Sans individus pas de familles de clans ou d'ethnies; pas de groupes, pas de partisans encore moins de "partis"; pas de "XV" de France de "Harlem Globe Trotters" pas de "Swiss tennis" pas de foot ou de J.O.; pas de villes de cantons de provinces et de nations.
Inversement Ghandi, Martin L. King, Mendela, JFK, la dame Birmane, Desmond Tutu, et les autres, n'auraient pas pu faire grand-chose sans un soutien collectif de la classe sociale qu'ils, ou elles, défendaient; ou encore un Andy Murray porté par une foule en pleine effervescence qui surclassera celui qui pensait que l'on ne pouvait pas jouer beaucoup mieux que lui.
Et pourquoi pas encore un "Robinson" qui ne deviendra célèbre que le jour où il pourra rentrer chez lui, et raconter ses aventures.
Sans Roi, pas de Royaume; Et quand les choses vont vraiment mal, sans révoltés, sans indignés, pas de nouveau Roi, ou de nouveau gouvernement.
Sans enfants pour partir à la cueillette des fèves de cacao en Côte d'Ivoire, ou ailleurs, pas de plaques de chocolats dans les rayons de nos supermarchés ou en poudre pour le "p'tit dèje"; sans des "ouvriers" payés au lance-pierres dans de lointaines contrées exotiques pas de petites capsules "Nespresso" à faire péter dans la salle à manger; sans les petites mains asiatiques pas d'iPhone, d'ordis portables ou autres gadgets électroniques inutiles.
Vous pourriez me dire que sans nos addictions de consommateurs ces pauvres gens n'auraient pas d'argent pour vivre. Défendable, vu que ça marche dans les deux sens. Mais je pense que sans "nous" pour les piller, ils pourraient beaucoup mieux profiter de leurs ressources naturelles.
Sans passagers, pas de trains de bus ou de taxis, qui ne peuvent se déplacer sans conducteurs.
Pas de vendeuses-caissières à la Migros, à la Coop, chez Manor ou Denner? Pas de remplissage dans les rayons.
Sans ouvriers qui construisent des camions et de chauffeurs pour les conduire...?
Pas de transports de marchandises, pas de nourritures, pas de vêtements. Et moins de pollutions au passage.
Les gargantuesques sociétés multinationales ont entre leurs mains les clés d'un gigantesque système qu'ils utilisent pour anesthésier notre Conscience.
En nous permettant d'accéder, moyennant finance of course, à n'importe quels biens de consommation et, en maintenant leurs échoppes toujours pleines à craquer de produits divers et variés, nous finissons par croire que la profusion des "richesses" est une fatalité à laquelle le consommateur occidental ne peut échapper et que tout cela se crée ex-nihilo.
A un point tel, qu'une bonne partie des consommateurs ne sont plus à même de comprendre, ni même d'accepter, que les produits qu'ils ont décidé d'acheter, parce que le publicitaire fait très bien son job, viennent à manquer.
Une des tendances écologistes de ces dernières années fut de calculer le "bilan carbone" pour chaque produit que nous consommons.
Certaines personnes ont décidé, pour des raisons qui leurs sont propres, de ne plus acheter de denrées ayant pris l'avion, d'objets manufacturés "Made in China" ou les pays d'à côté, ou simplement de promouvoir l'économie de proximité. C'est bien.
Dans le dernier cas, le "Consommons local", nous pourrions y voir une sorte de re-éveil d'une conscience qui nous dit que nous sommes tous liés les uns aux autres, que notre devenir est interdépendant du devenir de celles et ceux qui nous entourent, que notre pseudo "liberté individuelle" chérie ne peut s'exprimer qu'en joignant notre propre Réalité à celle des femmes et des hommes qui nous accompagnent sur le Chemin de la Vie, volontairement, accidentellement, temporairement ou non.
Ce lien est impossible à visualiser et difficilement concevable quand tout va bien, que tout "roule" ou tout "baigne".
Pourtant le moindre de nos gestes peut avoir des "répercussions" qui vont au delà des limites invisibles de notre ville, de notre canton, et même de notre pays. Maintenant si je décide de péter dans mon bain pour en faire un jacuzzi, cela ne modifiera en rien la vie de l'indien qui vit dans sa forêt en Papouasie.
Faut pas trop déconner non plus.
