mercredi 2 novembre 2011

Travailler plus pour... quoi au fait?

Au début de l'avénement "internet" je connaissais un type très sympa qui bossait pour IBM, une callure en informatique, qui nous réglait tous nos petits soucis que nos vieilles gimbardes à puces multitransistorisées nous causaient, au père et à moi.
Il avait beaucoup de choses pour être heureux: le job, une femme adorable et deux bambins mâles...
Petit "hic", il passait son temps en déplacements, de court déplacements de 1 à 3 jours en zone euro, et vivait à fond la "révolution" informatique qui s'annoncait.

De mon côté j'étais plutôt sceptique à l'égard de cet "outil" qui permettrait de "travailler plus vite", "travailler à distance", et surtout de "gagner du temps". Je voyais dans cet appareil la fin du lien "Humain", et l'emprisonnement de l'homme dans le "travailler plusssss".
D'ailleurs je lui ai posé, un jour, la question suivante:
"Si grâce à toute cette informatique tu peux faire en trois jours la même quantité de travail que tu ferais en une semaine, est-ce que les deux jours que tu as "gagné" tu vas les consacrer à ta famille...?"
Sa réponse fut négative.

Il quittât IBM pour signer à LA banque allemande, et l'on s'est perdu de vue. Non pas qu'il ait déménagé, mais ses déplacements professionnels s'allongèrent, tandis que ses fils, sa fierté, grandissaient.
Cela n'a pas raté. Trois ans plus tard, la famille joyeuse se séparait puis, divorçât.

Voilà pour la petite histoire triste.

Travailler plus pour le même salaire, le truc qui fait grimper les murs aux syndicalistes, est une réalité effective pour tous ceux et celles qui ont, comme outil de travail, un ordinateur et tous les "accessoires" qui sont soudés avec.

Sans rentrer dans le détail du "pouquoi du comment", une part sans cesse croissante des employées de commerce et des secrétaires, pour ne parler que d'elles, ramènent au domicile et sur leur compiouteur la part de travail qu'elles n'ont pu achever pendant les heures de bureau.
Ce temps consacré à: "finir les plannings de la semaine", à "une mise jour de la compta", à "finir d'installer de nouveau programme..." ou "écrire la lettre de la dernière minute du boss qui l'avait oublié sur le coin de son bureau", ce temps là est gracieusement offert sans aucunes compensations, ni contre-parties.
Les heures de travail à domicile sont à la gloire de l'entreprise...

L'autre aspect pervers de cette informatisation excessive du monde professionnel se cache derrière la "rapidité" de transfert des données et des courriers.
Pour la plupart d'entre-nous, les consommateurs, le fait de "cliquer" sur "envoyer", et de lire le petit message qui s'affiche sur notre écran d'ordinateur:
"Votre message a bien été envoyé."
signifie pour nous: "Lu", par le destinataire.
Cela demande, à défaut d'une réponse immédiate, un accusé de réception, ou une confirmation de commande assortie d'un "délai de livraison" et, petite kirsch sur la Forêt Noire, un petit "mail" matinal nous informant que l'article sera posté "aujourd'hui".

Cette immédiateté dans la correspondance déborde et influe aussi sur notre vie privée. Si nous acceptons que nous ne puissions tous être "rivé" sur notre boîte à miel, les réponses tardives à nos SMS, textos & co sont assez mal perçus et peuvent parfois provoquer de sacrée crise diplomatique...

Ramené en milieu "commercial", ce "tout, tout de suite" nourrit notre insatiable frustration; transforme un épicurien en ogre vorace, un hédoniste en un irrésponsable inconscient et fait de nous une bande de gamins capricieux.

Et c'est dans cette intenable "impatience" que réside la perversité de ce système:
Parce que sans cesse soumis aux éxigences grandissantes des consommateurs qui souhaitent une satisfaction instantanée, et sachant qu'il est devenu extrêmement facile de faire parvenir des courriels à la "Direction", les employés (travailleurs-consommateurs) n'ont d'autres choix que de tout faire pour combler nos désirs. Ainsi les patrons n'ont plus besoin de "stresser" leurs employés, car les clients (consommateurs-travailleurs) s'en chargent.
Nous nous en chargeons, et parfois même très bien...

