion et accompagné d'un petit apéro léger assuré par un petit blanc de Savièse.
Pour ceux qui auront un peu de "retard": Saucisson, saucisse au chou, jambonneau, salade de pommes-de-terre ou de carottes pour le plat principal, à gogo cela va de soi, et meringues à la crème en dessert.
Pas de château gonflable pour les enfants, juste une marelle représentée sur un tapis estampillé "Thomy", une musique de la "montagne" en ambiance, et une toile bleue pliable qui nous protège de l'insolation, le seul "élément" qui, en plus des iPhones immortalisant le panorama, nous rappelle la modernité que nous avons laissé dans la vallée.

Un petit groupe, de Blonay ou St-Légier, fièrement uniformisé par leur T-Shirt rouge à croix blanche portant un logo d'une assoce sportive Suisse derrière nous; du Suisse-Allemand plus loin; un couple anglo-russe avec leur fille accompagné d'une "guide" et de son copain à notre table.
Il est surprenant d'entendre avec quelle aisance les femmes Slaves jonglent avec les idiomes.
Trois femmes et deux hommes parlant très bien l'anglais pour que le mari, et le copain, puissent suivre et participer aux discussions. Eloignez les "hommes", le Russes s'installe aussitôt. Dès que ceux-ci se retrouvent à trois mètres du groupe, le langage change. Le sujet de discussion aussi.
Les derniers achats en Russes deviennent la beauté du paysage en anglais, sans reprendre la respiration.

Bref, c'est un détail. Parce que le plus important étant quand même de passer un bon moment presque loin de tout, dans une ambiance presque traditionnelle, pour la fête presque Nationale du premier Août.
Dommage de redescendre et de retrouver l'arrangement commercial des marchands ambulants qui squattent les quais de Vevey; les saucisses industrielles accompagnées des boissons sous pression, ou en PET; une dame restée trop longtemps au soleil engueule le pauvre D.J. amateur pour ses goûts musicaux…

C'était pas la Fête pour tout le monde…  D'ailleurs quelques uns de nos sportifs Suisses ont connu la débandade outre-manche. Nos Loxley nationaux n'ont pas vraiment fait mouche; l'escrime rate ses brochettes; Cancellara ne connaîtra pas la "Roue de la fortune".
Je continue à me demander encore à quoi cela peut bien servir d'envoyer une équipe de foot Suisse dans un quelconque tournoi? Pour faire de la propagande à Freysinger, peut-être…
Et à part Sir Rodgeur (normal c'est le numéro UN mondial du multivers tennistique intergalactique), "Swiss Tennis" prend quand même la volée.
Dommage. Surtout pour M. Wawrinka qui à quand même l'air "Super sympa".

Est-ce que la "Presse" porte la poisse à Stan..?
Parce qu'il a occupé pas mal de double-page au rayon "Sport" du quotidien Romand de référence en matière de journalisme qu'est "Le Matin"…(lol), et qu'il n'a pas fait long feu en compète…
Désigné comme "porte drapeau" de la délégation Suisse, un rôle qu'il a décrit comme "une immense fierté, le plus grand des honneurs", Stan ne passera pas le premier tour face à Andy Murray. "A chaque fois qu'on s'est joués, ça a toujours donné des matches très accrochés." Score: 6-3, 6-3 en faveur du British.
En "simple" c'est raté, reste le "double".
"Wawrinka se remet en couple" (avec Federer), titrait le quotidien orange, avec en prime le mode d'emploi pour "former un beau couple":
Beaucoup parler, surtout en période de crise: "On ne peut pas cacher ses doutes à l'autre. En double la promiscuité est étroite. Il est impossible de tricher sur ses sentiments". Ca sent le vécu, M. Wawrinka.
"Les discussions ne sortent jamais du couple, alors on se met la main devant la bouche". Une certaine personne devrait apprécier la conclusion…
Il est aussi question de "Répartition des tâches", de "Routine", "d'accorder sa confiance", et de "Faire son travail, mais rester disponible"…
Le premier tour passera sans encombre contre des adversaires nippons qui "ne sont pas des spécialistes".
"Plus rien ne semble s'opposer aux retrouvailles du couple Federer-Wawrinka", concluait l'envoyé spécial du "Le Matin" dans l'édition du 30 juillet, excepté le tandem Israëlien…
Au stade actuel de ces Jeux, il semblerait que le seul espoir de médaille pour la Suisse repose sur la raquette de Federer. Dommage. Parce que Stan a ce côté honnête, humble et accessible qui le rend "Super sympa", des qualités qui manquent parfois aux "Superstars" du système.

