jeudi 17 avril 2014

Israël aussi...

(Article sur la montée de l’extrême droite.)

Quoique accoutumé aux arguties, le Parlement israélien a accueilli le 8 février 2011 un débat plutôt étrange sur le « problème de l’assimilation » des femmes juives compagnes de Palestiniens. Organisatrice de la rencontre, la députée Tzipi Hotovely, présidente de la commission pour la promotion des femmes du Parlement, a expliqué : « L’identité juive est l’un des principaux objectifs de [la] commission » et « malheureusement le phénomène du mariage mixte concerne surtout des femmes juives qui épousent des musulmans ».
Parmi les intervenants se trouvait M. Benzi Gopstein, dirigeant du groupe extrémiste Lehava (« Prévention de l’assimilation en Terre sainte »), une organisation connue pour son apologie de la haine et de la violence contre les Palestiniens et les demandeurs d’asile africains. Lui-même s’est distingué, entre autres, pour son éloge de l’homme qui avait poignardé un non-juif soupçonné de vouloir séduire une femme juive. Au lendemain de sa condamnation à dix-huit ans de prison pour meurtre, en juin 2012, M. Gopstein déclara : « C’est triste de voir un Juif jeté en prison alors que, à l’instar de Simon et Lévi, il ne fait que préserver l’honneur d’une fille d’Israël, Dans un Etat juif normal, il aurait reçu une médaille. Cet homme est un héros et non un criminel. »
De son côté, le Dr Zvi Tsamaret, alors directeur général du ministère de l’éducation, estime que les écoles « sont en train de fournir des efforts pour renforcer l’identité juive pendant les cours, en éduquant les élèves aux valeurs de la famille ». Sous son mandat, le ministère de l’éduation décida d’interdire l’enseignement de la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les écoles car elle stipule le droit de chacun à se convertir à une autre religion et à déménager dans un autre pays. Autant de dispositions qu’il estimait contraires aux valeurs promues par le système éducatif.
Il ne faut pas croire que Mme Hotovely appartienne à un parti marginal de droite. Elle est membre de la grande formation au pouvoir qui préside aux destinées d’Israël depuis près de trente ans : le Likoud. Non seulement le débat tenu par la commission ne li causa aucun tort, mais elle gagna en popularité et fut même promue par son parti aux élections primaires de 2013. Quant au Dr Tzamaret, il n’appartient pas au parti extrémiste Israël Beitenou de l’actuel ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman ; il n’a fait que suivre les directives de son ministre d’alors, M. Gideon Saar, membre du principal courant du Likoud et qui occupe désormais la fonction de ministre de l’intérieur. A ce titre, il œuvre activement à l’emprisonnement des demandeurs d’asile, sans aucune forme de procès.
Le premier ministre Benyamin Netanyahou n’est pas en reste. Devant un parterre de chrétiens israéliens désireux de s’engager dans l’armée et confrontés à l’opposition de la communauté arabe, il s’est laissé aller, affirmant : « Nous appliquerons la loi et poursuivrons toute personne qui tentera de vous empêcher de vous enrôler et de contribuer à l’Etat juif. » Puis, se rappelant la nature de son auditoire, il rectifia, parlant de « notre Etat et notre société ». Déjà, en 1997, durant son premier mandat de premier ministre, il avait provoqué un énorme scandale en soufflant à l’oreille du grand rabbin cabaliste Kadouri que « la gauche a oublié ce que cela signifie d’être juif ».
(…)
Ainsi quand une personnalité politique de droite – ou centriste – veut vilipender un adversaire, elle l’accuse de soutenir « un Etat pour tous ses citoyens », expression la plus détestée car elle signifie des droits égaux pour tous. Pour la droite et le centre, Israël ne peut être qu’un Etat juif – un Etat qui défend la suprématie juive. Au point que, fin décembre 2013, la députée du Likoud Miri Regev, ancienne porte-parole de l’armée israélienne, a déposé un projet de loi interdisant le droit d’association à toute organisation « qui nie le caractère juif de l’Etat ». Si ce projet de loi a peu de chance d’être voté – le gouvernement a récemment rejeté une proposition de loi similaire -, il reflète à coup sûr les intimes convictions de la rue.
La droite bénéficie également du fervent soutient de rabbins racistes. Trois cents d’enre eux, en majorité des fonctionnaires de l’Etat, ont notamment pris la défense du rabbin de Safed, M. Shmuel Eliyahu, qui a émis un psak (ordonnance religieuse) interdisant aux Juifs de sa ville de louer ou vendre un bien à un non-Juif. Le procureur général a jugé inutile de les poursuivre en justice. Dans le livre Torat Ha’ Melekh, écrit par plusieurs rabbins, il est écrit que, « s’il y a une raison de croire que des enfants de gentils [les non-Juifs] puissent un jour nous nuire, il est permis de les tuer délibérément ». Là encore, le procureur général a décidé de ne pas engager de poursuites.
En janvier 2010, le projet de loi prévoyant la distribution équitable des terres appartenant é l’Etat entre tous les citoyens, juifs ou palestiniens, déposé par le député arabe israélien Ahmed Tibi a été rejeté. En Israël, la plupart des terres palestiniennes ont été confisquées à leurs propriétaires au lendeman de la guerre d’indépendance de 1948 – mais dans les faits, elles ont été saisies de nombreuses années après la guerre, à des citoyens « techniquement » israéliens. Ce mot à son importance : jusqu’en décembre 1966, les citoyens palestiniens d’Israël vivaient sous administration militaire. S’ils avaient accès au vote et étaient également éligible, leurs droits civiques étaient sévèrement restreints.
 
