dimanche 13 avril 2014

Objectif: 1850.

Elisons-nous celles et ceux qui nous gouvernent vraiment ?
Une question qui revient fréquemment; comme cette pensée qui dit que le secteur économique et financier est au pouvoir. Et le ‘’programme’’ de cette élite dirigeante, sa feuille de route, la voie sur laquelle les gros industriels, les multinationales et le patronat s’engagent, se caractérise par le dumping social. Avec l’assentiment des divers gouvernements, élus par la voix populaire concernée.
Les peuples, les ouvriers ont beau manifester, s’opposer aux polices, faire des grèves ou signifier démocratiquement leur ‘’ras-le-bol’’ par les urnes, rien n’écarte les politiciens du chemin qui mène la classe ouvrière vers sa paupérisation.
Président, ministres ou députés peuvent bien annoncer « entendre le mécontentement de la rue », encore faudrait-il qu’ils l’« écoutent » avec le même intérêt porté ne serait-ce qu’au président du Medef, par exemple.
Entre tomates pourries et caviar, le choix est vite fait. Et au final, les entreprises bénéficieront d’un cadeau de ‘’X’’ dizaine de milliards d’euros, tandis que l’ouvrier smicard verra, grâce à un savant calcul de marchand de tapis, son salaire annuel gonfler de 500 euros. 500 euros qui augmenteront son pouvoir d’achat de 1,3698630137 euro par jour. La richesse se profile à l’horizon…
Pour obtenir ces 500 euros de plus, par année, le gouvernement nouveau a fait cadeau aux entreprises des cotisations, en faveur des allocations familiales, perçues pour chaque employé engagé au salaire minimal.
500 euros qui seront déjà amputé de 20 ou 40 euros pour une sorte de remise à zéro des comptes EDF, à cause d’une précédente augmentation trop… timide de l’électricité. Qu’ils nous disent…

Dans un pays en proie à des difficultés liées au chômage le signal donné aux entreprises est clair.
Lorsque le premier ministre nouveau explique le controversé Pacte de responsabilité, qui demande aux patrons d’engager en échange du joli cadeau gouvernemental, il n’oublie pas de rappeler, de rappeler à son électorat ouvrier, que pour qu’une économie soit compétitive et prospère, il faut réduire les coûts du travail.
Dans un pays presque gangrené par le chômage, les conditions sociales sont en places pour permettre aux ‘’patrons’’ de tenir leur ‘’promesse’’ d’engagement en échange d’un salaire équivalent au Smic.
Les baisses d’impôts et autres suppressions de cotisations en faveur des entreprises entreront en vigueur quasi immédiatement ou au début 2015 ; la baisse d’impôt promise au Peuple interviendra en 2017, année d’élection…

J’ai entendu sur une des chaînes d’infos en continu un syndicaliste faire remarquer, au sortir de la première rencontre avec Mr Valls, que le gouvernement nouveau était le premier a exonérer les entreprises des cotisations pour les accidents et maladies professionnelles. Ajouter à cela le lent démantèlement des alloc’ familiales et vous obtenez des perspectives salariales d’avenir pour les employés qui ressembleront à celles en vigueur en 1850. Revenir en arrière dans le futur : concept philo-quantique intéressant, n’est-il pas ?

L’intention du Pacte de responsabilité donne des idées chez nous, en Helvétie. Baisse d’impôts pour les entreprises et celles-ci prendraient à leur charge des infrastructures jusque là dans les prérogatives étatiques, comme la création de crèches-garderies, par exemple, qui deviendraient « d’entreprises ».
L’emprise du ‘’patronat’’ sur l’existence extra-professionnelle des employés et futurs employés a déjà commencé, en douce, par les écoles professionnelles qui reçoivent des dons, des financements, de la part de sociétés multinationales.
Cela s’appelle la croissance organique, la version libérale de l’expansion économique à la Chinoise. L’implantation de l’Empire du Milieu en terres africaines s’est faite, en grande partie, au coup de constructions de routes, d’autoroutes, d’écoles ou d’hôpitaux. Nos multinationales ont très bien saisi l’idée et l’appliquent à merveille en construisant des réfectoires et des fitness d’entreprises, des jardins publics ou des Musées.
En exagérant la chose à l’extrême si une multinationale ne paie plus ni cotisations salariales ni impôts à l’Etat et qu’elle se charge de gérer tous les aspects sociaux liés aux employés, à quoi vont bien pouvoir servir nos politiciens ?
Le patron aura les pleins pouvoirs sur la vie de ses employés sans que ceux-ci n’aient le moindre moyen de défendre leurs intérêts. Tu veux pas bosser pas aux conditions imposées ? Tu mangeras pas.
Tu veux manifester ? Les heures passées à porter la banderole seront déduites de ton salaire. Au mieux…

