jeudi 9 février 2012

Recycling...

Une brève qui fait suite à "11 milliards".

L'homéopathie, c'est cool. L'ennui, c'est que nous ne savons pas vraiment quoi faire de ces petits récipients en plastique, une fois vidé des petites granules qu'ils contiennent.
J'ai demandé à notre droguiste s'il les récupérait pour une sorte de recyclage, mais celui-ci m'a répondu par la négative. Il ne nous reste donc plus qu'à les jeter…
Le petit Norrin qui a sortir des petites boulettes de sagex du mur de notre immeuble, a voulu les mettre dedans. Pourquoi pas… Cela repousse le moment du dernier voyage vers la Satom (l'entreprise qui incinère tout, ou presque, ce que nous mettons à la poubelle).

Autre contenant dont nous ne savons que faire, c'est ce truc en plastique jaune qui se cache dans les œufs "Kinder". Norrin, encore lui, en réclame un de temps en temps. Et à chaque fois je me demande quoi faire de ce machin jaune. Je me dis que pourrais les stocker à quelque part en attendant de trouver une idée lumineuse. Mais si je commence à conserver tous les petits trucs, qu'il me semble absurde de jeter, en vue de leur hypothétique reconversion en objet d'utilité familiale, je vais finir par ressembler à la grand-mère du petit Nono. Et là, ça fout carrément les jetons…

Heureusement Anémone est passée par là:
Un peu d'huile d'olive,
D'huile essentielle, d'amande douce, de jojoba ou je ne sais quoi de votre choix,
Du miel et de la cire d'abeille.
Faire chauffer le tout dans le bain de Marie,
Remplir le petit récipient, le mettre un moment au frigo,
Et profiter de vos "Labelo", fabrication Maison.
Ou alors re-remplir votre ancien tube au-lieu de l'expédier à l'incinérateur.

Mis à part ça, il y a tout plein de liens sur le net qui proposent de la brico-récup. Au bol:

NEMo

mardi 7 février 2012

Composé Organique Volatile

Un samedi après-midi dans la circulation veveysanne, et son merveilleux giratoire sur la Place de la Gare.
Un giratoire est sensé fluidifier le trafic. Sur le papier, du moins.
350 mètres en 9 minutes et 23 secondes. Soit du 1,31 km/h en centre-ville de Vevey les samedis et les vendredis, dès 15h30.
Le matin, et les autres jours, les automobilistes se déplacent à quoi… Une minute quinze le cent mètres.

Mécaniquement ce surplace à répétition est mauvais pour les voitures. Embrayages, volant moteur, freins, thermostat chauffent, ou surchauffent inutilement. Envoyant dans les airs tout plein de petites particules fort sympathiques...
Tandis que l'humain, scotché à son volant s'énerve, stresse et fini par faire n'importe quoi dans la circulation, du moment qu'il peut gagner quelques mètres sur la voiture d'à côté. Comme démarrer lorsque le feu est encore "rouge".
Humainement toujours, mais cette fois hors de l'habitacle, les piétons "adultes" se lancent entre deux voitures. Traînant parfois leurs enfants derrière eux; ou alors, ces mêmes enfants patientent le long des chaussées en respirant à plein poumons les gaz d'échappement des véhicules qui n'avancent qu'au pas de fourmi.
Ecologinomiquement, c'est une cata.
J'ignore s'il existe une étude quelque part qui s'est amusée à quantifier le volume de CO2 rejeté par les véhicules pris dans les embouteillages, et par là-même le nombre de litre de carburants brûlés qui sont littéralement gaspillés pour RIEN!

Le pétrole est voué à disparaître. C'est un fait connu et reconnu, même si la date d'expiration est incertaine. Alors consommons pendant qu'il en reste et tant pis pour nous descendants…
Nos descendants… parlons-en, un peu. Nous aimons tellement nos enfants que nous les forçons à venir respirer des monoxydes de carbone en notre compagnie.
"Aaah… Sens-tu mon fils ce retour de fumet légèrement métallique contre la paroi olfactive de ton arrière-nez, mélangée aux effluves d'huile de colza au métylpropane? Eh bien ce sont les caractéristiques d'un carburant diesel-tech de chez Agip…"

Certains enfants sont déjà pollués, contaminés et condamnés au stade embryonnaire. Une forte majorité de nos enfants naissent malades!
L'asthme est une de ces maladies. Une maladie qui connaît une extension rapide depuis ces 40 dernières années, surtout dans les pays développés.
Une étude faite en toute fin de siècle précédent comparait le pourcentage de jeunes (13-14 ans), touchés par des problèmes asthmatiques dans diverses régions du globe:
10 à 20% de jeunes touchés tout au nord de l'Europe, Suède ou Norvège;
Moins de 6% dans les pays de l'Est comme la Roumanie, l'Ouzbékistan ou encore la Russie;
30% au Royaume-Uni, et près de 60% dans certains Etats d'Amérique!
Tandis que la maladie est quasi inexistante en Afrique sub-saharienne… Bon ils ont d'autres problèmes. Mais quand même…

Il fut démontré que les particules de diesel contenue dans l'air endommageaient le cœur et les poumons.
Les carburants ne sont pas les seules causes de l'asthme. Il y a tout plein de polluants atmosphériques contenus dans des produits de nettoyage, de réparation, dans les colles synthétiques, ou encore des monoxydes ou dioxydes d'azote que nos poumons absorbent continuellement (wiki-truc).
Des études récentes ont même corrélés l'asthme avec le bisphénol A…