Mais cette égalité de jure ne s’est jamais traduite par un partage du pouvoir. Aucun parti palestinien n’a jamais été intégré à la coalition au pouvoir. Même Itzhak Rabin, illustre martyr de la gauche sioniste israélienne, n’a jamais permis aux Palestiniens de rejoindre sa coalition :Ils étaient invité à la soutenir de l’extérieur. Etre exclu de la coalition signifie que vous n’avez aucun contrôle sur les allocations des ressources publiques. Ainsi, les villes à majorité palestinienne reçoivent moins de subventions et d’aides que les autres. Les Israéliens palestiniens n’ont pas accès à une série d’avantages sociaux réservés aux Juifs qui ont fait leur service militaire. Pas étonnant alors que 53% des Palestiniens soient considérés comme pauvres.
Quand on parle d’Israël, l’occupation de la Cisjordanie est souvent la première question soulevée. Mais l’occupation, et la volonté d’Israël d’annexer des zones entières de la Cisjordanie, n’est qu’un exemple, quoique le plus grave, du concept de suprématie juive, endémique et droite. Israël a dû faire face à un flux considérable de demandeurs d’asile africains, essentiellement originaires d’Erythrée et du Soudan, la droite s’est totalement déchaînée. Pour M. Netanyahou, les cinquante-cinq mille demandeurs d’asile constituent une « menace nationale », et il a érigé un mur le long de la frontière égyptienne. Le gouvernement a créé des centres de détention où ces derniers pouvaient être emprisonnés pendant trois ans, sans procès équitable. La Cour suprême a fini par abolir cette loi, mais le gouvernement s’est contenté de réduire la période de détention maximale à un an.
 
L’apologie du racisme était habituellement le lot de l’extrême droite israélienne, notamment du parti Kach du rabbin nationaliste Meir Kahane, assassiné en 1990 à New York après avoir été membre de la Knesset, dont il a ensuite été exclu. Frappé d’interdiction de se présenter aux élections de 1988, ce parti a été déclaré organisation terroriste après le massacre du tombeau des Patriarches en 1994 : Baruch Goldstein y avait froidement assassiné vingt-neuf Palestiniens. Plusieurs adeptes ont néanmoins essayé de se faire élire. En vain.
On peut expliquer leur échec par le fait qu’ils ne sont plus nécessaires dans le paysage politique. Kahane avait l’habitude de dire que « dans tout Juif, il y a un petit Kahane », et il n’avait peut-être pas tort. Mme Hotovely et M. Danon pourraient aisément appartenir à son parti. Des adeptes mécontents de Kahane ont révélé que l’actuel ministre des affaires étrangères, M. Lieberman, est un ancien membre du parti Kach. Il n’a pas démenti. Par ailleurs, le vice-président de la Knesset et membre du Likoud Moshe Feiglin a rédigé un projet de Constitution ouvertement proche des idées du rabbin Kahane. Les positions de ce dernier, autrefois interdites, sont devenues monnaie courante en Israël.
Cette hystérie constitue un démenti cinglant aux allégations de la droite, qui se prétend soucieuse de la sécurité des citoyens. Ce qui la dérange vraiment, c’est qu’il y ait des non-Juifs en Israël même. En mai 2012, les députés Regev et Danon ont organisé dans le sud de Tel-Aviv un rassemblement contre les demandeurs d’asile qui a viré à l’émeute : des Africains ont été attaqués par la foule déchaînée et leurs échoppes brûlées, souvent après avoir été pillées. Après avoir enflammé les foules en traitant les Africains de « cancer », Mme Regev a tenté de se rétracter, malgré un beau lapsus : « Je n’ai jamais comparé ces infiltrés à des êtres humains. » Le gouvernement n’a pas levé le petit doigt.
Pour la grande majorité de la droite, la citoyenneté israélienne est une coquille vide et creuse : seul compte le fait d’être juif ou non. L’utilisation du terme « Israélien » dénote une filiation à gauche car il intègre tout l’éventail de la population. Parler aujourd’hui des « Israéliens » revient à reconnaître que tous les citoyens israéliens – pas seulement les Juifs – sont des compatriotes. M. Shimon Pérès n’avait-il pas affirmé après sa défaite électorale de 1996 que « les Israéliens ont perdu et les Juifs ont gagné » ?
Dommage que le président Pérès ait oublié ses propos. Officiellement les « Israéliens » n’existent pas, le gouvernement ne les reconnaît pas. Si les citoyens d’Israël étaient avant tout israéliens plutôt que juifs ou arabes, citoyen d’une même république, le gouvernement ne serait-il pas contraint de les traiter sur un pied d’égalité, ce qui n’est pas le cas, de nombreux droits étant réservés à ceux qui effectuent leur service militaire, c’est-à-dire les Juifs ? Et les tribunaux, encore et toujours, ont donné leur accord. En octobre 2013, la Cour suprême a décrété que « l’existence d’une nationalité israélienne n’a pas été établie ». Quand le gouvernement lui-même, soutenu par la justice, refuse de considérer Israël comme une République, la suprématie juive – actuel cheval de bataille de la droite – remporte une victoire après l’autre.
 
Ecrit par: Yossi Gurvitz, journaliste et photographe, Tel-Aviv.

N.

mardi 15 avril 2014

Malaise...