Quand cesserons-nous de croire en ces chimères que sont la croissance, notre pouvoir d’achat et la création d’emplois ? Quand nous réveillerons-nous ?

Nemo.

samedi 5 avril 2014

Le meilleur de nous-même.

Dans un monde idéalisé, l’enfant qui paraît deviendrait la symbiose réussie de ce qu’il y a de meilleur dans le cœur et l’esprit de ses parents et, par conséquent, les générations à venir devraient être meilleures que les précédentes. Alors, sommes-nous meilleurs que nos ancêtres et le genre humain se bonifiera-t-il encore grâce à nos descendants ?
L’amélioration de notre hygiène de vie en général a contribué au recul de la mortalité infantile tandis que les découvertes de la médecine ont permis de sauver ces vies par la suite. A un point tel qu’aujourd’hui, certains technodocteurs professeurs-chercheurs émérites de notre santé, avancent que notre espérance de vie augmenterait de trois mois chaque année…
Du coup je pourrais affirmer que les enfants qui naissent de nos jours, dans ce cocon de civilisation moderne qu’est le notre, sont en meilleure santé et plus robustes que les enfants nés il y a moins d’un siècle ? Permettez moi d’en douter…
 
Si je ne partage pas l’enthousiasme des éminents spécialistes de notre santé physique, je pense qu’intellectuellement, il n’y a pas photo.
L’accès facilité à une très grande partie du savoir et des connaissances humaines favorise et encourage le développement, voire la maturation, de l’esprit. Cette très nette amélioration de nos ‘’savoirs’’ multiples pourrait poser la question de savoir si la qualité de nos connaissances est proportionnelle à la quantité d’informations emmagasinée ? Pour faire simple : Est-il préférable d’en connaître ‘’juste ce qu’il faut’’ sur tout, ou être incollable dans deux, voire trois, domaines spécifiques ?
L’enseignement public qui doit préparer et fournir les employés de demain met en place de nombreuses ‘’passerelles’’ qui donnent aux élèves la possibilité de ‘’changer’’ de classe en fonction des résultats obtenus en cours d’année, de changer de ‘’spécialisation’’.
Un élève ‘’X’’ peut passer à un programme scolaire supérieur si ses évaluations le placent bien au-dessus de ses copains de classes (l'inverse est aussi possible) ;
un élève ‘’Y’’ peut se lancer dans des branches techniques une année et finir dans les langues mortes l’année suivante.
L’école argumente que ces possibilités migratoires sont là pour aider l’élève à trouver la voie qui lui conviendrait le mieux et favoriser l’apprentissage des matières concernées.
Cette migration scolaire se retrouve dans le monde professionnel : les employés restent entre deux ans et demi et trois ans chez le même patron. Les différents coaches en réalisation personnelle arguent que cette instabilité professionnelle est valorisante dans le fait qu’elle nous permettrait d’élargir le champs de nos connaissances. D’un point de vue muet du patronat, cette volatilité conseillée du personnel est du pain presque béni : Pas besoin de trop réfléchir sur des plans sociaux liés aux prochaines restructurations. Le personnel migre de lui-même.
Il y a une trentaine d’année, les patrons rechignaient à lire les CV long comme un jour sans pain, surtout si le trois quart des infos racontait vos multiples expériences professionnelles de 12 à 18 mois. Les patrons de l’époque engageaient sur le long terme et favorisaient la persévérance.
Aujourd’hui on peut changer de classe au (presque) au gré de nos envies ; on change de copine au gré de nos envies ; on quitte des jobs et on divorce pour des caprices d’ados post pubères qui ne supportent pas de prendre des pieds au cul.
Cela rend-il, et rendra-t-il nos enfants meilleurs que leurs petits copains du siècle passé ?
En un siècle les perspectives professionnelles, la santé et confort de nos futurs hommes se sont considérablement améliorées. Pourtant, il y a plus de suicide chez les jeunes (jusqu’à 25 ans) de nos jours, qu’il y a cent ans. Pourquoi ?
Une des réponses est à chercher dans l’accompagnement des enfants, par leurs parents ou des proches du cercle familial, qui garantissait une certaine sécurité autour de l’enfant, le mettant ainsi en confiance.
L’enfant ne se retrouvait jamais seul, livré à lui-même, lors des examens, des rites ou autres épreuves jalonnant son développement jusqu’à l’âge adulte. L’enfant savait que les parents, ou autres ‘’examinateurs’’, étaient présent et prêt à intervenir si les choses devaient mal se passer.
Prenons l’exemple le plus banal qui puisse être : Apprendre à marcher.
L’exploit ‘’physique’’ cache un formidable travail du cerveau qui doit coordonner le fonctionnement de quasiment tous les muscles du corps pour déjà 1° : trouver une position d’équilibre puis, 2° : déstabiliser le corps pour le mettre en mouvement en passant par des points d’équilibre alternatifs successifs.
Mais au-delà de ce fantastique travail cérébral de ‘’calcul’’, le plus important reste la confiance de l’enfant induite par son entourage pour qu’il, ou elle, lâche la chaise, le coin de la table ou du canapé pour "Oser" aller vers les bras qui se tendent à une distance, ma foi bien lointaine, la première fois.
Le courage de se confronter au déséquilibre du ‘’vide’’ est pris parce que l’enfant sait, sans pouvoir l’exprimer, que ces bras qui l’attendent, et qui l’ont jusqu’à présent toujours porté, vont le rattraper s’il trébuche. L’enfant devine que l’adulte sera là pour l’aider à se relever et le réconforter s’il venait à tomber. Ca, c'était avant!
N’est-il pas pitoyable d’observer que les gamelles de nos petits bouts alimentent de plus en plus les séquences, "zapping", "vidéos gag" et autres "bêtisiers" sur nos chaînes de télés et que nous puissions en rire ?
Mais surtout, sur quel soutient de ses parents pourra compter l’enfant plus tard, si ceux-ci se gondolent déjà sur les chutes de leur progéniture ?
 