D'un autre côté, si vous présentez la crise d'asthme de votre petit bout au corps médical (in)compétant, le questionnaire de santé auquel la "souriante" infirmière vous soumettra, frise l'inquisition.
"Où dort-il? Sur quel genre d'oreiller? Quel genre de lessive utilisez-vous? Quel est son régime alimentaire? Boit-il du lait de vache? A-t-il une intolérance au gluten, à la tarte à la crème, à la connerie humaine? Avez-vous des animaux à poils longs, des singes domestiques, des acariens savants?"
Mais la question qui tue c'est: "Etes-vous fumeur?"
A partir de là, si la réponse est positive, vous devrez passer par la douche de décontamination si vous désirez continuer à prendre votre enfants dans vos bras…

Ensuite, cela sera le bal des piqures pour déterminer à quoi il est allergique: "Noix de cajou ou pistache", "Gruyères ou Beaufor", "lait de vache ou jus de cacahuètes", "graminées ou pissenlit", "lévrier ou siamois", etc…
Je n'ai jamais entendu un médecin "classique", agréé LAMal, mettre la cause de la maladie du petit en dehors du domicile familial.
Difficile d'envisager de vivre cloîtré, et encore moins de mettre un terme à la folie consuméro-suicidaire de l'humanité. Et surtout ne pas la pointer du doigt. Ne pas pointer du doigt cette pollution généralisée que nous avons engendré et qui garanti de beaux jours aux fabricants de "Feniallerg", de "Xyzal", de "Claritine", de "Ventolin", et autres bronchodilatateurs ou corticoïdes… entre beaucoup d'autres.

En ayant passé pas mal de temps à la maison à m'occuper du petit Nono, me suis rendu compte que les techniques alternatives pour soigner le fiston n'étaient pas si mauvaises que cela.
Crise d'asthme? Les "petits clics" sous les aisselles, contrôle de la respiration...
Un rhume se pointe? Les petites pilules homéopathiques pendant une, ou deux, journée...

Je ne vante pas les mérites des médecines alternatives, parce qu'avant de trouver ces "trucs" qui marchent pour le petit Norrin, il y eut quand même quelques "déceptions". Quelques approche thérapeutiques qui n'ont rien donné.
Et puis, d'autre part, les symptômes que nous voulions "combattre" n'avaient rien de dramatiques et n'engageaient aucun pronostique vital.
Donc nous avons pu prendre le temps de chercher, et de trouver, ce qui conviendrait le mieux à Nono, sans avoir recours, ou le moins possible, à la médecine traditionnelle helvétique.
Et pour le moment, ça marche...

NEMo

vendredi 3 février 2012

Un mercredi de glace et de feu...

Le mercredi premier février "le Matin" consacrait une page entière à un sniper, et faisait le portait d'une véritable machine à tuer formée, et entraînée, par l'armée américaine.
Un type qui, selon ses propres aveux, aurait bien "voulu tuer davantage" d'irakiens… Qu'il traite au passage de "sauvages qui prennent des vies américaines".
A ce personnage qui prétend que le monde se porterait mieux sans les ennemis de l'Oncle Barack, nous pourrions rappeler que la guerre en Irak a coûté la vie à quelques 100'000 irakiens, et 800 milliards de dollars aux gentils contribuables d'outre-Atlantique. Pour neuf ans d'occupation.
Mais je doute que cela puisse apaiser les envies de meurtres de ce sinistre personnage qui est en passe de devenir un héros dans son pays pour être le détenteur du triste de record de l'homme ayant officiellement tué le plus d'ennemis de la nation et, qui plus est, a écrit un livre sur son parcours militaire.
Un livre qui s'est déjà vendu à 200'000 exemplaires en trois semaines.
Après Reagan, Ronald de prénom, acteur cow-boy président et Schwarzy governator, le monde a-t-il une chance de voir Chris Kyle Navy SEAL-Sniper devenir président des Etats-Unis?!?
Ca fait peur, à moins qu'il ne pète un câble comme Colton Barnes, et commence a flingué tout ce qui est basané dans les rues des villes américaines, en voyant sous chaque turban des âmes perverties par le Diable.
D'un côté nous avons des illuminés barbus qui voient l'Occident possédé par Satan, de l'autre des follos qui jouent les exorcistes. Et au milieu, il y a nous, gouverné par des Illuminatis.
Ce n'est pas rassurant tout ça…