Affabulations de fan de "Sci-Fi", d'adepte de la "Théorie du Chaos" ou de l'effet "Papillon"? Pas sur…
Il y a une semaine, le Soleil qui encourageait à la générosité, et entretenait la bonne humeur, ne brillait plus assez fort dans le cœur d'une personne. Une personne qui, pour des raisons que seuls ses proches pourront découvrir, a choisi d'augmenter le chiffre des "Accidents de personnes" dans les stats des CFF (notre transporteur ferroviaire national).
Ce geste dramatique forcera un train "Intercity" à stopper sa course dans une petite gare de "banlieue";
Le conducteur du convoi sera remplacé par un collègue, et devra rentrer auprès des siens avec l'image de "son" train passant sur le corps d'un être humain;
Des centaines de passagers devront quitter prématurément leur moyen de transport pour rejoindre un arrêt de bus qui se trouve non loin, tandis que d'autres, coincés dans un train à l'arrêt sur un pont, patienteront une heure et demi avant de pouvoir quitter leur wagon.
La capacité de transport de passagers des trolleybus locaux, qui passent toutes les dix minutes, est loin d'égaler l'efficacité d'UN seul train. Les premiers retards se font sentir.
Chez les CFF, il est décidé d'utiliser la voie "libre" pour faire passer les trains en alternance à côté de la zone maudite.
La défectuosité d'un aiguillage dans la gare principale la plus proche rendra cette solution impossible et bloquera tout le trafic ferroviaire. Le Chablais Vaudois ainsi que le Valais seront coupés de la Romandie.
Les centaines de passagers, dont une bonne partie patiente dans des gares de "campagne" sans réelles infrastructures, se multiplient par 3, 5, 10…
Les retards s'accentuent, la pagaille s'installe, les CFF restent muets.
Les transports publics régionaux et certains caristes sont appelés en renfort.
Les conjoint-e-s et ami-e-s aussi. Perturbation du programme "familial" et jour de congé écourté.
Les voitures s'entassent aux alentours des gares. Pour faciliter les choses, les accès autoroutiers de Villeneuve sont fermés pour cause de travaux, alors que 300 personnes patientent dans la petite gare de la petite ville du bout du lac.
Maintenus dans l'ignorance, les passagers se regardent, se reconnaissent, se parlent. Le covoiturage s'organise. Les taxis sont pris d'assaut.
Toutes les solutions deviennent bonnes pour rentrer chez soi. Y compris de payer 300 francs pour faire Montreux- Sion.
Quant aux voyageurs désirant se rendre dans la capitale valaisanne depuis Lausanne, il leurs sera proposé de faire un détour par… Berne.
D'autres voyageurs ne pourront rejoindre l'aéroport de Genève à temps pour prendre cet avion qui devait les emmener en vacances, ou simplement les ramener à la maison.
Les retards s'exportent.
Le samedi suivant, la porte de la petite église anglicane située à une cinquantaine de mètres du lieu du drame, sera exceptionnellement ouverte. Pour que ceux qui le désireraient puissent allumer un cierge.
Même si les japonais sont debout à cette heure là et qu'il neige en Afrique du Sud, tous nos Destins sont reliés. Dès lors, ne pourrions-nous pas "ralentir" et regarder celles et ceux qui nous entourent? Ne pourrions-nous pas "prendre soin" de celles et ceux qui avancent en même temps que nous?
Ne pourrions-nous pas nous arrêter pour écouter celles et ceux qui ont des souffrances, des doutes, des peines à exprimer?
Plus en amont de ce geste désespéré, quelle est la succession d'"événements" qui a conduit un être Humain vers cette fatalité? Quel en est l'élément déclencheur? Ces réponses ne m'appartiennent pas.
D'un autre côté, je peux m'interroger sur la "richesse" humaine de notre société, sur ses valeurs fondamentales, sur sa capacité à éprouver l'amour et de la compassion envers tous ces compagnons de routes que nous rencontrons jours après jours.
Je ne suis pas entrain de dire que nous devrions nous transformer en une espèce de bipède lèche-cul et condescendant, mais juste que nous pourrions relâcher ces poings dans nos "poches" et relever la tête pour "voir", avec notre cœur, toutes ces créatures pensantes qui recouvrent la surface de notre magnifique planète, et de leurs montrer que nous ne sommes plus indifférent à leur destinée, à Notre Destinée.
NEMo.
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