Parce que nous ne vivons pas dans un monde de Bisounours il faut leur apprendre la frustration, l’échec, l’humiliation, et j’en passe, pour les préparer au monde de l’adultère.
« Nous ne vivons pas dans un mode de Bisounours », excuse débile fournie par des personnalités égocentrées attachées à leur vénale réussite et qui ne voient la vie que d’un seul œil.
A mesure que nos enfants grandissent, nous leur retirons leurs rêves, notre soutient et notre confiance. Je comprends que l’opinion publique préfère taire le suicide chez les jeunes…
Mais avant d’en arriver là, nous leur avons aussi enlevé leur ‘’magie’’, leur aptitude à être en relation avec la Réalité pour leur imposer notre réalité.
A 8 mois, Norrin avait saisi le principe du « Kotegaïshi » ;
à une année et des poussières, sa mini main ‘’colle’’ sur une bouteille de soda en PET de 2 litres, vide au deux-tiers, lève la bouteille et la ramène vers lui ;
à deux ans, il casse les pieds à sa mère pour qu’elle réponde au téléphone, qui sonnera trente secondes plus tard ;
à 3 ans il sort de sa chambre en disant « Je veux voir Franklin et ses amis », il allume la télé et tombe sur « Franklin et ses amis » ;
à 4 ans il me soutient mordicus que Thomas, qu’il voit pour la première fois, lui a dit « Bonjour », cela fait deux ans que je transporte cet enfant handicapé et JAMAIS un mot n’est sorti de sa bouche. Ni dans la voiture, ni dans la classe spécialisée qui l’accueille, ni chez lui. J’ai demandé.
Il y a quelques mois, mon ti bonhomme se redresse d’un coup sur son lit en pleine nuit, me réveille et me montre avec insistance le Monsieur dans le coin de la chambre. Bibounette avait souvent la compagnie d’un ‘’ombre’’ dans sa chambre aussi et Shaïma croise/croisait régulièrement des chats ‘’imaginaire’’ dans son appartement, ce qui lui a fait très peur.
Et je suis sûr que ce ne sont pas des cas isolés, que dans chaque famille il s’est produit de petits événements que l’esprit logique des adultes s’est empressés de ranger dans la case ‘’hallucinations’’ de son cerveau puis de les oublier. C’est vrai quoi, on habite pas à Euro Disney ! comme dirait Samin.
 