Il fait froid. Si quelques uns en doutaient en allant chercher leur quotidien, leur média favori les aura rassurés… Il fait froid, et le pire est à venir...(Bon courage aux ami(e)s de là-haut.)
Le froid ne fait pas que malmener les humains. Quelque part en Russie il paraît que, ne trouvant plus de gibier à se mettre sous les crocs, les loups viendraient faire leurs emplettes en ville.
Notez que sous nos latitudes tout aussi frileuses, la Migros se la fait version "Druide Celtique" et transforme nos enfants en petits animaux sauvages, à l'aide de petites amulettes magiques.
M'est avis que de partir en commissions avec "Simba", "Nala", "Pumba", "Po" ou ne sais-je quelle autre "Lulu Vroumette" ne sera pas de tout repos.
Du coup j'en profite pour lancer un appel urgent: "Il faut protéger la mère de Bambi!"
Pour en finir avec l'aspect climatologique de la chose, la page "9" du "20 minutes" du même mercredi était coquette: Elle annonçait, en haut de page, " On grelotte de la Baltique jusqu'à la Méditerranée" avec photos à l'appui, juste avant de pouvoir lire: "Le Sénégal en ébullition". Certains observateur y verrait même un remake de la Gbagbo Story…
Toujours sur la même page, nous découvrions qu'il faisait "hot" dans une école de Hebron, une ville située dans le Dakota du Nord (States). Une prof nympho saoulait ses élèves afin d'avoir des rapports sexuels avec l'un d'eux…
Bon dans une Amérique aussi puritaine qu'hypocrite, cela fait tache… D'ailleurs la miss "Chambers" en question s'est empressée de passer dans un état voisin.
Si par malheur elle devait sexiler, je lui verrai bien des ouvertures dans cette école autrichienne, qui a lancé, à la mi-décembre de l'année passé, un cursus pour devenir expert dans l'art de faire l'amour.
Deux cents heures de techniques de caresses, cours d'anatomie, d'étude des positions sexuelles et, le soir venu, incitations aux travaux pratiques en dortoir mixte. Pas une chambre mixte, un dortoir mixte…!
En ajoutant la possibilité facultative de pouvoir filmer les "exercices" nous ne nous y prendrions pas autrement pour monter une école du porno.
Le prix: 1'400 euros par semestre, le matériel d'écolage est fourni par l'école…

...et vaporisé.
Je suis allé voir le fameux "Bottled Life".
Sur 22 curieux que nous étions dans la salle, il y avait 10 laquais à Brabeck (aisément identifiable), plus un "ancien" qui n'a pas cessé de marmonner durant toute la projection, en grommelant des "C'est pas vrai, c'est faux…".
L'article au bas d'une page dans "le Matin dimanche" du 29 janvier résume très bien l'esprit du documentaire qui égratigne Nestlé, et ses méthodes de "marketing" visant le contrôle de cette ressource naturelle, et gratuite, qu'est l'eau. Sans vraiment attaquer le géant de front.
On y voit comment Nestlé s'y prend pour vider les nappes phréatiques encore "saines" dans certaines régions, pour ensuite revendre cette eau en petites, et grandes, bouteilles, en PET naturellement.
Le plus aberrant dans tout cela, c'est que la majorité des gens qui pouvaient consommer cette même eau, gratuitement à leurs robinets, sont d'accord de la payer et ne l'utilise plus que pour des besoins domestiques et sanitaires…
On y voit également comment la multinationale Suisse se comporte vis-à-vis des pays africains.
Les quelques installations, permettant d'acheminer de l'eau potable, qui ont été construites il y a sept ans au moins par, ou grâce à Nestlé, tombent en ruine faute d'entretiens. La faute aux gouvernements concernés, apprendra-t-on de la bouche même de Sieur Brabeck.
Ou encore au Pakistan, où dans certain village les puits qui alimentaient en eau les autochtones sont taris! Nestlé creusant de plus en plus profond pour remplir ces bouteilles de "Pure Life"… Une marque présente dans 27 pays, si j'ai bien retenu…
Le contrôle de l'eau est primordial, a reconnu le président de la Société.
L'eau, en plus de nous désaltérer et nous rafraichir, arrose nos champs, abreuve notre bétail, rempli nos piscines; elle est utilisée dans la transformation et la production de très nombreuses, si ce n'est toutes, matières premières, qui vont du café à l'acier en passant par la pétrochimie. Et dans la quasi-totalité de ces utilisations, c'est de l'eau douce qui est gaspillée!
On voit, dans ce doc, quelques vidéos du Président de Nestlé vantant l'implication de sa Société dans des projets dits humanitaires, et fait allusion à un partenariat avec le HCR. En juillet 2010, quand l'ONU décide que l'accès à l'eau potable devient un droit humain. M. Brabeck qualifiera cette décision de "mesure extrême".

Un des soucis principal de Nestlé, est de se faire bien voir par les gens qui habitent les régions dans lesquelles la Tribu de Brabeck débarque. On pourrait reprendre la fameuse petite phrase de Dame Calmy-Rey à l'attention du gouvernement Français, après que certains de ses représentants aient claqué la porte au nez de nos ministres: "Nous sommes de gentils voisins."
Alors pour que les nouveaux arrivants (Nestlé) soient biens vus, ceux-ci distribuent de jolis petits cadeaux aux élus locaux, font des donations aux associations locales, participent et financent des projets à caractères socio-éducatifs, rénovent des écoles et tout pleins d'autres petites bricoles.
En échange d'un accès (presque) gratuit et (quasi) illimité aux ressources convoitées.
Il arrive aussi que Nestlé implante un Centre de formation pour manager, et s'occupe du "formatage" des ouailles. Cela s'appelle la Croissance organique.
En Suisse Romande, cette manière de faire qui diffère légèrement dans son application pratique est nommée: "Win-win". Les employés Novartis en savent quelque chose…