NEMo

lundi 31 octobre 2011

120 heures

Un mini-récepteur audio planqué chez Eustache, un minimicro dans les végétations, nano-rétro-projecteur-laser rétinien pour les sms, une carte à puce dans le poignet droit, un GPS dans le lobe occipital et le relevé de compte en impression rectale.
En attendant l'homo tronicus, des petits malins très doués, et très intelligents, ont réussis à planquer un téléphone portable, miniaturisé of course, dans une montre.
L'air benêt que nous avions, quand nous dissertions avec notre main c'est empiré quand, grâce au Bluetooth, notre schizophrénie c'est étalée au yeux de tous...
Mais à quoi va-t-on bien pouvoir ressembler quand, le coude en l'air, nous parlerons à notre montre...? Sans parler des cocards que l'on va se prendre aux heures de pointes...

"On construit des maisons de fous pour faire croire à ceux qui n'y sont pas enfermés qu'ils ont encore la raison", disait Montaigne. Que dirait-il de notre époque s'il revenait...?
La Commission nationale d'éthique pour la médecine humaine redoute de voir le nombre de maladies psychiques se multiplier. En cause la pression au travail qui pousse de plus en plus de gens à recourir à des médicaments pour améliorer leurs performances...
Un tite rose au réveil, la tite rouge au boulot, la tite verte pour planer et la grosse bleue pour "bichounette".
Et "ils" continuent à nous gonfler grave pour quelques plants de canabis!!!

Là, je suis un peu largué. Donc on va causer fric.
106 milliards d'euros pour la recapitalisation des banques, en échange de l'abandon de 50% des créances grecques détenues par ces  mêmes banques. 106 milliards donnés contre 100 milliards abandonnés.
Peut-on penser que les peuples européens vont rembourser la dette grecque?
Le Fonds Européen de Soutien Financier (FESF) est boosté de 440 milliards à 1'000 milliards d'euros.
Pour prévenir les prochaines crises.
Grâce au pricipe du levier [procédé permettant à un opérateur des positions excédant ses capitaux propres. Pour une banque, possibilité de prêter ou d'investir, par exemple, 100 en ne détenant que 20 (levier de 5 pour 1)], les 106 milliards, de recapitalisation, représentent le 9% du montant total de la dette européenne.
Ce qui mettrait une dette européenne à environ 1'000 milliards d'euros.
1'000 milliards d'euros c'est le nouveau montant du fameux FESF.
Quel est le lien? Les banques financent-elles le FESF? L'UE est-elle garante des dettes européennes? A quelle sauce nos enfants vont-ils se faire sucer...?

Petite question intermédiaire: je me demande qu'elle est le meilleure taux de croissance actuel: la dette européenne ou les rejets toxiques de Fukushima...?
Question fric, ça grince dans tous les budgets et l'heure est aux économies... La Suisse, qui se croyait à l'abri de tout dans ses montagnes au coeur de l'Europe, n'y échappe pas.
ONU, Croix-Rouge, BIT, UIT, OMS revoyent leurs budgets de fonctionnement et leurs dépenses, sur sol Suisse, à la baisse. En cause: cherté de la vie en Suisse et à Genève surtout.
Pierre MAUDET, maire de GE, le confirme. Mais pas question de revoir notre niveau de vie à la baisse.
"Il faut offrir les meilleures infrastructures et améliorer les conditions-cadres." Genève est chère, il faut que la dépense se mérite!
Le secteur international emploie 25'000 têtes, près du 10% des places de travail à Genève.
D'après un pote qui a bossé quelques mois à l'OMC, ses revenus liés à son job au bout du lac étaient exempts d'impôts. Travailler dans le secteur international c'est bosser au noir, mais officiellement. Les élus locaux et confédérés appellent cela le travail au "gris"...
Ce qu'il n'a pu me préciser, hormis le fait que certaines conditions de travail n'étaient pas très "suisses", c'est si le "gris" de son travail s'appliquait uniquement aux "intérimaires", ou à l'ensemble des employés.
Dans le second cas, imaginez tout ce qui pourrait échapper au fisc genevois.
Et pour les 300 collaborateurs suisses dont l'OMS va se séparer, que va-t-il se passer? Payaient-ils des cotisations sociales? Le temps de travail auprès de ces organismes internationaux est-il reconnu pour remplir les conditions de bases de l'assurance chômage?
Et les actions syndicales, si actions il y a, ne font pas la Une des journaux.

Aaah la cherté de la Vie Suisse... Un "label" de qualité!
Manor, Migros, Novartis, Schindler, et d'autres exploitent à fond ce filon, en virant du personnel "Suisse", payé en francs "Suisse"...
PSA Peugeot Citroen va passer à la trappe quelques centaines d'employés pour cause... d'Euro trop faible.
Les temps sont durs pour l'économie réelle... et Sarko peut pas sauver tout le monde.