... Républicain.
Une triste affaire de viol sur une collégienne de 16 ans, survenue en septembre 2013, et tenue secrète pour les besoins de l’enquête débouche aujourd’hui sur un prélèvement massif d’ADN sur plus de 500 personnes masculines, collégiens, profs, concierges, staff technique, etc. afin d’aider la Justice à démasquer le coupable.
Peut-on se réjouir de voir autant de profil ADN étudiés et comparés pour la recherche d’une vérité ou plutôt s’en inquiéter ? Parce que celui qui refuserait de se soumettre à cet intime prélèvement, sera considéré comme suspect et mis en garde à vue.
Ce qui complique la ‘’chose’’ c’est que pour effectuer ces prélèvements, la justice a besoin du consentement de l’élève ET des parents. Le jeune ado de treize ans, qui ne saisit pas encore toute la portée d’un tel acte, va répondre favorablement à l’attente des enquêteurs. Mais si les parents s’y opposent, l’enfant sera-t-il mis en garde à vue ?
On peut défendre la chose en ce disant que si une personne n’a rien à cacher, elle n’a pas de raison de se soustraire à cette enquête. De mon point de vue, ce n’est pas une motivation suffisante pour nous forcer à livrer le code le plus intime et secret de notre existence. Malheureusement, à notre époque, la parole de l’homme ne vaut plus rien et dans ce système judiciaire qui considère tous ses concitoyens comme de potentiels coupables, il ne suffit plus de clamer son innocence, il faut la prouver.
On peut également se dire que ces nouveaux moyens d’investigations facilitent grandement le travail des enquêteurs : Plus besoin de recueillir, d’écouter et de retranscrire de multiples témoignages ; plus besoin de longs interrogatoires et d’établir de portraits robots.
On convoque aujourd’hui un collège pour des prélèvements ADN ; demain ce sera dans une rue ; après-demain tout un quartier.
Dans cette affaire de viol, pour retrouver un coupable, plus de 500 personnes seront fichées, et la Justice promet de détruire les échantillons non correspondants au besoin de l’enquête. Là-dessus je veux bien la croire : les petits bâtonnets et la petite carte annexe seront détruits. Mais en sera-t-il de même pour les données informatisées liées au séquençage et à la comparaison des ADN ? Rien n’est moins sûr dans un système qui veut tout savoir de tout le monde ; rien n’est moins sûr de la part de gouvernements qui nous entraînent dans une paranoïa sécuritaire et qui plantent des systèmes de surveillance à presque tous les coins de rues.
Mais refuser le fichage, refuser de confier votre ADN à la Justice fait de vous un coupable potentiel. Si ce n’est pas pour le viol en question, c’est certainement pour une autre raison. Une raison qui pourrait intriguer la Justice.
Dans la Constitution Française, l’article 66 dit: « Nul ne peut être arbitrairement détenu », et mission est donnée à la Justice de garantir la défense des libertés individuelles de ses citoyens.
Sous couvert d’une affaire sordide dont quasiment tout le monde ne sait rien, la liberté individuelle de 536 personnes est bafouée par la menace d’une détention arbitraire.
A une certaine époque, la CIA participait à des opérations sanitaires dans des régions, en Amérique du Sud plus particulièrement, en noyautant des campagnes de vaccinations gratuites des populations villageoises vivant retirées dans des collines où la bannière étoilée était plutôt mal perçue. Un peu de sang était prélevé et rapatrié discrètement vers les States pour séquençage des ADN et voir, si au passage, il n’avait pas retrouver quelques chefs guerrieros ‘’terrorista’’.
Pour le cas de cette jeune collégienne française, je dis que OUI, le coupable doit être retrouvé et puni. Mais les adultes doivent veiller à que cette sordide affaire ne serve pas de prétexte pour débuter un fichage généralisé des populations.

... Malaisien.
Un mois et une semaine. Et toujours pas de nouvelles du vol de la Malaysian Airlines disparu le 8 mars dernier.
Des suppositions en tous genres ; des zones de recherches extensibles à géométrie variable ; de possibles débris repérés par des satellites mais introuvables sur l’océan Indien ; des signaux de boîtes noires qui sont captés juste avant que celles-ci se taisent définitivement et maintenant un nappe de kérosène qui ne provient pas d’un bateau. Mais pas de cadavres, pas de morceaux d’ailes qui flottent ; pas de coussins, de gilet ou je ne sais quels autres gadgets susceptibles de rester en surface.
Non, le MH 370 a coulé en un seul morceau et repose par 4'500 mètres de fond. Trop profond pour les appareils robotisés de recherche. Trop profond pour amener une réponse définitive aux familles des victimes qui, après s’être fait virer des hôtels malaisiens pour laisser la place aux écuries de F1, peuvent continuer à nourrir le fol espoir de voir un de leurs proches, surgir de nulle part et franchir la porte de la maison.
En attendant, la disparition de cet avion demeure un mystère total dont l’explication la plus logique reste sa perte dans l’Océan Indien suite à…
Pas d’explosion en vol, pas d’acte terroriste, pas de collision en plein ciel avec un appareil militaire non identifiable, pas d’ovni et le Boeing n’a pas été projeté, ou aspiré hors de l’atmosphère terrestre par un phénomène magnétique inconnu et il ne s’est pas désintégré lors de son ‘’retour’’ sur terre dans une de ses manifestations lumineuses récemment observée.
Pour certains, le commandant de bord se serait suicidé, après une longue méditation ; tandis que d’autres identifient le Boeing disparu sur l’aéroport de Tel-Aviv, pensent à une tentative avortée de ‘’11 septembre’’ sur des gratte-ciels Malaisiens, supposent un vol pur et simple de l’appareil ou une autre tentative, également avortée par l’US Air Force, d’un raid kamikaze contre la base US, Diego Garcia.
Bref : Personne ne sait rien, officiellement, et le mystère demeurera entier pour quelques temps encore.

Nemo.

dimanche 13 avril 2014

Objectif: 1850.

Elisons-nous celles et ceux qui nous gouvernent vraiment ?
Une question qui revient fréquemment; comme cette pensée qui dit que le secteur économique et financier est au pouvoir. Et le ‘’programme’’ de cette élite dirigeante, sa feuille de route, la voie sur laquelle les gros industriels, les multinationales et le patronat s’engagent, se caractérise par le dumping social. Avec l’assentiment des divers gouvernements, élus par la voix populaire concernée.
Les peuples, les ouvriers ont beau manifester, s’opposer aux polices, faire des grèves ou signifier démocratiquement leur ‘’ras-le-bol’’ par les urnes, rien n’écarte les politiciens du chemin qui mène la classe ouvrière vers sa paupérisation.
Président, ministres ou députés peuvent bien annoncer « entendre le mécontentement de la rue », encore faudrait-il qu’ils l’« écoutent » avec le même intérêt porté ne serait-ce qu’au président du Medef, par exemple.
Entre tomates pourries et caviar, le choix est vite fait. Et au final, les entreprises bénéficieront d’un cadeau de ‘’X’’ dizaine de milliards d’euros, tandis que l’ouvrier smicard verra, grâce à un savant calcul de marchand de tapis, son salaire annuel gonfler de 500 euros. 500 euros qui augmenteront son pouvoir d’achat de 1,3698630137 euro par jour. La richesse se profile à l’horizon…
Pour obtenir ces 500 euros de plus, par année, le gouvernement nouveau a fait cadeau aux entreprises des cotisations, en faveur des allocations familiales, perçues pour chaque employé engagé au salaire minimal.
500 euros qui seront déjà amputé de 20 ou 40 euros pour une sorte de remise à zéro des comptes EDF, à cause d’une précédente augmentation trop… timide de l’électricité. Qu’ils nous disent…