Vous ne le voyez pas, mais ce qui me fait sourire c'est qu'il y a une Nation qui pratique avec beaucoup de réussite le principe de la Croissance organique (à sa manière certes…). Elle prend des terres cultivables et des gisements de divers minerai aux peuples d'Afrique, et construit des hôpitaux, des écoles et des axes autoroutiers en échange… C'est la Chine.
Il y a une Nation qui se bat dans la partie du monde qu'elle domine pour s'accaparer le contrôle de l'eau (souvent par le biais de manœuvres fortement contestables): c'est encore la Chine.
Pas moins d'une bonne dizaine de fleuves et rivières ont leur source dans les montagnes tibétaines et alimentent le Sud-Est asiatique dont:
Le fleuve Jaune et le Yangzi Jiang qui traversent la Chine;
Le Mékong qui voyage par le Laos et le Cambodge avant de finir son périple dans le sud du Vietnam;
Le Salouen qui travers la Birmanie ou encore le Brahmapoutre qui arrose l'Est de l'Inde après avoir sillonné le Bangladesh…
Contrôler le Tibet, c'est avoir un moyen de pression sur toute l'Asie du Sud-Est. Au cas ou…
Donner à manger et à boire aux peuples, c'est s'assurer de leur soutien. Au cas ou…

Urs Schnell, le réalisateur du film, à défaut de pouvoir discuter avec M. Brabeck, aurait souhaité s'entretenir avec des responsables de la Société sur les sujets traités. Peine perdue.
A peine a-t-il eu droit au confessionnal.
En dehors du Vatican, Dieu exauce peu de prières.

NEMo

mardi 31 janvier 2012

Y croire... ou pas.

Positivez...!
Dans 325 jours cela sera "La fin du monde tel que nous le connaissons", paraît-il.
Jusqu'à cette date fatidique du nouvel-an Maya, nous avons la possibilité de choisir comment nous allons nous préparer à l'avènement de cette nouvelle ère.

Les scénaristes et les metteurs en scène de l'apocalypse nous ont déjà fait partager leurs visions, tandis qu'une bonne partie des Historiens de l'Humanité ne peuvent s'empêcher de nous décrire les horreurs, les destructions massives, les extinctions d'espèces (tout aussi massives) qui accompagnent les grands changements. Des visions qui déchantent sur les futurs lendemains de hier qui désenchantent.

Jamais il n'y eut dans l'histoire de l'homme d'explications aussi précises sur les dangers qui ont la potentialité de nous exterminés, et jamais les menaces ne furent aussi nombreuses à peser sur nos têtes et celles de nos enfants.
Malgré tout, s'il y a bien une constante qui perdure depuis des centaines de  millions d'années, c'est la pérennité de la Vie en elle-même. Sous diverses formes que ce soit, et pas toutes à notre avantage.
Au fond, l'histoire de l'humanité c'est la relation entre les deux systèmes les plus complexes sur Terre: la société humaine et la Nature. C'est la capacité de l'homme à réaliser un juste équilibre avec elle. Sans cet équilibre il est perdu et, en fin  de compte, l'expression "Sauver l'environnement" et relativement mal choisie parce que l'environnement survivra lui. C'est nous qui ne survivrons peut-être pas, ou qui survivrons peut-être dans un monde où l'on ne veut pas vivre.

La Terre a commencé et finira sans nous. C'est inéluctable. Mais entre ces deux extrêmes, il y a nous! Nous, la plus jeune espèce pensante sur Terre. Une bande de d'indécrottables garnements, capricieux et arrogants qui préfèrent garder les pieds dans la merde plutôt que de prendre son essor.
L'inconnu fait encore et toujours peur.

Mais cet insupportable criard est aussi la somme de plus de quatre milliards d'années d'évolution et de transformations. Il est estimé que le corps humain serait composé de 10'000 milliards de cellules, et que chacune d'entre-elle contiendrait plusieurs milliers de types de molécules différents… Ce qui permet de penser qu'en dix secondes il se passe, dans notre corps, 100 fois plus de chose que dans tout l'Univers actuellement connu.

Nous pourrions nous arrêter un moment pour prendre conscience de ce fourmillement, de ce crépitement énergétique qui nous fait respirer, boire, manger, battre notre cœur, qui transpose l'oxygène des poumons, qui transforme les aliments que nous ingérons, qui nous permet de garder l'équilibre et de marcher sur une simple impulsion de notre volonté; qui nous soigne et nous répare, qui (re)produit tous les éléments chimiques nécessaires à notre constitution à partir d'un presque rien…

De même que nous pourrions prendre conscience du changement qui s'annonce, de cette métamorphose qui veut nous éveiller à d'autres splendeurs. Le 21.12.2012 n'est qu'un point calendaire calculé et décidé par l'homme qui pense et réfléchit en sondant son passé avec pragmatisme.
L'évolution, notre évolution, est parsemée de naissances et de morts, avènements et de disparitions, d'apparitions et d'extinctions, de choses anciennes qui cèdent leur place aux nouvelles, d'aveuglements et de révélations. Et cela effraie une majorité d'entre nous; une majorité d'entre nous a peur de perdre une vie qui de toute façon ne sert qu'à remplir des poubelles. Et grâce à cette majorité le fond de commerce des revendeurs de peurs est garanti…

Le 21.12 anime toutes les discussions, attise toutes les phobies, même les plus déraisonnables, alors que son message n'est (peut-être) qu'une invitation à la révélation de notre "Universalité", peut-être un appel à l'accomplissement de notre Destinée sur Terre, dans un premier temps.
Une Destinée dans laquelle j'imagine l'Humanité reprendre son chemin en harmonie avec la Nature, une Destinée dans laquelle j'imagine l'Homme préserver et protéger sa planète, sa maison.
J'imagine une technologie qui permettrait de détourner des astéroïdes de leur trajectoire de collision et nous protéger des colères de l'astre solaire, une technologie qui permettrait de vivre simplement sans aucuns gaspillages.
Une Humanité qui prendrait conscience et respecterait que nous soyons la Création et que nous sommes reliés par une étonnante toile de Vie à tout ce qui l'entoure. Que cela soit visible ou invisible.