Nos enfants viennent au monde avec la connaissance de ce qui fut, ce qui est et de ce qui sera, disait la grand-mère. Nos enfants sont empli d’une ‘’magie’’ qui leur permet de voir des choses que nous avons oublié de regarder. Ils essaient tant bien que mal de nous montrer l’Univers qui entoure notre petite réalité, de nous montrer une autre voie à suivre mais nous nous refusons de les écouter.
Je finirai avec cette petite histoire qui s’est déroulée alors que le ptit Nono devait avoir trois ans et des brouettes.
Un bel après-midi de dimanche qui avait motivé une promenade en forêt. Après avoir marché un bon moment, je regarde le ciel au travers des branchages des arbres qui nous cernaient et lâche :
« Oh oh, nous sommes perdu… »
Et là le ti bonhomme que je portais contre moi, pose ses petites mimines sur mes joues, me regarde droit dans les yeux et me dit, d’un air ‘’sérieux’’ :
« On est pas perdu, on est là.»
 
Et si nous revenions là?
 
Nemo.

mercredi 2 avril 2014

Odus est tombé.

La petite phrase a quelque chose d’hollywoodien pour les accrocs des grosses productions cinématographiques U.S.
Le drama de : « Olympus est tombé », dans le première version de la « Chute de la Maison Blanche », une version nettement plus ‘’testotéronée’’ que la pitrerie présentée par Channing Tatum et Jamie Lee Fox (en rôle de président US qui joue du RPG), sans oublier la fille du gentil héros qui s’extrait des décombres de la Maison Blanche, au ralenti, pour aller au devant des avions l’US Air Force, drapeau à la main, et empêcher la destruction de la demeure présidentielle. Un air de déjà vu dans « The Rock » avec Nicolas Cage et ses fumigènes jaunes.
Olympus, Olympe en Maison Blanche. Comme si le locataire des lieux avait quelque chose en commun avec papa Zeus.
Z’ont pas la grosse tête nos cousins ricains...
Nous avons aussi eu droit à un épisode « Fallen » dans la quadrilogie Transformers, un méchant ‘’autobots’’ qui n’aimait pas beaucoup les chétifs humains, une sorte de Satan mécanique refusant de s’agenouiller devant l’Homme.

Odus est tombé. Comme si je ne l’avais pas remarqué, tiens. Il me restait quatre gélatines et le jeu me propose une combinaison, mauvaise of course, qui me donnera trop de bonbons rouges supprimés.
Odus c’est ce ‘’hibou’’, somnolant sur un croissant de lune dans les étapes nocturnes de Candy Crush Saga. Déjà qu’un hibou qui pionce la nuit, ça le fait juste. Alors si en plus de ça il se pète la tronche, en prenant l’air ‘’surpris’’, dès qu’il est fortement déséquilibré, c’en est à se demander dans quel centre de désintoxe la société King est allé le récupérer. Après le perroquet unijambiste qui tombe de son perchoir, voici le Hibou Alzheimer qui oublie qu’il a des ailes.
Bref. Après « La chute du Hibou bleu », le jeu m’enfonce un peu plus avec son « Vous avez échoué », et me propose des coups supplémentaires pour 1 modeste franc suisse de plus. Il y a même des bonus en promo, genre Manor, à 99 centimes !
Et comme il n’est pas question que je paie des extras dans un jeu gratuit, que je participe au million quotidien qu’encaisse la société King, j’attends que ma jauge de vie soit pleine avant de retenter l’expérience des p’tits bonbons de couleurs…

C’est que ce serait un tantinet addictif ces p’tits jeux à la con. Une tite partie en attendant le prochain client, en attendant que le four finisse de cuire le repas, en attendant que le marchand de sable se pointe.
Une tite partie qui fait que l’on ne voit pas arriver la personne avec laquelle on a rendez-vous et qui frappe à votre fenêtre (de voiture) pour vous dire : « Coucou, je suis là… »
Une personne qui risque d’attendre que nous finissions nos 5 derniers coups avant de ‘’fermer’’ le jeu et lui dire « Bonjour ».
C’est pas beau le progrès de la connectivité instantanée qui vous fait envoyer des ‘’vies’’ à des photos de profil. « Aidez Philomène à débloquer le prochain épisode », « Envoyez une vie à Marius »… Et pendant ce temps, quelqu’un attend à côté de nous…

Nemo.

samedi 29 mars 2014

Egalité pour tous.