Par contre il a un "fan's club" en terre romande. Une recrue qui promet!
Premier passage devant l'électorat: élection au Conseil national. Elu, mais pas encore assis, ces visions du renouveau libéral font mouches au Conseil d'Etat vaudois. Un CEv qui va lâcher grosso modo 50 millions de nos francs bien forts, et bien chers, pour venir en aide financièrement aux entreprises innovantes.
Une décision qui va à l'encontre des principes libéraux qui condamnent les entorses à la libre-concurrence (c'est pas de moi). A quand une aile UMP en Pays de Vaud...?
Si Novartis en profite cela ne sera qu'une pure coïncidence événementielle. Puis de toute manière, cela devient une habitude planétaire que de faire des cadeaux aux pharmas...
De toute façon, le Suisse et l'Européen, sont très solidaires dans la "souffrances". Ils s'Indignent..!

Quand un étudiant tunisien s'immole, c'est toute l'Afrique du Nord qui s'embrase.
Un homme désespéré fout le feu à lui-même, sa bagnole et ses enfants; une institutrice tente de s'immoler en cours d'école tout comme une vieile dame devant l'Elysée et que se passe-t-il...? Pas grand chose!
En chacun de nous, européens, il y a un chinois qui dort...!

Des bonnes nouvelles pour finir:
Des directeurs de grandes sociétés, anonymes, ont vu leurs revenus bondir de 49% (augmentations, bien sur) par rapport à 2010. Rassurez-vous! le travailleur suisse aura droit à son augmentation lui aussi, c'est l'UBS qui nous le dit... Une augmentation du salaire réel de 0,9% !
36 francs sur un salaire à 4 t ic ets... J'en rate une lettre tellement ça metroue le cul...

Une tite idée à la con: Vu qu'il y a plus de chômeurs en Espagne que de travailleurs en Suisse, on pourrait pas  échanger un mois ou deux? Comme ils font à la télé: On a échangé nos maisons...! Bon bien sur il faudrait qu'ils paient nos factures, et s'occupent de sortir chiens et chats.
Nous ça nous donnerait du repos, et à eux du boulot...

NEMo

dimanche 30 octobre 2011

Les emmerdes...

Vous avez beau budgetiser votre budget, mettre les p'tits sous dans tout pleins de p'tites boîtes ou p'tites enveloppes différentes, en fonction des innombrables factures que vous devrez vous acquitter à la fin de chaque mois; vous avez beau prélever un montant "X" pour la bouffe, et prévoir l'anticipation de l'imprévisible, il y aura presque toujours un moment où vous manquerez de thunes.

Après avoir trimer pendant une bonne partie de l'année. Après avoir supprimer le superflu et garder l'essentiel. Après être quand même parvenu à ne pas zapper la fête des mères, offrir des petits cadeaux mignons-sympas sans léser le budget mensuel, le tout en mettant un mini quelques chose de côté pour d'éventuelles mini-vacances, vous recevez la facture de trop qui vous ré-expédie dans le "rouge".
Et pourtant, les calculs que vous aviez fait pendant "X" mois, sont bons. Même après "Xxx" revérifications...

MAIS COMMENT FONT-ILS?!?
Ch'ais pas! Il doit y avoir un logiciel espion à quelque part qui refait votre compta à votre insu, une activation silencieuse de la web-cam, qui informe le chef des Gremlins, qu'il y a un peu trop d'argent sur un compte-boîte-alu dont personne, excepté vous, ne connaît l'existence...

Le Gremlins fait le tour de tous vos fournisseurs de factures pour "voir" s'il n'y aurait pas une ou deux "surprise" cachées sous un tas de fichiers informatisés, histoire de piquer ce fric que vous avez planqué...

Si par bonheur vous êtes à jour dans vos ponctions, et même un peu en avance, le chef des Gremlins ira voir le Grand Gargamel pour que celui-ci envoie "la Fouine" vous bouffer quelques câbles électriques sous le capot de votre voiture.
Maintenant si "la Fouine" ne peut accéder à votre garage, le Grand Gargamel invoquera l'Esprit Trompeur du Sahrkoder qui jettera un sort sur l'électronique de votre véhicule. L'électronique c'est cool pour les pannes, ça vous empêche de faire marcher la concurrence entre garagistes....