L'essence de cette imagination se partage également si, par mésaventure, les visions les plus pessimistes des apocalypticos-dépendants venaient à se réaliser. Avec un peu moins de moyens techniques, certes, mais avec l'énergie de la Vie qui doit survivre, se perpétuer. Le choix que nous aurions alors serait plus cruel et définitif, voire même mérité: Se "battre" pour la Vie ou mourir de honte.

Les grandes évolutions et transformations ne ce sont pas accomplies en sept jours; pas plus que les grandes découvertes, de toutes les sciences confondues, n'ont révolutionné nos sociétés en quelques heures.
Si les Historiens peuvent retracer le "parcours" d'une civilisation d'un point "A" à un point "B", les événements qui ont rendu ces civilisations possibles sont plus diffus géographiquement, mais ont une certaine simultanéité dans le temps.
Les peintures sur les murs de cavernes, des preuves de l'apparition du langage, l'évolution des écritures ont touchés des peuplades différentes qui n'avaient aucuns liens entre elles. Et ces choses se sont produites uniquement parce que le "moment" était venu.
Chaque civilisation a progressé de manière simultanée en fonction des besoins et des croyances qui lui était spécifiques, pour qu'une fois réunies cela forme un tout cohérent, une complémentarité qui nous permettrait d'appréhender l'Avenir avec confiance et clairvoyance.

Il se peut qu'un nouveau "moment" se présente pour notre Humanité. Un "moment" qui d'une voix douce nous demande de faire un pas en avant, alors que nous sommes au bord d'un gouffre.
Et nous ferions ce pas en avant. Et là nous serions surpris de constater, pour ceux qui auront eu confiance, que nous savions voler…

NEMo

lundi 30 janvier 2012

Libéralisez...

...Bon sang!

Pour sortir l'Italie de la crise actuelle et en finir avec la morosité économique, Monti doigt me dit que le gouvernement transalpin va relancer la machine à croissance en libéralisant quelques services qui, jusqu'à présent, étaient supervisés par l'Etat.
Taxis, pharmacies, transports publics locaux, distributions d'essence, gaz, professions libérales, assurances, banques, etc… Un vaste plan qui devrait lever "les obstacles freinant la croissance" dont "l'insuffisance de la concurrence".

Là je parle des Italiens, mais tous les dirigeants européens, les actionnaires, les politiciens du centre vers la droite, les PDG, les CEO, BCE, FMI et tutti quanti ont le même mot d'ordre accrochez à leurs lèvres.
Comme si de mettre sur le marché des prestataires de services supplémentaires et leur permettre de se concurrencer violement, allait changer quelque chose à la situation actuelle.
Les seuls à qui profitera cette manœuvre sont les banquiers, les actionnaires, les publicitaires, les assureurs, et les politiciens par l'entremise de petits cadeaux.
La libéralisation de n'importe quel service, n'a jamais vraiment servi à TOUS les acteurs d'une même profession. Nous avons peut-être de la peine à nous en rendre compte parce que le système tourne à plein régime depuis des dizaines de décennies, que le multitude noie tous les problèmes, que le rythme effréné que nous imposent les suppôts du capitalisme nous laisse peut de temps pour des remises en question, et que la surenchère des biens matériels que l'on met à notre disposition nous égare, à défaut de nous endormir…

Prenons bêtement les licences de taxis. L'Etat surveillait jusqu'à présent, le nombre de licences disponibles en fonction d'un nombre potentiel de clients pouvant faire appel à ce genre de transport. Appelez ceci du "protectionnisme", j'y vois un pouvoir politique qui veille à un certain équilibre économique en permettant, à chaque détenteur de licence, de se garantir un revenu décent et proportionnel à la quantité de travail fourni.

Ouvrir le marché à la libre-concurrence ne fait que mettre un flingue entre les mains des banquiers, et entraîne la déchéance de la profession.

N'importe qui peut devenir chauffeur de taxi indépendant, après s'être acquitté de quelques formalités administratives et fendu de quelques "examens" ridiculement facile. Sans oublier de rendre visite à son banquier pour acheter, emprunt ou leasing, une voiture digne de la profession.
Le nombre de concessionnaires explose alors que le volume de la clientèle ne varie pas dans les mêmes proportions. Aucun nouvel exploitant ne crée sa clientèle ex-nihilo. Donc à moins de proposer une prestation ou un produit qui n'existe pas à 50 kilomètres à la ronde, sa clientèle il l'a prend aux autres.
Il a certes de nombreuses connaissances et amis, mais les connaissances ont parfois des habitudes pas commodes à changer, et les bons amis font généralement de "mauvais" clients…

Les chiffres sont complètements loufoques, le principe pas du tout:
Si vous avez 3'000 clients mensuels pour 20 compagnies de taxi, chaque entreprise peut compter sur une moyenne de 150 clients par mois. Augmentez de moitié le nombre de société proposant un service de taxi, et chaque patron se retrouvera avec une moyenne de clients mensuels de 100.
En fait la libéralisation, là je me répète sorry, ne profitera qu'aux banquiers, aux assureurs, aux agents d'assurances et aux nouveaux arrivants (qui eux débuteront l'exploitation de leur entreprise avec une moyenne potentielle de client identique à celle des autres, les "anciens"…)
Bref, trop de liberté du travail, tue le travail.