Flashback…
Si la Fête Nationale fut fatale pour quelques sportifs Suisses, le premier Août lémanique finira en eau de boudin sur les quais veveysans grâce à l'orage qui s'est imposé en fin de soirée, après un splendide "coucher de soleil" aux couleurs pastelles contrastant avec le gris sombre des nuages d'orages.
Le feu d'artifice de Vevey sera "tiré" en toute hâte avec une heure d'avance, juste avant la manifestation locale des "phénomènes électriques atmosphériques", et notre soirée s'achèvera en comptant les éclairs, à l'abri sur un petit banc de bois à côté du Tea-Room "Le Marina".
L'odeur de la pluie; le bruit de la pluie tombant dans le feuillage des arbres alentours ou sur la toile de balcon au-dessus de nos tête; le flash des éclairs, le grondement du tonnerre; Et le lampion Suisse du petit Nono trahissant timidement notre présence…

Retour à Londres…
Ce qu'il y a de vraiment bien dans le sport en général, c'est que tout peut arriver.
Certes il y a des journalistes pros qui font tout pour décortiquer la future rencontre en jaugeant, analysant et en passant au spectromètre de masse les prestations des participants, mais il n'empêche que rien n'est joué d'avance, et que dans chaque partie qui se joue, il y a une invitée à ne pas négliger: La Chance.
Je ne dis pas pour autant que chaque rencontre sportive est une loterie, et que pour certains "Maîtres à jouer" la Chance est un Art, mais qu'une rencontre, quelle qu'elle soit, doit attendre le verdict final de l'arbitre pour connaître son vainqueur.

Tiens… En parlant de loterie,
La Française des Jeux, c'est 31 millions de joueurs pour 11,455 milliards d'euros de mises collectées en 2011. Un chiffre en progression de plus de 8% par rapport à 2010. Et une redistribution des gains à hauteur de 7,4 milliards d'euros pour 2011.
Le PMU français a réalisé de son côté un chiffre d'affaire de 10,236 milliards d'euros pour 2011;
En Suisse, le chiffre d'affaire enregistré en 2011 par les organisateurs de loteries et de paris se monte à: 2,792 milliards de francs forts, et quelque chose comme 351 francs pariés par tête de Suisse pour la même année.
Et tout le monde connaît ce slogan: "100% des gagnants ont tenté leur chance".

Bialet Massé, petit village Argentin d'à peine 5'000 âmes, situé à 750 km au nord-ouest de Buenos Aires dans la province de Cordoba, a organisé une petite loterie AOC.
Le but de ce tirage au sort était de déterminer l'ordre de paiement des fonctionnaires du coin…
"Super sympa", trouvez pas? Un budget communal en chute libre, un maire qui ne veut pas être accusé de favoritisme et qui s'en remet au "hasard" pour savoir quelles familles pourront nourrir correctement leurs enfants… C'était dans le journal du 24 juillet.
L'Argentine cela peut paraître loin, très loin de chez nous. Certes.
Il y a quelques jours, la Province de Catalogne a décidé de ne plus "alimenter" les caisses de son Service social. Et ce n'est pas un cas isolé, comme nous le savons tous.
Le Sud de l'Europe s'enfonce dans la misère sous le regard indifférent des Nordistes qui, de toutes façons, n'ont plus vraiment les moyens de maintenir le navire à flot à force de renflouer les banques, les banques, les fonds d'investissements, les banques et encore des banques.

Le peuple n'a plus d'argent pour vivre dignement; le Peuple ne peut plus acheter, ne peut plus consommer. Les commerces ferment faute de client. Les distributeurs râlent que les commerçants ne commandent plus. Les banquiers pleurent que plus personne ne rembourse les emprunts, les crédits, etc… Alors on sauve les banquiers.
Je l'ai déjà dit: Donnez 100 francs, ou 100 euros, à l'homme du Peuple et il court acheter ce qui lui manque pour nourrir sa famille, l'argent retourne dans le circuit financier. Donnez la même somme à un riche, l'argent disparaît du circuit pour alimenter des comptes en banques virtuels. Et l'on nous fait croire que c'est la seconde solution la plus viable!

Ce vendredi (le 3 Août), il n'y a pas eu de gagnant à l'euromillion. Donc un jackpot de 190 millions sera remis en jeu pour mardi prochain.