Le concessionnaire vous dira alors le prix de la pièce défectueuse. Il vous informera que la pièce ne peut être reprise, à cause d'une programmation informatique personnalisée au modèle de votre voiture.
Vous ferez tout votre possible pour rester "zen", en redoutant de payer l'échange d'une pièce en bon état de marche.
Vous essayez calmement de poser quelques questions un peu plus "précises", histoire de mieux cerner le problème de votre véhicule, et là le chef d'atelier vous répond:
" Je ne sais pas, il faut essayer pour voir.."
Vous vous offusquez en remarquant qu'à 170 balles de l'heure un "je ne sais pas " est difficilement acceptable.
La belle dentition de votre interlocuteur vous aide à comprendre que: "il y a beaucoup de pièces susceptibles de provoquer ce genre de défaut, mais, selon l'expérience que nous avons de ce modèle, je pense que nous avons cerné le problème..."
Donc, n'ayant pas vraiment d'autres choix, vous faites confiance au "professionnel", et vous allongez 600 balles pour une voiture toujours en panne...

Menacer, pester râler n'y changera pas grand chose... vous aurez droit à un café gratuit.
Dans un bref moment d'égarement vous appelez "Linsig" pour savoir pourquoi vous prenez toutes ces tuiles sur le coin de la boîte à réfléchir....
Et pour finir vous allez voir un pote mécano qui vous répare la voiture pour... 120 francs!
Parce qu'en fait, CE N'ETAIT PAS L'ELECTRONIQUE QUI MERDAIT!

Une semaine plus tard un ivrogne défonce votre caisse, et votre meuf vous largue en prétendant "vouloir vivre SA vie". Elle aurait pu y penser AVANT de décider d'être en cloque...

Vous levez les yeux au Ciel en vous demandant. "Pourquoi...?". Inutilement. Le vieux Barbu a pris en retraite anticipée depuis plus de deux milles ans, après avoir remis la boîte à son fils....  Un "bleu" qui n'y connaît rien aux ficelles du métier et qui a préféré se la péter sur Terre en faisant quelques tours de passe-passes, avant de convoler avec la Claudia Schiffer.

Comme le disait Chirac: " les emmerdes, ça vole toujours en escadrille".

NEMo

samedi 29 octobre 2011

Notre histoire

Jusqu'où pouvons-nous remonter dans l'Histoire de nos ancêtres, retracer la filiation de père en père en arrière grand-père et leurs géniteurs?
Qui sont nos premiers "papa" et "maman"?
Adam, Eve et tonton Noé ?

Cela serait beau, poétique, rassurant, magique et mystique. Cela expliquerait en partie pourquoi nous scrutons le Ciel avec autant d'assiduité, de fascination et de respect.  Papa serait-il en haut...?

La version de nos Origines, éditée par les Saintes Presses Religieuse, est loin d'être convaincante et, malheureusement pour nous, l'esthétisme de nos premiers parents biologiques est loin, mais très loin, d'être présentable. Cependant nous leur rendons un hommage discret, d'une certaine manière, en dessinant notre généalogie au travers d'un "arbre".

Afin d'éviter pour aujourd'hui de heurter la sensibilité de ceux, et celles, qui voient en l'Homme une créature n'ayant plus aucuns liens avec une quelconque bestiole velue, bondissant joyeusement de branches en branches et bouffant une végétation, que nous fumons, mangeons ou buvons pratiquement tous en clopes, salades ou tisanes; pour éviter de froisser l'ego de ces mêmes personnes qui renient l'animalité de l'être humain, je me vois un peu contraint d'aller encore plus loin dans nos Origines et de nous dégotter d'autres "parents".

Ils semblerait que le lien nous unissant aux dinosaures soit rompu grâce à je ne sais quelle météorite tombée quelque part dans un bled qui ne s'appellait par encore les States...
Mais franchement, que ce soit un scud cosmique ou un Big bang datant de mathusalem qui ait permis notre avénement, cela ne change pas grand chose au fait que nos Origines se trouvent bel et bien dans la Voûte Céleste.

A partir de là, c'est un peu comme dans les bonus DVD-Blu-Ray qui nous propose une fin "alternative".
Parce que je me suis retrouvé face à un léger dilemne qui me demandait de choisir entre une fin "poétique", ou une fin grossièrement "blasphématoire"...

Donc comme je viens de voir un film Disney, la fin sera jolie...:

Par ses poussières d'Etoiles, le Cosmos a ensemencé la Terre.
Les enfants émergèrent des Eaux tumultueuses.
Gaïa, en Mère Bonne et attentionnée, mît à leurs disposition tout ce qui était nécessaire à leurs survies et leurs développements.
Elle tenta, et tente encore désespérement aujourd'hui, d'inculquer les valeurs Justes et Vraies de la Vie à ses enfants, afin de les préparer à connaître leur Père.
Car ne sommes-nous pas, tous et toutes, Fils et Filles de l'Univers?