Dès lors, l'homme entre en concurrence avec l'homme. La subsistance humaine et les obligations contractuelles de chaque fin de mois obligent à ramener de la thune au domicile. Donc à trouver des solutions pour combler le manque créé par la concurrence.
Le nombre d'heures de présence augmente ou les prix baissent. Ou les deux.
Les pouvoirs publics tentent bien de contrôler les différents acteurs économiques et d'équilibrer les chances en édictant des lois et des tarifs maximums pour réguler les marchés, la seule loi à laquelle les tarifs obéissent réellement est celle de la concurrence.

Un ami, qui a monté sa boîte de plâtriers-peintres il y a une quinzaine d'années, m'avouait que pour le même travail il pouvait le facturer selon différents barèmes en fonction:
1°: Du canton dans lequel il se trouvait;
2°: De qui s'acquittait de la facture (particulier, assurance ou régie immobilière).
Mais que depuis quelques années, avec la multiplication des petites entreprises individuelles en peinture, il devait revoir les tarifs d'une bonne majorité de ses contrats à la baisse.
Ce faisant il a limité le nombre de ses employés fixes, et fait appel à des temporaires en fonction des besoins…

Dans l'exemple du chauffeur de taxi indépendant (et c'est certainement valable pour tous les indépendants et les artisans), la seule marge sur laquelle ils peuvent agir, c'est leur revenu mensuel, la rétribution de leur travail.
Les frais qu'engendrent les assurances, les taxes administratives, les frais d'entretien ou encore l'essence, sont des frais "fixes". Dans le sens non négociables.
De même qu'il est difficile pour une petite entreprise, de taille familiale, de négocier avec les gros distributeurs ou autres fournisseurs, sans oublier les incontournables banquiers qui deviennent, crise après crises, de plus en plus intransigeants…
Difficile de voir et de croire que de nouveaux programmes de Libéralisation pourront nous sortir du marasme ambiant et nous sauver de la chute finale. Au mieux aurons-nous un délai supplémentaire avant de choir de nos perchoirs. Au pire aurons-nous allongé notre agonie.
Et dire que de nombreuses personnes sont contre l'acharnement thérapeutique…

Les employés sont quant à eux d'autres innocentes victimes des magouilles des prospecteurs de croissance, et subissent les contres-coups des fluctuations économiques, des baisses de chiffre d'affaire.
Les salariés seront toujours les premiers sacrifiés sur l'autel de la libéralisation, malgré les timides luttes contre le dumping salarial, les C.C.T.,  et autres dispositions devant les protéger des abus de plus en plus fréquents de l'idéologie PéLèRienne.

En attendant que s'effondre le dernier rempart nous protégeant de l'enfer Bleu, ce sont les peuples des pays émergents et non-développés qui subissent les plus vils outrages de cette bande d'extrémistes de la libéralisation.

Nous avons exportés nos usines, nos industries, nos sociétés dans des Etats moins regardant sur les conditions de travail et l'âge des ouvriers, sur l'utilisation de procédés et de produits toxiques que nous voulions absolument ne pas voir dans nos nappes phréatiques ou dans notre atmosphère… Comme si l'oxygène se souciait de nos frontières.
Le tout moyennant des salaires mensuels comparables à l'argent de poches hebdomadaire d'un gosse de nos contrées, vivant dans une famille de working-poor (pour ne pas dire pauvre, parce qu'il n'y a pas de pauvre en Suisse…).

Nous avons exportés nos usines, nos industries, nos sociétés sous des latitudes moins contraignantes parce qu'un peuple qui se tait rend un PLR heureux. Et pour faire taire le peuple, il faut lui donner à manger et de quoi se distraire; il faut préserver son pouvoir d'achat afin qu'il consomme des bien matériels aussi futiles qu'inutiles.
Alors pour que cette libéralisation marche et qu'elle fasse baisser les prix, ("une association de consommateurs a calculé que la baisse des prix qu'entraînerait l'ouverture à la concurrence, ferait économiser aux familles italiennes plus de 1'000 euros par année"), les promoteurs de cette libéralisation ont besoin de ces usines qui nous offusquent. Ils ont besoin que nous évitions de penser à cette vérité qui veut que si nous devions payer nos achats en tenant compte du prix réel de production, de transformation, de transport, et d'entreposage, et en maintenant les marges bénéficiaires des racketteurs intermédiaires, les bonus des traders, les salaires des présidents des comités administratifs et les dividendes des actionnaires, nous ne pourrions plus nous offrit grand-chose!