Je vous le dis d’entrée de jeu, je pense que c’est une belle utopie.
Déjà parce que nous voulons tous ne pas ressembler à notre voisin. Ensuite parce qu’il y a des grands et des petits, des gros et des maigres, au masculin comme au féminin.
Il y a également des ‘’visages pâles’’, des ‘’jaunes’’, de sombres crétins et des Brits qui ne supportent plus le soleil ; des manuels, des intellectuels, des matheux, des philosophes, des pyromanes, des cleptomanes, des vaginales, des clitoridiennes et des ‘’non-d’une-pipe’’ aux gros nichons.
Nous sommes tous du même descendant, mais nous vivons sous des latitudes différentes et nous avons des ‘’attentes’’ différentes concernant la promesse de la Vie.
Je vous entends déjà : L’égalité ce n’est pas ça !
Soit…

Alors ce serait ce truc qui donnerait à Jean-Michel Rochat, paysan de sa région, ou Juan Miguel Fernandes- Rocha de la Sainte Fatima, carreleur-artisant, les mêmes droits que ceux dont jouit Peter Brabeck, ponte suprême de la société financière Nestlé (exemple choisi de manière aléatoire).
Belle pensée si les deux premiers cités étaient invités à bouffer des pines d’huître en caviar lors de conférences de presses champagne ; Belle idée étant donné, qu’à part avoir redessiner un logo, fait de beaux sourires sur les photos et piqué l’eau dans des nappes phréatiques qui alimentent des villages, Mr Brabeck ne sert à rien.
Tous les trois ont le même ‘’droit’’ à la parole. L’un d’eux est encensé pour sa théorie fumeuse de la « valeur ajoutée » qu’amène ses laquais aux ressources qu’ils volent à l’Humanité ; un autre s’en sert, dans l’indifférence presque générale, pour défendre tant bien que mal son exploitation familiale. Quant au dernier, il a vite compris qu’il fallait mieux se taire.
Tous les trois peuvent circuler librement sur le territoire Helvétique (à condition d’avoir la bonne autorisation de séjour), ils peuvent accéder à un logement, avoir un travail, acquérir une voiture, un smartphone ou un paquet de capotes ; tous les trois ont la même obligation de contracter une assurance-maladie. Ils reçoivent chacun leur déclaration d’impôts et chacun d’eux est soumis, de manière égale et inversement proportionnelle, à la partialité fiscale.
Tous les trois peuvent recourir au système judiciaire de notre pays, mais tous n’ont pas le même avocat. Reformulons cela : Si les deux premiers ont un avocat qui s’occupe de toutes leurs affaires, le dernier peut se payer un avocat spécialisé dans le domaine litigieux du moment.
[La Nestlé peut même s’offrir un avocat qui refusera de s’exprimer en Français lors d’une interview filmée par la télévision nationale. Vous pourrez me dire qu’il y a cinq verbiages différents en Suisse (Français, Allemand, Italien, Romanche et Anglais), toujours est-il que l’homme de loi a dit son texte en Espagnol !]
Revenons à nos moutons. Le premier galère sous les contraintes administratives et sanitaires, pour maintenir son exploitation à flot ; le second rame et accepte les jobs sous-payés tandis que le dernier attend tranquillement sa rente.

« A travail égal, salaire égal », aiment à répéter les Don Quichotte de l’égalité sociale.
Il faut faire tomber les différences salariales liées au genre. Ma foi pourquoi pas, c’est bon pour le PIB et la consommation des ménages. Du coup, pourquoi ne pas s’en prendre aussi aux inégalités salariales liées à la pénibilité du travail, et se demander pourquoi un gus, qui ne sert à rien, est payé des centaines de fois plus qu’un brave homme qui construit quelque chose avec ses mains ?
Nous avons tous le même droit à accéder à un logement, mais notre feuille de salaire rend très inégal le ‘’luxe’’ dans lequel chacun vit ; nous devons tous contracter une assurance-maladie, mais notre état de santé et notre âge rend très inégale les primes que chacun paient.
Les gouvernements ‘’entendent’’ les revendications de la rue, mais ils ‘’écoutent’’ les complaintes de ceux qui trônent au sommet de la pyramide économiques.