NEMo




















Fin alternative:
Avertissement les commentaires contenus dans cet articles ne reflètent pas...
En fait, si vous partagez Foi chrétienne et Respect Divin et que vous ne supportez pas que l'on profane le nom de votre Seigneur, la Bible ou le Coran ou la charte des banquiers: Arretez-vous là!












Pour les autres, c'est ici.

(...) plus loin dans nos Origines.

Tout seul dans l'Univers, Dieu s'emmerde grave. Alors pour passer le Temps et se distraire un peu de ses parties de billards galactiques sur WII sport resort, one player, Il se tape de temps à autre un petit "cinq contre Un".

Résultat: dans un vacarme assourdissant du Tonnerre de Dieu (il peut se le permettre, il n'a pas de voisins...), Dieu se répand dans l'Univers.
Commence alors une course effrénée contre la Mort de ses Méga-Super-Têtards... Un nombre incalculable d'entres-eux périssent carbonisés dans la fournaise spermicide des étoiles naissantes; d'autres sont goulumants avalés par l'apétit féroce des gargantuesques Trous noirs...

Un M-S-T survit, et parvient à trouver son "ovule". La rencontre est cataclysmique. Le M-S-T éradique toutes vies infectieuses sur la surface de son ovule.
Dès lors, et dans un décor apocalyptique, la genèse de l'homo-sapiens peut commencer...

Je vous ferai grâce de l'histoire du "Oôh Marie, si tu savais...."

NEMo
Qui s'en va dire une centaine de "Notre Père" et s'auto flageller.

jeudi 27 octobre 2011

Croissance ?! Ok, mais l'inverse.

[Un jour que je pestais contre l'hégémonie informaticienne qui contrôle nos faits et gestes, un pote, qui bosse dans un Centre de média Romand, m'a demandé:
"Quel est le meilleur moyen de bloquer notre économie, de mettre une grosse pagaille dans le système...?"]
Je vous laisse gamberger...

Les problèmes de traffic, cela me connaît. Mon job me fait baigner dedans une bonne dizaine d'heures par jour. Quand je suis motivé et de bonne...
Donc pas besoin de compter pour se rendre compte que des voitures, il y en a définitivement trop. Trop de voitures qui sont mono-occupées.
07h30-08h30. Les nescafards finissent de descendre des collines pour se rendre au bureau, chacun dans SA voiture: bouchons!
Deux heures plus tard c'est au tour des nescafardes de venir en ville, chacune dans SA voiture, pour faire des emplettes et retrouver leurs copines du quartier chic: ralentissements!
Entre 11h30 et 13h30, tout le monde bouge en voiture: emmerdements!
Et des 15h30 (15heures le vendredi): cela ne sert plus à rien de s'énerver...!

La vitesse moyenne d'un véhicule qui traverse Vevey durant ces périodes est de 10 km/h.
Il est même possible de faire des pointes à 2km/h, si vous arrivez par le Nord de la ville, en direction Gare.
Alors si quelqu'un propose de baisser la limitation de vitesse en ville, ne ricanez pas. Il serait bien capable de vous faire aller plus vite...

Vous pouvez réflechir à tous les plans de circulation possibles et inimaginables, cela ne servira à rien tant que le nombre de véhicules se rendant aux mêmes endroits, et aux mêmes heures, n'aura pas diminuer.
Là je parle essentiellement de Nestlé-City, mais cela n'est pas très différents dans les autres villes de moyennes et grandes importances.
Tous les quartiers centre-ville et proximité Gare sont ralentis à cause de la surpopulation des piétons.

Tous le monde peste contre la circulation, mais encore trop peu nombreux sont ceux qui laissent leur voiture au garage, ou la revende. Par contre TOUS sauront reconnaître le "bien-être", et le "plaisir" de déambuler dans un centre-ville "libéré" de l'emprise des automobiles. Cette observation se fait généralement pendant des vacances à l'étranger... Bref.

La plupart des municipalités veulent faire de leur Centre-ville le haut-lieu régional du commerce et du secteur tertiaire; chaque ville, dès 15'000 âmes, souhaite que son Centre-ville soit "The Place to Be!"
Cela marche tellement bien que les services d'urbanisme locaux doivent jongler avec la sécurité des usagers pour que: voitures-piétons-cyclistes-transports publics et livreurs, puissent accéder, et circuler, dans une ville qui rétrécit à mesure que son économie croît!
Question:
Lequel de ces usagers, que je viens de citer, faudrait-il supprimer des villes pour que cela redevienne respirable?