Dans un pays en proie à des difficultés liées au chômage le signal donné aux entreprises est clair.
Lorsque le premier ministre nouveau explique le controversé Pacte de responsabilité, qui demande aux patrons d’engager en échange du joli cadeau gouvernemental, il n’oublie pas de rappeler, de rappeler à son électorat ouvrier, que pour qu’une économie soit compétitive et prospère, il faut réduire les coûts du travail.
Dans un pays presque gangrené par le chômage, les conditions sociales sont en places pour permettre aux ‘’patrons’’ de tenir leur ‘’promesse’’ d’engagement en échange d’un salaire équivalent au Smic.
Les baisses d’impôts et autres suppressions de cotisations en faveur des entreprises entreront en vigueur quasi immédiatement ou au début 2015 ; la baisse d’impôt promise au Peuple interviendra en 2017, année d’élection…

J’ai entendu sur une des chaînes d’infos en continu un syndicaliste faire remarquer, au sortir de la première rencontre avec Mr Valls, que le gouvernement nouveau était le premier a exonérer les entreprises des cotisations pour les accidents et maladies professionnelles. Ajouter à cela le lent démantèlement des alloc’ familiales et vous obtenez des perspectives salariales d’avenir pour les employés qui ressembleront à celles en vigueur en 1850. Revenir en arrière dans le futur : concept philo-quantique intéressant, n’est-il pas ?

L’intention du Pacte de responsabilité donne des idées chez nous, en Helvétie. Baisse d’impôts pour les entreprises et celles-ci prendraient à leur charge des infrastructures jusque là dans les prérogatives étatiques, comme la création de crèches-garderies, par exemple, qui deviendraient « d’entreprises ».
L’emprise du ‘’patronat’’ sur l’existence extra-professionnelle des employés et futurs employés a déjà commencé, en douce, par les écoles professionnelles qui reçoivent des dons, des financements, de la part de sociétés multinationales.
Cela s’appelle la croissance organique, la version libérale de l’expansion économique à la Chinoise. L’implantation de l’Empire du Milieu en terres africaines s’est faite, en grande partie, au coup de constructions de routes, d’autoroutes, d’écoles ou d’hôpitaux. Nos multinationales ont très bien saisi l’idée et l’appliquent à merveille en construisant des réfectoires et des fitness d’entreprises, des jardins publics ou des Musées.
En exagérant la chose à l’extrême si une multinationale ne paie plus ni cotisations salariales ni impôts à l’Etat et qu’elle se charge de gérer tous les aspects sociaux liés aux employés, à quoi vont bien pouvoir servir nos politiciens ?
Le patron aura les pleins pouvoirs sur la vie de ses employés sans que ceux-ci n’aient le moindre moyen de défendre leurs intérêts. Tu veux pas bosser pas aux conditions imposées ? Tu mangeras pas.
Tu veux manifester ? Les heures passées à porter la banderole seront déduites de ton salaire. Au mieux…

Quand cesserons-nous de croire en ces chimères que sont la croissance, notre pouvoir d’achat et la création d’emplois ? Quand nous réveillerons-nous ?

Nemo.

samedi 5 avril 2014

Le meilleur de nous-même.

Dans un monde idéalisé, l’enfant qui paraît deviendrait la symbiose réussie de ce qu’il y a de meilleur dans le cœur et l’esprit de ses parents et, par conséquent, les générations à venir devraient être meilleures que les précédentes. Alors, sommes-nous meilleurs que nos ancêtres et le genre humain se bonifiera-t-il encore grâce à nos descendants ?
L’amélioration de notre hygiène de vie en général a contribué au recul de la mortalité infantile tandis que les découvertes de la médecine ont permis de sauver ces vies par la suite. A un point tel qu’aujourd’hui, certains technodocteurs professeurs-chercheurs émérites de notre santé, avancent que notre espérance de vie augmenterait de trois mois chaque année…
Du coup je pourrais affirmer que les enfants qui naissent de nos jours, dans ce cocon de civilisation moderne qu’est le notre, sont en meilleure santé et plus robustes que les enfants nés il y a moins d’un siècle ? Permettez moi d’en douter…
 