L’égalité pour tous est devenue un fourre-tout politique dans lequel n’importe quel lobby peut s’engouffrer. Il faut défendre les minorités : cela part d’un bon sentiment mais la seule minorité qui est farouchement défendue et infailliblement entretenue appartient au monde de la finance et des banquiers.
Les végétaliens revendiquent leur droit à ne pas manger ce qui provient d’un animal. Cela part d’un bon sentiment, on les écoute et aujourd’hui ils veulent imposer leur ‘’régime’’ dans les cantines scolaires, avoir leurs restos Vegan alors que chaque carte de menus dans chaque restaurant a une page salades.
La loi sur la famille (France) veut permettre à des couples homosexuels ‘’d’avoir’’ des enfants. L’envie de materner ou d’être père est peut-être le sentiment le plus légitime qui anime l’humain. Cependant, certaines personnes ont choisi une vie différente en toutes connaissance de cause, en sachant très bien que leur relation leur fermait la voie de la reproduction naturelle.
Si la pensée de l’Egalité veut donner de la reconnaissance à certaine unions et le respect de la différence, cette pensée doit-elle ‘’effacer’’ les conséquences négatives d’un choix librement consenti ?

Nos politiciens parlent d’égalité. Certains dossiers nécessitent une persévérance proche du harcèlement de la part de leurs défenseurs pour pouvoir être mis en ‘’lecture’’, tandis qu’il suffit d’une simple invitation dans un palace renommé pour d’autres. L’égalité d’écoute et de traitement s’insère dans un emploi du temps relativement chargé, vu que certain élu trouve encore du loisir pour alimenté une chronique hebdomadaire dans un quotidien du coin.
Egalité de traitement… Tous les partis politiques d’un pays sont-ils représentés de manière ‘’égale’’ dans un gouvernement ? La répartition des sièges à la ‘’proportionnelle’’ dans les différents hémicycles répond de manière négative à la question.
Ce qui fait que certaines lois peuvent passer en force.
Pour accéder à la Berne fédérale il faut comprendre, à défaut de le parler, le suisse-allemand. Pour être conseiller fédéral, il faut le parler. Sept conseillers fédéraux pour quatre régions linguistiques. Le ‘’sept’’ serait un chiffre porte-bonheur paraît-il…
Et s’il n’y avait que ça… Nous devrions boire 1,5 litre d’eau par jour. Nous en utilisons 9x plus quotidiennement. Nous pourrions en faire voyager un peu pour ceux qui n’en ont pas. Au lieu de cela nous chions dedans.
« Ne mangez pas trop gras, trop salé ou trop sucré » ; « mangez 5 fruits et légumes par jour ». Belles consignes quand d’autre ne mangent pas du tout.
Selon l’OMS, l’apport journalier en vitamine C n’est pas le même pour les européens ou pour les africains. Nous, prétendument civilisés, nous en avons besoin de plus.
L’enseignement public se veut laïc et maintient hors de ses enceintes tous signes religieux. Mais une bonne partie de son calendrier des vacances est conditionné par des fêtes religieuses liées au christianisme, avec les petits bricolages imposés aux tout jeunes élèves pour les décos de Noël ou de Pâques en sus.
La population de Crimée vote son rattachement à la Russie pendant que les Palestiniens aimeraient bien voir les colonisateurs s’en aller ; la Russie est un dangereux envahisseur, Israël est une victime.

L’égalité, comme la Justice, est devenue un principe qui s’applique de manière arbitraire et si nous devions l’appliquer en suivant les multiples exemples que nous montrent nos dirigeants, le bordel sur terre serait encore plus grand que ce qu’il est actuellement.
Fort heureusement l’Egalité est ancrée dans le cœur de l’Humanité parce que l’Homme, et je ne parle pas de celles et ceux qui se sont laissés corrompre par le pouvoir, ressent dans ses entrailles les injustices commises envers les minorités et il essaie, tant bien que mal, d’y remédier avec les modestes moyens dont il dispose.