Autre aspect du problème:
Vevey s'approche des 18'000 habitants. Un petit 12'000 d'entre-eux aurait un job. Selon le faux syndic, il y aurait environ 11'000 place de travail sur le territoire communal.
(11'000, c'est aussi le nombre de voitures traversant le village de Chexbres en une journée. Soit une toutes les huit secondes, à peu près. Durdur de traverser...)
Sur ces 11'000 places disponibles, combien sont-elles occupées par des autochtones? Quel pourcentage représente le nombre de salariés, résidants entre Vevey et La Tour-de-Peilz, travaillant à Vevey?
Le chiffre ne peut pas excéder les 45%.. Qu'en est-il des autres villes?

Pour je ne sais quelles obscures raisons les patrons ont décidés que la majorité de leurs employés devraient perdre leur temps sur les routes, ou dans les transports publics.
Serait-ce pour éviter de croiser, dans le bistrot du coin, ceux qui auront été "injustement" virés?
Ou pour éloigner l'élément "parasite" sur la disponibilité de l'employé que représente la proximité de la famille?
Aux heures de pointes le traffic routier, et autoroutier, est saturé, tandis que les trains sont bondés.
Ce qui démontre bien que ni le réseau routier et ni les CFF ne sont capables de résorber, d'assurer et d'assumer, SEUL, l'intégralité des déplacements professionnels de la population.
Solution proposée: Augmenter la capacité de transports de certains axes. Fini les jumelles, on fait des triplés.
Autre solution: Cesser, une bonne fois pour toute, de vouloir déplacer les foules inutilement!

Le temps passé dans les transports, publics ou privés, génère plus de stress qu'autre chose; pour ceux qui s'enqueutent sur les routes, le risque d'accident s'additionne au stress.
De plus, les émissions de produits nocifs, et toxiques, croissent au même rythme que les "frais" de déplacements à la charge de l'employé.
Ceci sans compter les risques d'arriver en retard sur son lieu de travail. A moins d'être plus malin que les autres, et de ne pas voir ses enfants avant de partir, tôt le matin...

Rien que de bonnes raisons pour encourager tout ce petit monde à travailler "local"!
Qui sont les même bonnes raisons pour soutenir la consomation "locale". Ce qui permettrait une croissance endogène de notre agriculture...
Parce que toutes les péripéties auxquelles sont confrontés les "voyageurs" pendulaires menacent également l'acheminement de notre approvisionnement alimentaire.
Plus la distance entre le site de production et le lieu de consommation est grande, plus le risque de ne pas voir arriver le "produit" augmente. Et augmente encore si vous passez par un intermédiaire "transformateur-préparateur"...

Là je vais rêver éveillé...: Arrêter d'importer des marchandises que notre agriculture et nos paysans peuvent produire, et cesser nos "caprices" alimentaires peut, ou pourrait, permettre à bien des peuples de récupérer leurs terres arables. Et, à terme, amener un début de solution valable à toutes ces famines chroniques...
Fin du rêve.

J'ai envie de croire que la démondialisation est possible en Suisse.
La particularité topographique de ce pays qui délimite naturellement les territoires, peut permettre la régionalisation, et une pseudo indépendance, de certains cantons, districts ou autre; la géographie particulière de ce pays peut ouvrir la voie de l'auto-gestion de certaines régions. Sans pour autant envisager une quelconque "sécession".
Et ce schéma s'applique très bien à plus petite échelle. Une ville pourrait trés bien disposer de terres cultivables, et d'une partie du bétail nécessaire à l'alimentation de base des citoyens, tout comme la construction, l'entretien et l'exploitation de ces "fermes" favoriseraient des emplois locaux.

La décroissance, la non-croissance, la croissance négative, la démondialisation, ou je ne sais quelles autres appellation apporteraient beaucoup de bonnes choses dans nos régions. Certes moins de profits spéculatifs, mais un bénéfice Humain sans nulle autre pareil.
Et, à choisir entre un système actuel qui nous ruine sans contreparties, et un système qui nous ferait gagner moins d'argent, mais développerait le mieux vivre, je choisi le second...

NEMo

mercredi 26 octobre 2011

Le gentil comptable.