Si je ne partage pas l’enthousiasme des éminents spécialistes de notre santé physique, je pense qu’intellectuellement, il n’y a pas photo.
L’accès facilité à une très grande partie du savoir et des connaissances humaines favorise et encourage le développement, voire la maturation, de l’esprit. Cette très nette amélioration de nos ‘’savoirs’’ multiples pourrait poser la question de savoir si la qualité de nos connaissances est proportionnelle à la quantité d’informations emmagasinée ? Pour faire simple : Est-il préférable d’en connaître ‘’juste ce qu’il faut’’ sur tout, ou être incollable dans deux, voire trois, domaines spécifiques ?
L’enseignement public qui doit préparer et fournir les employés de demain met en place de nombreuses ‘’passerelles’’ qui donnent aux élèves la possibilité de ‘’changer’’ de classe en fonction des résultats obtenus en cours d’année, de changer de ‘’spécialisation’’.
Un élève ‘’X’’ peut passer à un programme scolaire supérieur si ses évaluations le placent bien au-dessus de ses copains de classes (l'inverse est aussi possible) ;
un élève ‘’Y’’ peut se lancer dans des branches techniques une année et finir dans les langues mortes l’année suivante.
L’école argumente que ces possibilités migratoires sont là pour aider l’élève à trouver la voie qui lui conviendrait le mieux et favoriser l’apprentissage des matières concernées.
Cette migration scolaire se retrouve dans le monde professionnel : les employés restent entre deux ans et demi et trois ans chez le même patron. Les différents coaches en réalisation personnelle arguent que cette instabilité professionnelle est valorisante dans le fait qu’elle nous permettrait d’élargir le champs de nos connaissances. D’un point de vue muet du patronat, cette volatilité conseillée du personnel est du pain presque béni : Pas besoin de trop réfléchir sur des plans sociaux liés aux prochaines restructurations. Le personnel migre de lui-même.
Il y a une trentaine d’année, les patrons rechignaient à lire les CV long comme un jour sans pain, surtout si le trois quart des infos racontait vos multiples expériences professionnelles de 12 à 18 mois. Les patrons de l’époque engageaient sur le long terme et favorisaient la persévérance.
Aujourd’hui on peut changer de classe au (presque) au gré de nos envies ; on change de copine au gré de nos envies ; on quitte des jobs et on divorce pour des caprices d’ados post pubères qui ne supportent pas de prendre des pieds au cul.
Cela rend-il, et rendra-t-il nos enfants meilleurs que leurs petits copains du siècle passé ?
En un siècle les perspectives professionnelles, la santé et confort de nos futurs hommes se sont considérablement améliorées. Pourtant, il y a plus de suicide chez les jeunes (jusqu’à 25 ans) de nos jours, qu’il y a cent ans. Pourquoi ?
Une des réponses est à chercher dans l’accompagnement des enfants, par leurs parents ou des proches du cercle familial, qui garantissait une certaine sécurité autour de l’enfant, le mettant ainsi en confiance.
L’enfant ne se retrouvait jamais seul, livré à lui-même, lors des examens, des rites ou autres épreuves jalonnant son développement jusqu’à l’âge adulte. L’enfant savait que les parents, ou autres ‘’examinateurs’’, étaient présent et prêt à intervenir si les choses devaient mal se passer.
Prenons l’exemple le plus banal qui puisse être : Apprendre à marcher.
L’exploit ‘’physique’’ cache un formidable travail du cerveau qui doit coordonner le fonctionnement de quasiment tous les muscles du corps pour déjà 1° : trouver une position d’équilibre puis, 2° : déstabiliser le corps pour le mettre en mouvement en passant par des points d’équilibre alternatifs successifs.
Mais au-delà de ce fantastique travail cérébral de ‘’calcul’’, le plus important reste la confiance de l’enfant induite par son entourage pour qu’il, ou elle, lâche la chaise, le coin de la table ou du canapé pour "Oser" aller vers les bras qui se tendent à une distance, ma foi bien lointaine, la première fois.
Le courage de se confronter au déséquilibre du ‘’vide’’ est pris parce que l’enfant sait, sans pouvoir l’exprimer, que ces bras qui l’attendent, et qui l’ont jusqu’à présent toujours porté, vont le rattraper s’il trébuche. L’enfant devine que l’adulte sera là pour l’aider à se relever et le réconforter s’il venait à tomber. Ca, c'était avant!
N’est-il pas pitoyable d’observer que les gamelles de nos petits bouts alimentent de plus en plus les séquences, "zapping", "vidéos gag" et autres "bêtisiers" sur nos chaînes de télés et que nous puissions en rire ?
Mais surtout, sur quel soutient de ses parents pourra compter l’enfant plus tard, si ceux-ci se gondolent déjà sur les chutes de leur progéniture ?
 
Parce que nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours il faut leur apprendre la frustration, l’échec, l’humiliation, et j’en passe, pour les préparer au monde de l’adultère.
« Nous ne vivons pas dans un mode de Bisounours », excuse débile fournie par des personnalités égocentrées attachées à leur vénale réussite et qui ne voient la vie que d’un seul œil.
A mesure que nos enfants grandissent, nous leur retirons leurs rêves, notre soutient et notre confiance. Je comprends que l’opinion publique préfère taire le suicide chez les jeunes…
Mais avant d’en arriver là, nous leur avons aussi enlevé leur ‘’magie’’, leur aptitude à être en relation avec la Réalité pour leur imposer notre réalité.
A 8 mois, Norrin avait saisi le principe du « Kotegaïshi » ;
à une année et des poussières, sa mini main ‘’colle’’ sur une bouteille de soda en PET de 2 litres, vide au deux-tiers, lève la bouteille et la ramène vers lui ;
à deux ans, il casse les pieds à sa mère pour qu’elle réponde au téléphone, qui sonnera trente secondes plus tard ;
à 3 ans il sort de sa chambre en disant « Je veux voir Franklin et ses amis », il allume la télé et tombe sur « Franklin et ses amis » ;
à 4 ans il me soutient mordicus que Thomas, qu’il voit pour la première fois, lui a dit « Bonjour », cela fait deux ans que je transporte cet enfant handicapé et JAMAIS un mot n’est sorti de sa bouche. Ni dans la voiture, ni dans la classe spécialisée qui l’accueille, ni chez lui. J’ai demandé.
Il y a quelques mois, mon ti bonhomme se redresse d’un coup sur son lit en pleine nuit, me réveille et me montre avec insistance le Monsieur dans le coin de la chambre. Bibounette avait souvent la compagnie d’un ‘’ombre’’ dans sa chambre aussi et Shaïma croise/croisait régulièrement des chats ‘’imaginaire’’ dans son appartement, ce qui lui a fait très peur.
Et je suis sûr que ce ne sont pas des cas isolés, que dans chaque famille il s’est produit de petits événements que l’esprit logique des adultes s’est empressés de ranger dans la case ‘’hallucinations’’ de son cerveau puis de les oublier. C’est vrai quoi, on habite pas à Euro Disney ! comme dirait Samin.
 
Nos enfants viennent au monde avec la connaissance de ce qui fut, ce qui est et de ce qui sera, disait la grand-mère. Nos enfants sont empli d’une ‘’magie’’ qui leur permet de voir des choses que nous avons oublié de regarder. Ils essaient tant bien que mal de nous montrer l’Univers qui entoure notre petite réalité, de nous montrer une autre voie à suivre mais nous nous refusons de les écouter.
Je finirai avec cette petite histoire qui s’est déroulée alors que le ptit Nono devait avoir trois ans et des brouettes.
Un bel après-midi de dimanche qui avait motivé une promenade en forêt. Après avoir marché un bon moment, je regarde le ciel au travers des branchages des arbres qui nous cernaient et lâche :
« Oh oh, nous sommes perdu… »
Et là le ti bonhomme que je portais contre moi, pose ses petites mimines sur mes joues, me regarde droit dans les yeux et me dit, d’un air ‘’sérieux’’ :
« On est pas perdu, on est là.»
 
Et si nous revenions là?
 
Nemo.

mercredi 2 avril 2014

Odus est tombé.