Nemo.

samedi 22 mars 2014

Sdravo, camarades.

Il était surprenant, vendredi matin (le 21 mars) sur les chaînes télévisées d’infos en continu, de voir l’homme le plus impopulaire de France, François Hollande, un peu plus ‘’agité’’ que d’habitude pendant la lecture de son communiqué de presse annonçant la suite des sanctions envers des personnalités russes. Un peu moins ‘’droit dans ses pompes’’ comme quand il commente la tribune de Nicolas Sarkozy.
Faut bien reconnaître que Vladimir Poutine n’a rien à voir, ni avec un quelconque président Centrafricain, ni avec un dicteur déchu, ou en passe de l’être. Pourtant, une campagne médiatique visant à salir l’image du Président de la Fédération de Russie a bien été lancée, il y a plusieurs semaines déjà. Une campagne lancée par une affirmation, dans certains médias, traitant Poutine : « D’homophobe ».
Dans le délire collectif occidental, Vladimir voudrait, comme les Inuits, pouvoir continue à chasser le phoque, serait un dictateur, et la concrétisation de la volonté démocratique du peuple de Crimée est comparée à l’annexion de l’Autriche, par Hitler, avant la seconde guerre mondiale.
Quand on voit à quelle vitesse il a emballé la péninsule Ukrainienne, prenant tout le monde au dépourvu entre le moment de l’annonce du controversé référendum et la distribution des passeports Russe, je me demande pendant combien de temps encore, Monsieur Poutine va tolérer que l’on salisse sa réputation ?
Du coup, Mr Hollande aurait dit que ce n’était pas bien de comparer la Russie à une dictature. Si j’en crois les ‘’brèves’’ qui défilent en bas de l’écran.

Aux derniers échos journalistiques il semblerait que l’UE envisagerait de se résigner à l’idée d’une Crimée Russe ; il semblerait aussi que les 28 n’arriveraient pas à se mettre d’accords sur d’éventuelles sanctions économiques envers leur puissant partenaire. La Russie c’est quand même le 4eme producteur de céréales mondial (derrière les USA, la Chine et l’Inde) et fournit un tiers des énergies fossiles que l’Europe consomme. L’UE peut-elle se permettre de claquer la porte à Rosnef (qui, avec sa production de 3,3 millions de barils par jour est parmi les premiers producteurs d’hydrocarbure de la planète) ou à Gazprom ? Sans omettre de multiple liens commerciaux qui lient les deux ‘’continents’’.
Pourtant la France envoie 4 avions de chasse en Pologne et deux avions radar pour garder un œil sur les frontières Baltes. L’UE serait prête a passé l’éponge sur la Crimée, laissant (peut-être) à Kiev le soin de négocier avec Moscou sur la suite des réjouissances, mais ne souhaite pas que M. Poutine poursuive sa distribution de passeports dans d’autres Etats voisins. Cette volonté peut très bien être comprise par toutes les parties en présence.
Je pense même, et là ce ne sont que des pensées de p’tit bloggeur amateur, que Vladimir Poutine serait disposé à discuter avec l’UE sur le ‘’sort’’ de l’Ukraine, si Bruxelles tenait les Etats-Unis éloignés de la table des négociations. Ce qui au final serait logique.

Quand le pouvoir a changé de main à Kiev, les spéculateurs et les investisseurs ont commencé à se frotter les mains. Si le chantage au gaz n’a pas encore été initié, il y a des minerais qui ont vu leur cote grimper en bourse. Comme le Nickel qui a augmenté de 20% en une petite quinzaine de jours.
L’UE s’était aussi engagée, dans les premières mesures de « Bienvenue en Europe », à payer la facture de gaz de l’Ukraine à la Russie. Il y a deux jours (me semble) Barroso est revenu sur cette annonce en gelant le dit remboursement, ce qui a permis au premier ministre Russe, Medvedev, de réclamer un arriéré de factures de 16 milliards de dollars à Kiev. La paix ukrainienne pourrait bien dépendre de juteux accords commerciaux.