Grand bien leur fasse

NEMo.

mardi 31 juillet 2012

la chimie du sport.

Nous n'échapperons pas aux J.O.
Après une magistrale cérémonie d'ouverture de près de quatre heures qui aurait été suivie par près d'un milliard de téléspectateurs, le décompte quotidien du nombre de médailles gagnées par Nation peut commencer.
Du 25 juillet au 12 Août de cette année Londres est devenue la capitale mondiale du sport international.
204 délégations, 10'565 athlètes, pour presque autant de larmes, de déceptions, mais aussi de joies, de sourires  et de surprenantes surprises.
Les J.O. c'est l'occasion déroutante pour l'armée de Sa Majesté de présenter au monde ses meilleures athlètes: Harold Mitchell S. OCEAN pour l'aviron sur la Tamise, Hilary M. Susan BULWARK  pour le canoë en eau libre, RAPIER et STARSTREAK au lancer du javelot et quelques uns des meilleurs tireurs d'élites du monde.
Les J.O., c'est aussi une couverture surmédiatisée mondiale.
Bon, tout le monde connaît les Jeux Olympiques, tout le monde sait où se trouve Londres, mais j'ignorais que la "Flamme olympique" était un symbole créé pour l'esprit des Jeux qui a brûlé, pour la première fois, en 1928 à Amsterdam (Jeux d'été), et 1952 en Norvège pour les J.O. d'hiver. Alors que les premières Olympiades remonteraient à -776.

Savez-vous où se trouve Bhopal?
Comme son nom laisse à supposer, cette ville est située presque au centre de l'Inde.
C'est aussi le lieu où se produisit un terrible accident chimique le 3 décembre 1984 quand l'usine de pesticides projeta dans l'atmosphère, et sur la ville toute proche, 40 tonnes d'isocyanate de méthyle (MIC en anglais), une saloperie aussi toxique que le chlore.
Il y aurait eu, parce que les chiffres varient toujours en fonction de qui les fournis, plus de 10'000 morts directs et indirectes, et un total de 362'540 victimes à des degrés divers.
Ils seront près de 80'000 a tenter une action en justice contre Union Carbide. Ils toucheront 500 dollars par tête, à titre de dédommagement.

Mais cela ne s'arrête pas là: " Du temps de l'activité de l'usine, des déchets (produits chimiques et cancérigènes, plastiques) avaient été enfouis dans le sol sans protections, (…)  empoisonnant la nappe phréatique et l'eau puisée par les habitants alentours. (…) Environ 30 personnes meurent chaque mois de cette toxicité, mais rien n'est fait pour nettoyer l'usine, où les déchets traînent parfois à ciel ouvert, et que les enfants des bidonvilles utilisent comme terrain de jeu".

Quel lien avec les J.O.?
En 2001, Union Carbide, propriétaire de l'usine au moment des faits, a été rachetée par une autre industrie américaine tout aussi polluante, une industrie qui fut l'un des producteurs du fameux "Agent Orange": Dow Chemical.
En fait, Dow Chemical qui a racheté le capital d'Union Carbide, mais pas l'usine en tant que telle, ne se sent pas responsable des malheurs des enfants de Bhopal, et refuse d'entrer en matière quant à la décontamination du site. Site sur lequel serait encore entreposés 25'000 tonnes de déchets toxiques. Selon Rfi.
Des déchets qui continuent d'empoisonner les habitants et les enfants  vivant aux alentours de l'usine maudite (paralysie cérébrale, atrophie des membres).
Où cela coince vraiment, c'est Dow Chemical est aussi l'un des sponsors officiels des Jeux de Londres, et des jeux Paralympiques…

A Bhopal, 120 enfants handicapés ont fait leurs Jeux Olympiques, avec un budget final nettement inférieur aux 11 milliards d'euros londonniens, en espérant que la Communauté internationale daignera leur porter un peu d'attention…

NEMo.

lundi 30 juillet 2012

L'Homme rêve d'éternité...

… Mais s'emmerde comme un rat mort dès qu'il pleut un dimanche après-midi.