La petite phrase a quelque chose d’hollywoodien pour les accrocs des grosses productions cinématographiques U.S.
Le drama de : « Olympus est tombé », dans le première version de la « Chute de la Maison Blanche », une version nettement plus ‘’testotéronée’’ que la pitrerie présentée par Channing Tatum et Jamie Lee Fox (en rôle de président US qui joue du RPG), sans oublier la fille du gentil héros qui s’extrait des décombres de la Maison Blanche, au ralenti, pour aller au devant des avions l’US Air Force, drapeau à la main, et empêcher la destruction de la demeure présidentielle. Un air de déjà vu dans « The Rock » avec Nicolas Cage et ses fumigènes jaunes.
Olympus, Olympe en Maison Blanche. Comme si le locataire des lieux avait quelque chose en commun avec papa Zeus.
Z’ont pas la grosse tête nos cousins ricains...
Nous avons aussi eu droit à un épisode « Fallen » dans la quadrilogie Transformers, un méchant ‘’autobots’’ qui n’aimait pas beaucoup les chétifs humains, une sorte de Satan mécanique refusant de s’agenouiller devant l’Homme.

Odus est tombé. Comme si je ne l’avais pas remarqué, tiens. Il me restait quatre gélatines et le jeu me propose une combinaison, mauvaise of course, qui me donnera trop de bonbons rouges supprimés.
Odus c’est ce ‘’hibou’’, somnolant sur un croissant de lune dans les étapes nocturnes de Candy Crush Saga. Déjà qu’un hibou qui pionce la nuit, ça le fait juste. Alors si en plus de ça il se pète la tronche, en prenant l’air ‘’surpris’’, dès qu’il est fortement déséquilibré, c’en est à se demander dans quel centre de désintoxe la société King est allé le récupérer. Après le perroquet unijambiste qui tombe de son perchoir, voici le Hibou Alzheimer qui oublie qu’il a des ailes.
Bref. Après « La chute du Hibou bleu », le jeu m’enfonce un peu plus avec son « Vous avez échoué », et me propose des coups supplémentaires pour 1 modeste franc suisse de plus. Il y a même des bonus en promo, genre Manor, à 99 centimes !
Et comme il n’est pas question que je paie des extras dans un jeu gratuit, que je participe au million quotidien qu’encaisse la société King, j’attends que ma jauge de vie soit pleine avant de retenter l’expérience des p’tits bonbons de couleurs…

C’est que ce serait un tantinet addictif ces p’tits jeux à la con. Une tite partie en attendant le prochain client, en attendant que le four finisse de cuire le repas, en attendant que le marchand de sable se pointe.
Une tite partie qui fait que l’on ne voit pas arriver la personne avec laquelle on a rendez-vous et qui frappe à votre fenêtre (de voiture) pour vous dire : « Coucou, je suis là… »
Une personne qui risque d’attendre que nous finissions nos 5 derniers coups avant de ‘’fermer’’ le jeu et lui dire « Bonjour ».
C’est pas beau le progrès de la connectivité instantanée qui vous fait envoyer des ‘’vies’’ à des photos de profil. « Aidez Philomène à débloquer le prochain épisode », « Envoyez une vie à Marius »… Et pendant ce temps, quelqu’un attend à côté de nous…

Nemo.

samedi 29 mars 2014

Egalité pour tous.

Je vous le dis d’entrée de jeu, je pense que c’est une belle utopie.
Déjà parce que nous voulons tous ne pas ressembler à notre voisin. Ensuite parce qu’il y a des grands et des petits, des gros et des maigres, au masculin comme au féminin.
Il y a également des ‘’visages pâles’’, des ‘’jaunes’’, de sombres crétins et des Brits qui ne supportent plus le soleil ; des manuels, des intellectuels, des matheux, des philosophes, des pyromanes, des cleptomanes, des vaginales, des clitoridiennes et des ‘’non-d’une-pipe’’ aux gros nichons.
Nous sommes tous du même descendant, mais nous vivons sous des latitudes différentes et nous avons des ‘’attentes’’ différentes concernant la promesse de la Vie.
Je vous entends déjà : L’égalité ce n’est pas ça !
Soit…

Alors ce serait ce truc qui donnerait à Jean-Michel Rochat, paysan de sa région, ou Juan Miguel Fernandes- Rocha de la Sainte Fatima, carreleur-artisant, les mêmes droits que ceux dont jouit Peter Brabeck, ponte suprême de la société financière Nestlé (exemple choisi de manière aléatoire).
Belle pensée si les deux premiers cités étaient invités à bouffer des pines d’huître en caviar lors de conférences de presses champagne ; Belle idée étant donné, qu’à part avoir redessiner un logo, fait de beaux sourires sur les photos et piqué l’eau dans des nappes phréatiques qui alimentent des villages, Mr Brabeck ne sert à rien.
Tous les trois ont le même ‘’droit’’ à la parole. L’un d’eux est encensé pour sa théorie fumeuse de la « valeur ajoutée » qu’amène ses laquais aux ressources qu’ils volent à l’Humanité ; un autre s’en sert, dans l’indifférence presque générale, pour défendre tant bien que mal son exploitation familiale. Quant au dernier, il a vite compris qu’il fallait mieux se taire.
Tous les trois peuvent circuler librement sur le territoire Helvétique (à condition d’avoir la bonne autorisation de séjour), ils peuvent accéder à un logement, avoir un travail, acquérir une voiture, un smartphone ou un paquet de capotes ; tous les trois ont la même obligation de contracter une assurance-maladie. Ils reçoivent chacun leur déclaration d’impôts et chacun d’eux est soumis, de manière égale et inversement proportionnelle, à la partialité fiscale.
Tous les trois peuvent recourir au système judiciaire de notre pays, mais tous n’ont pas le même avocat. Reformulons cela : Si les deux premiers ont un avocat qui s’occupe de toutes leurs affaires, le dernier peut se payer un avocat spécialisé dans le domaine litigieux du moment.
[La Nestlé peut même s’offrir un avocat qui refusera de s’exprimer en Français lors d’une interview filmée par la télévision nationale. Vous pourrez me dire qu’il y a cinq verbiages différents en Suisse (Français, Allemand, Italien, Romanche et Anglais), toujours est-il que l’homme de loi a dit son texte en Espagnol !]
Revenons à nos moutons. Le premier galère sous les contraintes administratives et sanitaires, pour maintenir son exploitation à flot ; le second rame et accepte les jobs sous-payés tandis que le dernier attend tranquillement sa rente.