Malheureusement pour nous, le "capitalisme" est inscrit dans nos mémoires. Je veux dire par là que grâce à notre intelligence nous avons accédé à la vie de nos ancêtres, proches et lointains. La connaissance de notre passé, n'a fait que porter à notre conscience ce que notre corps savait déjà.
Notre biologie savait que nous devions traverser des périodes de manque en ressources alimentaires, nos gènes savent que des périodes de famine ont marqué notre développement tout au long de l'Histoire humaine. Alors, et ce dans un souci de survie, nous avons créé des réserves alimentaires.
Aujourd'hui que notre monde semble stabilisé, nous détruisons les ressources qui garantissaient ces réserves alimentaires dans le seul but de nous gaver, pour quelques uns, et de s'enrichir pour les autres.

Dans ce "cannonball" de la libéralisation, qui oppose l'homme à ses pairs, il ne peut y avoir de véritable vainqueur. Les gagnants y perdent leur Humanité, les perdants leur Honneur.
Mais le plus triste est sans doute que, dans ce marché de la libre concurrence, nous avons fini par y solder nos âmes.

NEMo

samedi 28 janvier 2012

Fiscalité, quand l'impôt se couche.

"C'est un honneur, pour vous, de nous accueillir."
Ainsi pourrions-nous résumer toutes les salamalecs, et autres formules de politesses académiciennes, qui abondent dans les gésiers des richissimes propriétaires étrangers, ou les "agents d'affaires" représentants des sociétés multinationales, lorsque ceux-ci se présentent devant nos préposés cantonaux et communaux des impôts, et leurs supérieurs politiques.
Par la suite d'autres hommes politiques, bien souvent aidés par les médias locaux, se vanteront face à la populace d'avoir réussi à convaincre telle société de s'installer dans nos contrées, et remercieront le Ciel de nous avoir donné la chance de vivre dans une si belle, et accueillante, région, dans laquelle la société "X" saura trouver le terreau nécessaire pour cultiver l'excellence qui auréole sa renommée internationale.

Grâce à "X", des emplois pourront être créés, les commerçants locaux auront leur part de croissance et la région connaîtra une renommée internationale.
Youpie… Grâce à "N", Vevey la jolie est devenue, au regard du monde international, Nestlé-City.

Il est vrai que les grandes sociétés inter et/ou multinationale participent activement à la vie socioculturelle et sportive locale en faisant preuve d'une certaine générosité envers les diverses associations régionales, ou les clubs sportifs; vrai également qu'elles font travailler pas mal d'autochtones qui "réclament" trop souvent, par la suite, quelques petits arrangements auprès des commerçants de la ville…
La grande société fait également voyager ses employés un peu partout dans le monde, et fait venir des employés de toutes les parties du monde. Elle loge ses "expatriés" dans les appartements de la ville, payant tout ou partie des loyers (participant à la crise du logement), et squatte la presque totalité des lits des hôtels de la région (pénalisant ainsi le tourisme…).
Fort de ce constat, la dite société estime, dès lors, qu'elle n'a pas, ou plus, à payer les impôts qui seraient en rapport avec ses bénéfices, et négocie un forfait…

Le Nescafard aime bien faire remarquer que sa Société fait vivre toute une région. Un soldat du chocolat m'ayant même dit un jour que Nestlé "nourrissait la Ville"… Cela m'a autant hérissé le poil que de lire le commentaire d'un M. Broulis qui défend une société "X", ou une autre, en sous-entendant, en plus des arguments déjà évoqués plus haut, que celle-ci paie ses impôts par l'intermédiaire des commerçants qu'elle fait vivre, et les salaires qu'elle verse à ses employés.
C'est franchement capillotracté, mais tout le monde semble l'accepter. Ou presque…

Allez…! Moi aussi j'ai un truc tiré par les cheveux:
Chaque patron est un créateur de place de travail et, grâce à ses années de pratique professionnelle, il a acquis une expérience certaine qui lui permet d'améliorer et d'innover ses techniques de travail; chaque patron qui forme des apprentis assure la pérennité d'un savoir-faire particulier, si cher à la Caste dominante Helvétique. Chaque patron, grâce à ses commandes fait vivre d'autres patrons et artisans régionaux, et par l'intermédiaire des salaires qu'il verse à ses employés, il s'acquitte de ses impôts.
Chaque patron devrait pouvoir profiter d'avantages et d'allègements fiscaux, sans être obligé de tricher sur sa déclaration…
Chaque employé qui, grâce à sa conscience professionnelle et sa quête inachevée de l'excellence, participe à l'expansion et la croissance de l'entreprise, de la société, qui l'emploie et la réussite personnelle de ses supérieur(e)s, devrait voire sa participation fiscale allégée, voire carrément supprimée.
D'autant plus que, par ses nombreux achats, ses loyers, ses leasings, etc…, il participe fortement au développement économique local, et plus…
Ceci sans omettre que chaque citoyen helvétique par son abnégation, son dévouement, sa générosité, sa sympathie et son sens de l'hospitalité contribue au rayonnement international de la Suisse…

Avec toutes ces sottises, il ne resterait plus beaucoup de monde pour payer des impôts en Suisse…
Allez, allons taxer les richissimes vacanciers étrangers, les mafieux, les dictateurs, les actionnaires, les traders, les armateurs Grecs, les présidents de conseil d'administration, Brabeck Vasela est consort…

Tiens, en parlant de Mr. B.:
Et si plus de 4 millions d'employés, qui doivent bien représenter plus de rentrées fiscales réelles que quelques avares fortunés qui se la pètent sur le territoire Suisse, menaçaient de délocaliser leur activité si la Confédération refusait d'accorder ne serait-ce que le salaire minimum de 4'000 francs?