Le dernier bulletin d'alerte de "Météo France", en prémisse d'un temps qui s'annonçait exécrable, mentionnait: De fortes rafales de vents; de fortes pluies avec possibilité de grêle et des "phénomènes électriques atmosphériques". De bons gros zOrages, quoi!
Des "Phénomènes électriques…" c'est que la prévision météo est devenue une science que l'on souhaite de plus en plus précise, depuis que les stations de surveillances atmosphériques se sont fait avoir par la dernière grosse tempête du siècle (passé, le siècle) et quelques vagues de chaleurs.
Depuis, et grâce à je ne sais combien de capteurs barométriques, de radars, de lasers phosphorants de satellites satellisés et d'autres gadgets lâchés au-dessus de nos têtes, les météorologues peuvent nous informer de l'orientation et la vitesses des vents qui vont nous décoiffer et faire s'écraser les scènes des festivals "plein air"; ils peuvent nous informer, région par région, de la quantité d'eau qui va se déverser sur la terre ferme; ils peuvent modéliser les marées ainsi que le futur débordement de la Seine dans la capitale française, l'organisation des prochains combats de boue féminin, etc…

Connaître le temps qu'il fera dans une semaine, ou dans quelques mois, a toujours occupé l'esprit des hommes qui travaillaient avec la terre. Aujourd'hui, mais pour d'autres raisons moins productives, la prévision "météo" est certainement devenue le second article le plus lu dans les médias écrits quotidiens, et peut-être l'un des rares moments de silence devant le poste de télévision.
Donc pas question pour nos jolies speakerines de résumer la météo de fin de semaine en 6 mots:
"Temps pourri ces quatre prochains jours."
Et c'est fou comme la perspective d'un week-end pluvieux peut foutre en l'air la fin de semaine, dès le mardi.

Les prévisions météos sont ce qu'elles sont depuis toujours: incertaines. D'ailleurs, les annonceurs de pluies nous gratifient depuis quelques temps déjà de "l'indice de fiabilité".
Mais en Suisse nous avons mieux que tous ces indices de fiabilités; nous avons plus efficaces en matière de prédictions de caprices météorologiques: nous avons Martin Horat le Prophète de la météo, comme le présentait "Le Matin" dans son édition du 24 avril de cette année.
Pour celles et ceux qui zappaient temps à autre sur les anciennes TSR, Monsieur Horat est celui qui goûtait la neige sur nos monts en faux-direct-live, et qui encourageait chaque téléspectateur à partir en vacances sur les reliefs immaculés; c'est l'homme qui invitait les touristes à venir profiter d'un manteau neigeux épais, soyeux, de qualité et durable (le temps d'une saison).
Ils sont venus, et quand la neige a fondu, "Bonjour" les détritus.

Ce fameux 24 Avril l'expert mystique nous annonçait un "Été beau et chaud", rajoutant même que "Les dames pourront se balader en bikini jour et nuit". Au final, il me semble que jusqu'à présent, et ce depuis mars, nous n'avons pas enchaîné six jours consécutifs de beau temps sur le bassin lémanique.
N'ayant pas archivé les journées de soleil, je peux me tromper…

Quelques jours plus tôt, le 18 avril, c'était le patron de "Suisse Tourisme" qui s'exprimait en prédisant que la saison estivale serait rude. Mais bon, cela fait depuis la fin de l'automne de l'année passée que M. Jürg Schmid, le patron en question, se plaint des difficultés auxquelles le tourisme helvétique est confronté.
C'est à peu près à la même époque que les relations diplomatiques entre la Suisse et Israël se sont détendues. Facilitant l'accès au "Mur des lamentations".
Par contre, Monsieur Schmid a eu "fin nez" de miser les actions promotionnelles faites à l'étranger sur le thème de l'eau…

Revenons à nos conditions météos assez bizarres de cette année (là, je pense en Suisse). Après un printemps gris et pluvieux, "Météo Suisse" nous avait rassurés en nous disant que les conditions climatiques que nous supportions étaient tout à fait normales pour la saison… Ca c'était les semaines paires. Parce que les semaines impaires, nous étions confrontés occasionnellement à des événements naturels que la Suisse n'avait pas connu depuis 30 ans (je pense essentiellement aux avalanches de fin de saison et à quelques torrents en "furies").

Mais il n'y a pas encore trop à se plaindre dans nos contrées. Nous sommes encore loin des glissements de terrain brésiliens ou des inondations africaines et asiatiques. D'ailleurs les Pékinois ont de l'eau jusqu'à la taille dans certains quartiers de la capitale. Et c'est au tour des Coréens du Nord de goûter aux joies de la montée des eaux, des évacuations massives, des noyés, des disparus et de la destruction de milliers d'hectares de terres cultivables. Et ce après avoir traversé la pire "sécheresse que la péninsule coréenne n'ait jamais enregistré".