« A travail égal, salaire égal », aiment à répéter les Don Quichotte de l’égalité sociale.
Il faut faire tomber les différences salariales liées au genre. Ma foi pourquoi pas, c’est bon pour le PIB et la consommation des ménages. Du coup, pourquoi ne pas s’en prendre aussi aux inégalités salariales liées à la pénibilité du travail, et se demander pourquoi un gus, qui ne sert à rien, est payé des centaines de fois plus qu’un brave homme qui construit quelque chose avec ses mains ?
Nous avons tous le même droit à accéder à un logement, mais notre feuille de salaire rend très inégal le ‘’luxe’’ dans lequel chacun vit ; nous devons tous contracter une assurance-maladie, mais notre état de santé et notre âge rend très inégale les primes que chacun paient.
Les gouvernements ‘’entendent’’ les revendications de la rue, mais ils ‘’écoutent’’ les complaintes de ceux qui trônent au sommet de la pyramide économiques.

L’égalité pour tous est devenue un fourre-tout politique dans lequel n’importe quel lobby peut s’engouffrer. Il faut défendre les minorités : cela part d’un bon sentiment mais la seule minorité qui est farouchement défendue et infailliblement entretenue appartient au monde de la finance et des banquiers.
Les végétaliens revendiquent leur droit à ne pas manger ce qui provient d’un animal. Cela part d’un bon sentiment, on les écoute et aujourd’hui ils veulent imposer leur ‘’régime’’ dans les cantines scolaires, avoir leurs restos Vegan alors que chaque carte de menus dans chaque restaurant a une page salades.
La loi sur la famille (France) veut permettre à des couples homosexuels ‘’d’avoir’’ des enfants. L’envie de materner ou d’être père est peut-être le sentiment le plus légitime qui anime l’humain. Cependant, certaines personnes ont choisi une vie différente en toutes connaissance de cause, en sachant très bien que leur relation leur fermait la voie de la reproduction naturelle.
Si la pensée de l’Egalité veut donner de la reconnaissance à certaine unions et le respect de la différence, cette pensée doit-elle ‘’effacer’’ les conséquences négatives d’un choix librement consenti ?

Nos politiciens parlent d’égalité. Certains dossiers nécessitent une persévérance proche du harcèlement de la part de leurs défenseurs pour pouvoir être mis en ‘’lecture’’, tandis qu’il suffit d’une simple invitation dans un palace renommé pour d’autres. L’égalité d’écoute et de traitement s’insère dans un emploi du temps relativement chargé, vu que certain élu trouve encore du loisir pour alimenté une chronique hebdomadaire dans un quotidien du coin.
Egalité de traitement… Tous les partis politiques d’un pays sont-ils représentés de manière ‘’égale’’ dans un gouvernement ? La répartition des sièges à la ‘’proportionnelle’’ dans les différents hémicycles répond de manière négative à la question.
Ce qui fait que certaines lois peuvent passer en force.
Pour accéder à la Berne fédérale il faut comprendre, à défaut de le parler, le suisse-allemand. Pour être conseiller fédéral, il faut le parler. Sept conseillers fédéraux pour quatre régions linguistiques. Le ‘’sept’’ serait un chiffre porte-bonheur paraît-il…
Et s’il n’y avait que ça… Nous devrions boire 1,5 litre d’eau par jour. Nous en utilisons 9x plus quotidiennement. Nous pourrions en faire voyager un peu pour ceux qui n’en ont pas. Au lieu de cela nous chions dedans.
« Ne mangez pas trop gras, trop salé ou trop sucré » ; « mangez 5 fruits et légumes par jour ». Belles consignes quand d’autre ne mangent pas du tout.
Selon l’OMS, l’apport journalier en vitamine C n’est pas le même pour les européens ou pour les africains. Nous, prétendument civilisés, nous en avons besoin de plus.
L’enseignement public se veut laïc et maintient hors de ses enceintes tous signes religieux. Mais une bonne partie de son calendrier des vacances est conditionné par des fêtes religieuses liées au christianisme, avec les petits bricolages imposés aux tout jeunes élèves pour les décos de Noël ou de Pâques en sus.
La population de Crimée vote son rattachement à la Russie pendant que les Palestiniens aimeraient bien voir les colonisateurs s’en aller ; la Russie est un dangereux envahisseur, Israël est une victime.

L’égalité, comme la Justice, est devenue un principe qui s’applique de manière arbitraire et si nous devions l’appliquer en suivant les multiples exemples que nous montrent nos dirigeants, le bordel sur terre serait encore plus grand que ce qu’il est actuellement.
Fort heureusement l’Egalité est ancrée dans le cœur de l’Humanité parce que l’Homme, et je ne parle pas de celles et ceux qui se sont laissés corrompre par le pouvoir, ressent dans ses entrailles les injustices commises envers les minorités et il essaie, tant bien que mal, d’y remédier avec les modestes moyens dont il dispose.

Nemo.

samedi 22 mars 2014

Sdravo, camarades.

Il était surprenant, vendredi matin (le 21 mars) sur les chaînes télévisées d’infos en continu, de voir l’homme le plus impopulaire de France, François Hollande, un peu plus ‘’agité’’ que d’habitude pendant la lecture de son communiqué de presse annonçant la suite des sanctions envers des personnalités russes. Un peu moins ‘’droit dans ses pompes’’ comme quand il commente la tribune de Nicolas Sarkozy.
Faut bien reconnaître que Vladimir Poutine n’a rien à voir, ni avec un quelconque président Centrafricain, ni avec un dicteur déchu, ou en passe de l’être. Pourtant, une campagne médiatique visant à salir l’image du Président de la Fédération de Russie a bien été lancée, il y a plusieurs semaines déjà. Une campagne lancée par une affirmation, dans certains médias, traitant Poutine : « D’homophobe ».
Dans le délire collectif occidental, Vladimir voudrait, comme les Inuits, pouvoir continue à chasser le phoque, serait un dictateur, et la concrétisation de la volonté démocratique du peuple de Crimée est comparée à l’annexion de l’Autriche, par Hitler, avant la seconde guerre mondiale.
Quand on voit à quelle vitesse il a emballé la péninsule Ukrainienne, prenant tout le monde au dépourvu entre le moment de l’annonce du controversé référendum et la distribution des passeports Russe, je me demande pendant combien de temps encore, Monsieur Poutine va tolérer que l’on salisse sa réputation ?
Du coup, Mr Hollande aurait dit que ce n’était pas bien de comparer la Russie à une dictature. Si j’en crois les ‘’brèves’’ qui défilent en bas de l’écran.