NEMo

mercredi 25 janvier 2012

La Firme.

Un directeur de Novartis avouait, du bout des lèvres, aux journalistes que si sa Société envisageait de fermer une usine en Allemagne (Novartis voudrait fermer une quinzaine de sites sur 80 dans le monde), ils auraient la "Deutscher Jagdterrier", Anguela "Pinscher" Merkel, sur le dos…
Il est possible que la boîte à Vasela ce soit rabattue sur le site de Prangins, en pensant que les p'tis Suisses se laisseraient plus facilement boulotter… Mal leur en a pris!

Tout le tissu socio-économico-politique de la région est monté au front, avec l'approbation de la Confédération, pour sauver emplois et employés menacés et par là-même maintenir l'usine opérationnelle.
Une usine qui, bien que sous utilisée, est encore rentable et venait d'annoncer une augmentation de bénef net de + 7%.
De quoi déconcerter la majorité des observateurs s'y connaissant en économie, ainsi que dans le monde des pharmas…

Après un rude combat, de l'aveu même des différents acteurs, qui aura duré près de trois mois, Novartis cède, plie, revient sur sa décision initiale de fermer l'usine de Prangins en 2016.
Plus de trois cent emplois sont donc sauvés!
Liesse générale, félicitations, congratulations, champagne petits-fours et cotillons…
Certains diront même, à 50 ans, vivre le "plus beau jour de leur vie", d'autres verront la Vierge et les médias parleront de "Miracle à Prangins"…

Cette victoire, celle de la solidarité humaine sur le côté le plus vénal du néolibéralisme, n'a pas été obtenue sans concessions (Fô pas trop rêver non plus):
*Augmentation du temps de travail hebdomadaire, et baisse des salaires.
Le grand patronat helvétique en rêve et le réclame depuis des mois, les employés Novartis l'offre à Vasela. Monsieur Brenneisen, le nouveau directeur de Novartis Suisse dira: "Le personnel nous a apporté des solutions créatives"
* Une sorte de sésame donnant accès à la multinationale, en tant que collaborateur, à certains projets en phase de développement dans les Hautes Ecoles lémaniques.
*Avantages fiscaux accordés aux entreprises innovantes, créatrices d'emplois et qui investissent dans le canton…
*Et le déclassement d'un petit terrain de 21'000 mètres carrés de zone industrielle à zone constructible. Avec la promesse de ne pas faire de logements subventionnés…

Sur les deux derniers points, qui pouvaient prêter à controverse, les élus ayant participé au sauvetage préciseront de concert que l'allègement fiscal n'est que la mise en application d'une loi déjà existante; quand au terrain réaffecté: "Il se trouve sur une zone que de toute façon commune et canton veulent développer".  Que l'opération rapporte, au passage, quelques 20 millions de francs au groupe Bâlois, est en sorte un petit bonus de remerciements.
Les membres actionnaires de la Fondation "Ethos", qui en avaient marre de voire l'action "Novartis" stagner en bourse, ne doivent certainement plus savoir avec quelle main essuyer la dernière goutte…

Bref, deux des quatre points qui furent présentés comme essentiels dans les négociations n'ont pas vraiment l'impact stratégique que l'on souhaite nous faire croire s'ils accordent des faveurs auxquelles Novartis aurait pu de toute manière profiter, sans virer 320 personnes.

Si j'ai bien compris, la nouvelle chaîne de production fabriquera des médocs destinés au marché américain. Désolé de poser cette question, mais si c'est bien le cas, pourquoi l'installer ici?
Depuis 2008 la puissante FDA (Food and Drug Administration), en français c'est plus long et cela donne: "Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux", est sur le dos de Novartis version US. Pour une histoire de sécurité sanitaire (ou d'hygiène) dans des chaînes de production (toujours si j'ai bien compris).

Comme la FDA est bien plus mauvaise que la Pinscher allemande, et qu'elle ne se gêne pas de faire toutes les misères du monde à ce qui n'est pas estampillé "Monsanto", Novartis avait quand même du souci à se faire. Du moins jusqu'à la petite phrase de Monsieur Schneider-Amman: "Le Conseil Fédéral appuiera les mesures qui maintiennent l'attrait de la Suisse pour les pharma (…)", qui mettait un terme à trois mois de tractations.

Au-delà de la sincère satisfaction de voir des grands-parents pouvoir garder leur job, je me dis que sur ce coup-là, Novartis a joué avec quelques coups d'avance, que le PLR en a trop bien profité, et qu'il en tirera profit encore pendant quelques semaines. Au bol, je dirais jusqu'à la mi-mars...

D'ailleurs Monsieur Leuba n'a pas manqué, lors d'un entretien accordé au "24 heures", de souligner que s'il devait "un jour écrire un livre sur sa personne, il commencerait par raconter ces treize semaines de négociations".

Ph. (plus du tout neutre) Leuba en Costner, sauvant le monde économique Suisse d'un conflit chimique mondial; Mister Leuba revendiquant silencieusement le titre de Romand du siècle; Philippe le Bon, dans un clan qui a déjà retrouver sa Brute (Muller) et son Truand (Zweifel).

N'y voyez rien de personnel, je prépare juste quelques "remake", et j'essaie de faire de l'humour cinématographique….

NEMo
Erin, c'est pour la suite...