Dans le registre du trop chaud: L'Iran a accusé, il y a une quinzaine de jours, l'Occident d'être responsable de la sécheresse qui a sévit dans le pays. Selon M. Hassan Moussavi, le vice-président iranien, "L'Occident influence la situation météorologique avec des moyens technologiques".
Intentionnel ou pas, une vague de chaleur fait suffoquer l'Iran du Sud.

Pas plus tard qu'en début de soirée (du 29.07), des touristes revenant de Turquie m'ont parlé de pic de chaleur atteignant les 51°C du côté de Marmaris.

Autres pics de chaleurs, mais beaucoup plus au Nord cette fois. En Arctique, pendant une période de quatre jours allant du 8 au 12 juillet, la NASA a observé que la fonte des glaces sur la calotte du Groenland était passée de 40 à 97 %.
Rien d'alarmant, de toute façon la disparition des glaces est programmée. Elle arrive juste un peu trop tôt. Mais avant de tirer des conclusions alarmistes, il faut laisser revenir l'hiver. Histoire de voir si ce phénomène est exceptionnel, ou pas. Bref, on est en retard de plusieurs métros et nous ne pouvons plus y faire quoi que cela soit.

Dans le registre "Catastrophe naturelle contrôlable par l'homme", il y a les incendies.
Comme chaque année le Portugal, la France, les Etats-Unis et les autres se relayent pour illuminer les caméras des médias audiovisuels. Des centaines de dizaines de milliers d'hectares partent en fumée à cause de la négligence de l'homme ou l'avarice des promoteurs immobiliers.
Même la Suisse a eu droit à ces phénomènes de "combustions spontanées". Il y en a eu quatre en moins d'une semaine. Le dernier remontant au 26 juillet. Mais rien de comparable avec l'incendie qui a frappé la Catalogne et mobilisé autant de pompiers Français qu'Espagnols. Sauf que les Espagnols avaient une surface à éteindre deux fois plus vaste que leurs homologues, restrictions budgétaires obligent, et que sans l'aide des soldats de feu de la République ils n'y seraient pas parvenus aussi "vite".

Aaaah, si les politiciens avaient le courage, l'abnégation et je ne sais quelles autres qualités des Sapeurs pompiers… Il y aurait eu moins de chance que la crise financière de 2008 devienne la crise sociale de 2012. Vous imaginez Georges Bush, en 2008, allant foutre un pied au cul des dirigeants de "Goldman Sachs" pour qu'ils cessent de foutre le bordel?
Vous imaginez Ospel contraint et forcé de bosser au guichet "Service client" de l'UBS, par la Confédération? Et de même dans chaque pays en difficulté financière:
"T'as foutu la M….?! Eh bien nettoie maintenant!"
Bien sur que non.

Les Etats sont dirigés dans la pénombre par les institutions financières mondiales qui dictent leurs Lois, "élisent" les marionnettes qui siègeront à la plus haute place du pouvoir politique et s'en foutent royalement des miséreux qui sont renvoyés dans les caniveaux.
Les premiers ministres n'ont plus qu'à obéir à la BCE et au FMI pour espérer voir leurs banques nationales renflouées dans le sang des travailleurs, et leur pays rebondir sur le chemin de la croissance.
Les hommes élus par le peuple n'ont pas le pouvoir, ils ne sont que des intermédiaires chargés d'expliquer au peuple "Pourquoi" le vieil homme n'aura plus de retraite, pourquoi la nouveau papa se retrouve au chômage avec des indemnités ridicules, pourquoi les familles verront les aides sociales diminuer, pourquoi le service publique est absent, pourquoi les provinces manquent de pompiers, etc…
Mais la récompense à tous ces sacrifices imposés peut venir d'une simple phrase, comme celle-ci par exemple:
"Il y a une probabilité nulle de défaut de paiement de l'Espagne".
Dixit Madame Myriam Fernandez de Heredia, Directrice des notations souveraines chez S&P, et lue dans le "24 Heures" du  28.04.12.
Les banques auront leurs milliards, le Peuples ses manifestations, les Province appelleront à l'aide, et les futurs nouveaux propriétaires pourront se payer des villas, maisons et appartements à prix bradés.

L'incendie à peine éteint les "pompiers" s'en vont malgré les braseros. Oh, il en reste bien un pour surveiller le site, auquel le chef à laisser un téléphone portable pour donner l'alarme, au cas où…
Au cas où, il réussirait à trouver du "réseau"…

NEMo.