Aux derniers échos journalistiques il semblerait que l’UE envisagerait de se résigner à l’idée d’une Crimée Russe ; il semblerait aussi que les 28 n’arriveraient pas à se mettre d’accords sur d’éventuelles sanctions économiques envers leur puissant partenaire. La Russie c’est quand même le 4eme producteur de céréales mondial (derrière les USA, la Chine et l’Inde) et fournit un tiers des énergies fossiles que l’Europe consomme. L’UE peut-elle se permettre de claquer la porte à Rosnef (qui, avec sa production de 3,3 millions de barils par jour est parmi les premiers producteurs d’hydrocarbure de la planète) ou à Gazprom ? Sans omettre de multiple liens commerciaux qui lient les deux ‘’continents’’.
Pourtant la France envoie 4 avions de chasse en Pologne et deux avions radar pour garder un œil sur les frontières Baltes. L’UE serait prête a passé l’éponge sur la Crimée, laissant (peut-être) à Kiev le soin de négocier avec Moscou sur la suite des réjouissances, mais ne souhaite pas que M. Poutine poursuive sa distribution de passeports dans d’autres Etats voisins. Cette volonté peut très bien être comprise par toutes les parties en présence.
Je pense même, et là ce ne sont que des pensées de p’tit bloggeur amateur, que Vladimir Poutine serait disposé à discuter avec l’UE sur le ‘’sort’’ de l’Ukraine, si Bruxelles tenait les Etats-Unis éloignés de la table des négociations. Ce qui au final serait logique.

Quand le pouvoir a changé de main à Kiev, les spéculateurs et les investisseurs ont commencé à se frotter les mains. Si le chantage au gaz n’a pas encore été initié, il y a des minerais qui ont vu leur cote grimper en bourse. Comme le Nickel qui a augmenté de 20% en une petite quinzaine de jours.
L’UE s’était aussi engagée, dans les premières mesures de « Bienvenue en Europe », à payer la facture de gaz de l’Ukraine à la Russie. Il y a deux jours (me semble) Barroso est revenu sur cette annonce en gelant le dit remboursement, ce qui a permis au premier ministre Russe, Medvedev, de réclamer un arriéré de factures de 16 milliards de dollars à Kiev. La paix ukrainienne pourrait bien dépendre de juteux accords commerciaux.

Le plus énervant dans tout ce bordel c’est que tout ce qui se passe là-bas, ne change absolument rien au quotidien des millions de chômeurs qui galèrent dans la misère européenne ; tout ce remue ménage international n’aide en rien les SDF, ni celles et ceux qui se lèvent le matin pour 8,50 euro de l’heure ; tous ces bavardages hyper médiatisés ne relèvent en rien les salaires minimaux, ne résout pas les conflits syndicaux et n’amène rien de concret dans la vie économique de 80% des européens.
C’est bien que, grâce à Julie, monsieur Hollande ait retrouvé ses couilles. Cependant il ferait mieux de les mettre au service de celles et ceux qui l’ont soutenu lors de sa campagne présidentielle, de mettre au pas les patrons du Medef et de tenir ses promesses électorales, au lieu d’aller faire le coq devant Poutine. Hollande a beau avoir fait ami-ami avec Barack, le plus burné de l’UE demeurera toujours Angela Merkel !

Si tout se passe bien, il n’y aura pas de conflit armé entre l’UE et la Russie, et pendant que tout les européens regarderont à l’Est avec une anxiété savamment entretenue, Barack et ses potes Juifs pourront nous mettre du TAFTA bien profond.
Si cela se passe mal et que Flamby décide de se la jouer Bush Jr pour faire grimper sa misérable cote de popularité dans l’hexagone, je vous le dis franchement : Je sais pas où on ira.
Dès la fin du second conflit mondial, les States ont essaimé leurs bases un peu partout sur le territoire européens. Des bases qui accueillent les forces de l’OTAN. Donc si tout ce petit monde venait à jouer du missile, il y aura forcément des pertes américaines.
Des morts que les vieux militaires US, qui rêvent depuis leur naissance d’éradiquer le communisme sous toutes ses formes, voudront s’empresser de venger. Du coup, pour s’attirer les bonnes âmes musulmanes, Poutine pourrait perdre une tête nucléaire sur Tel-Aviv…

Obama est relativement à l’abri sur son continent. Il a la temps de voir venir et peut jouer tranquillement au petit roi du monde. Ils ont aussi assez d’espaces pour supporter l’explosion de quelques têtes nucléaires. La Russie aussi.
Pour nous, gentils européens qui ne demandons rien à personne c’est plus compliqué. Bon cela réglerait les prises de tête environnementales, cela réglerait pour un moment les problèmes d’immigration et surtout cela ramènerait, en fin de conflit, le taux de chômage vers zéro %.
Et quand il faudra reconstruire, la gentille Amérique reviendra avec un ‘’Plan Marshall’’ remasterisé en TAFTA.
Les populations européennes, celles que l’on appelle quand il s’agit de donner, le temps d'une élection, de la consistance à la démocratie, devraient se mobiliser pour intimer l’ordre à leurs dirigeants respectifs à venir mettre de l’ordre dans leur pays, à balayer devant leur porte avant de vouloir jouer les protecteurs du Droit international. Parce que si les choses s’envenimaient grave tous ces beaux parleurs de présidents, de premiers ministres seront à l’abri ; la smala Sarkozy et le harem de Hollande seront à l’abri ; les Barroso, van Rompuy, Cameron, Rajoy, Merkel, etc et leurs staffs seront à l’abri des souffrances et de la misère.

Nemo.