Suis un modeste petit indépendant qui fait de son mieux pour ne pas avoir trop pas de sous à la fin du mois...
Pour remplir ma déclaration d'impôt j'ai fait appel à un expert en chiffres, pour qu'il mette un peu d'ordre dans les miens.
Du coup, ce que je faisais tenir en une page A4, format paysage, et huit colonnes est devenu trois pages A4 et une bonne douzaine de "colonnes" à la "Crésus" dans le vieux compiouter de mon comptable...

Mais ma "grincherie" du moment ne porte pas la dessus...
Il y a une possibilité sympa qui permet aux indépendants de déduire leurs tickets café-resto.
Le truc "Public relation" qui permet de promouvoir votre petite entreprise à mondre frais, de déduire tous les frais de pub et tout ce qui serait assimilable à de la prospection. Normal, me direz-vous.
Mon comptable peut aussi déduire l'amortissement du véhicule. "Je vous fais un amortissement à 40%" qu'il m'a dit... en bon commerçant. C'est de bonne guerre, soutiendrez-vous.

J'me déduisais aussi un petit 8,33% à de mettre de côté pour me reposer quelques semaines par années. Mais: "Nous savons très bien que cette argent est utilisé à d'autres fins que celle pour laquelle vous le déduisez. Donc vos retenues pour vos vacances ne seront pas prises en compte dans vos déductions."
Parole de préposé aux impôts.
L'Etat est déjà bien gentil de prendre en compte tous les efforts financiers qu'il me faut consentir pour maintenir ma petite entreprise à flots, "Il" ne va quand même pas sponsoriser le temps, contre-productif pour économie suisse, que je souhaite consacrer à mes vacances...

Revenons à mon comptable.
C'est intéressant tous les petits bidouillages que l'on peut faire sitôt que l'on connaît les "rouages" d'un système. A un moment je m'étonnais même de l'état de santé de ma situation financière... mais je vais pas tout vous raconter. C'est quand même un peu trop "public" ici, comme confessionnal.
Cependant il y a quand même eu quelques données qui me laissèrent perplexes. C'est là que mon comptable m'a dit que : "La comptabilité n'est qu'un reflet de votre situation financière. Un reflet dont vous pouvez régler teinte et luminosité à votre guise. Vous pouvez ainsi choisir quelle activité de votre entreprise vous souhaitez mettre en avant, et de même manière: occulter. Il faut juste que les chiffres que vous présentez soient plausibles." J'ose à peine imaginer toutes les embrouilles dont sont capables les experts-pros-docteurs de la finance, ceux qui brassent des milliards de milliards!

Tous ces gros chiffres à multiple zéros finissent par nous donner le vertige, mais représentent-ils vraiment l'état financier réel de notre monde?
L’Europe aurait les moyens de verser les 2'000 milliards d'euros nécessaire pour stabiliser la situation financière actuelle; le PIB Suisse tournerait autour de 500 milliards de nos francs, le PIB mondial serait à 57'000 milliards de dollars et le montant TOTAL des produits dérivés bancaires frise les 600'000 milliards de dollars... Je reprends le dernier chiffre annoncé, et je pose une simple question:
"Où sont, dans quelles banques sont stockés les 6'000 milliards billets de 100 dollars...?"

Le Revenu National Brut de la Suisse était pour 2010 de: 593 milliards de francs.
Au 31 décembre 2010 la Poste avait comptabilisé 54,3 milliards de francs en circulation (pièces et billets).
Autres questions naïves:
"La différence (593-54) existe-t-elle réellement, physiquement?"; "Si oui, où se cache-t-elle?"

Un certain Mr Greenspan préconise qu'une banque peut s'endetter jusqu'à hauteur de dix fois le montant de ses capitaux propres. Là, je vais faire une chose pas correcte: supposer un calcul.
Si des puristes du chiffre s'en offusquent, j'accepterai très volontiers toutes les infos susceptibles de répondre à cette petite question innocente: "Combien y-a-t-il d'argent (le vrai, le palpable) en circulation dans le monde?
En attendant la réponse, j'ai suivi le conseil de M. Greenspan et j'ai fractionné les deux gros chiffres mondiaux que j'ai à ma disposition. 10% du PIB mondial + 10% du montant des produits dérivés. Ensuite me suis imaginé que tout le système s'effondrait et, que dans un élan miraculeux de solidarité humaine, cet argent était distribuer, équitablement, à chaque être humain respirant sur la planète (6890 milliards au premier janvier 2011).
Chacun de nous obtiendrait 9'535,5 dollars. Autant dire presque RIEN!
Du coup je comprends cet entêtement à vouloir nous garder sous pression, à nous garder "endettés" et à promouvoir la croissance coûte que coûte... Les caisses ne sont pas aussi pleines que l'économie (la fausse) veut bien nous faire croire, du moins pas pour tout le monde.

Alors bossez brave gens, faites tournez le peu d'argent qu'il y a en circulation dans le système pour que, au passage, et mensuellement, certains puissent prélever, un peu plus à chaque fois, de quoi rembourser des dettes qui, bien souvent, ne nous concernent pas vraiment.

NEMo

lundi 24 octobre 2011

J'aime ce bout de Terre...

J'aime ce bout de terre sur lequel je vis...

Si tout le bassin lémanique est un réel plaisir visuel, la moitié Est du Léman, le "Haut-Lac", est tout simplement magique.
Que vous soyez sur l'autoroute en descendant de Chexbres, ou remontant de Villeneuve; que vous soyez assis-e sur un banc au Mont-Pélerin, à Chardonne, Caux ou sur une chaise le long des quais veveysans, le panorama est à chaque fois époustouflant.

365 peintures vivantes différentes au réveil.
Luminosité, teintes, décors, tout change de manière incessante au gré des courants éoliens et/ou lacustres, au rythme des saisons.
Fort heureusement, les flans des montagnes qui nous séparent du Val d'Abondance ne sont pas propices à l'urbanisation oligarchique acharnée, préservant ainsi la vertigineuse beauté de cet environnement, sauvage et mystérieux, sur lequel naissent et dansent les nuages.

Je ne pousserai pas le patriotisme jusqu'au chauvinisme en disant que j'habite la plus belle région du monde.
Dans un premier temps parce que la Nature nous offre continuellement en partage, partout et sans aucunes discriminations, son goût immodéré de la Beauté, et fait de nous les témoins quotidiens de son auguste Puissance.
Ensuite parce que je n'accorde que peu d'importance à une identité nationale ou étatique, et que ma "patrie" ne connaît ni frontières, ni limites territoriales imposées par l'homme.

Par la terre sur laquelle nous marchons, par l'air que nous respirons, nous sommes en constante relation avec ceux qui vivent en même temps que nous sur cette planète. Alors pourquoi m'enfermerais-je dans une "identité" Suisse, Vaudoise ou autre? Le seul (dés)avantage que je trouve à cette "identité est: que cela facilite le travail du facteur...

De toute façon quelle identité nationale peut-on bien défendre lorsque le boulanger de Chur ne comprend pas son homologue genevois? A quelle unité nationale peut-on se référer quand une recrue zurichoise, en perme à Vevey, et un taximan autochtone doivent parler English pour se comprendre?
Et même quand ils parlent tous le Suisse-allemand, ils peinent à se comprendre...

Si ce melting-pot culturel fait le bonheur des tubes digestifs touristiques qui peuvent se régaler de: Papet vaudois, de saucisson vaudois, de röstis, de choucroutes, de croûtes au fromages, diverses fondues et autre plats typical "Régiônaal" comme une planchette de charcuterie de chasseur Haute-Valaisanne, tant mieux.
Et si vous ajoutez à cela de magnifique "landscapes", c'est tout bénef pour Swiss Tourism.

D'un autre côté cette multiplicité culturelle, linguistique et maintenant politique; les divergences sociales entre montagnards, agriculteurs et citadins ayant chacun sa propre influence dans son "milieu", ajouté à la présence autoritaire des corrupteurs banquiers associés aux racketteurs d'assureurs, n'est pas sans me rappeler la description socio-economico-politique d'un pays d'Extrême-Orient, lue dans un ancien "Manière de Voir". Le numéro 110.

J'ai imaginé Freysinger et son pote le vieux tribun en Taliban, Poggia en Moudjahidine. Pour le Pachtoune j'hésite encore Darbellay et Levrat. Vous fournissez tout ce petit monde en kalaches, stingers et bombes à sous- munitions et nous pourrions avoir une copie européenne de l'Afghanistan.
Puis dans 4 ans, après avoir bien lorgné-raccolé auprès de Sarko & Co, Fathmin Derzaï serait "Président"...

Heureusement, ce n'était qu'un cauchemar...

Comme je vous le disais en intro:
"J'aime ce bout de Terre sur laquelle je vis."
Et, comme tout un chacun, je suis prêt à le défendre, à la défendre. Non pas parce que je suis Suisse Vaudois ou veveysan, mais simplement parce que nos enfants y vivent dessus, et que cette Terre est notre Mère.

NEMo