Le plus énervant dans tout ce bordel c’est que tout ce qui se passe là-bas, ne change absolument rien au quotidien des millions de chômeurs qui galèrent dans la misère européenne ; tout ce remue ménage international n’aide en rien les SDF, ni celles et ceux qui se lèvent le matin pour 8,50 euro de l’heure ; tous ces bavardages hyper médiatisés ne relèvent en rien les salaires minimaux, ne résout pas les conflits syndicaux et n’amène rien de concret dans la vie économique de 80% des européens.
C’est bien que, grâce à Julie, monsieur Hollande ait retrouvé ses couilles. Cependant il ferait mieux de les mettre au service de celles et ceux qui l’ont soutenu lors de sa campagne présidentielle, de mettre au pas les patrons du Medef et de tenir ses promesses électorales, au lieu d’aller faire le coq devant Poutine. Hollande a beau avoir fait ami-ami avec Barack, le plus burné de l’UE demeurera toujours Angela Merkel !

Si tout se passe bien, il n’y aura pas de conflit armé entre l’UE et la Russie, et pendant que tout les européens regarderont à l’Est avec une anxiété savamment entretenue, Barack et ses potes Juifs pourront nous mettre du TAFTA bien profond.
Si cela se passe mal et que Flamby décide de se la jouer Bush Jr pour faire grimper sa misérable cote de popularité dans l’hexagone, je vous le dis franchement : Je sais pas où on ira.
Dès la fin du second conflit mondial, les States ont essaimé leurs bases un peu partout sur le territoire européens. Des bases qui accueillent les forces de l’OTAN. Donc si tout ce petit monde venait à jouer du missile, il y aura forcément des pertes américaines.
Des morts que les vieux militaires US, qui rêvent depuis leur naissance d’éradiquer le communisme sous toutes ses formes, voudront s’empresser de venger. Du coup, pour s’attirer les bonnes âmes musulmanes, Poutine pourrait perdre une tête nucléaire sur Tel-Aviv…

Obama est relativement à l’abri sur son continent. Il a la temps de voir venir et peut jouer tranquillement au petit roi du monde. Ils ont aussi assez d’espaces pour supporter l’explosion de quelques têtes nucléaires. La Russie aussi.
Pour nous, gentils européens qui ne demandons rien à personne c’est plus compliqué. Bon cela réglerait les prises de tête environnementales, cela réglerait pour un moment les problèmes d’immigration et surtout cela ramènerait, en fin de conflit, le taux de chômage vers zéro %.
Et quand il faudra reconstruire, la gentille Amérique reviendra avec un ‘’Plan Marshall’’ remasterisé en TAFTA.
Les populations européennes, celles que l’on appelle quand il s’agit de donner, le temps d'une élection, de la consistance à la démocratie, devraient se mobiliser pour intimer l’ordre à leurs dirigeants respectifs à venir mettre de l’ordre dans leur pays, à balayer devant leur porte avant de vouloir jouer les protecteurs du Droit international. Parce que si les choses s’envenimaient grave tous ces beaux parleurs de présidents, de premiers ministres seront à l’abri ; la smala Sarkozy et le harem de Hollande seront à l’abri ; les Barroso, van Rompuy, Cameron, Rajoy, Merkel, etc et leurs staffs seront à l’abri des souffrances et de la misère.

Nemo.

samedi 15 mars 2014

Dites "33".

117 millions de francs pendant 17 ans : c’est ce qu’ont encaissé les caisses d’assurance-maladie via les primes payées en trop par leurs assurés.
« Payées en trop » : formule politiquement correct pour définir les près de deux milliards de francs suisse que les assureurs-maladie ont arnaquer à leurs clients dans quelques cantons suisses, Romands de préférence.
Depuis l’introduction de la LAMAl (Loi sur l’Assurance Maladie) et de l’obligation de contracter une assurance-maladie, l’assuré helvétique n’a pu que se résigner à voir le montant de ses primes augmenter d’années en années. Malgré la promesse de contrôle et de gestion des coûts faite avant la votation. Mais même si avec le temps, nous avons tous appris ce que vaut une promesse faite par des vautours avant une votation, le peuple Suisse continue, et continuera toujours par se faire avoir.

Si les caisses d’assurances-maladie n’ont comme unique but que celui de tondre leurs clients, le citoyen Helvétique devrait pouvoir compter sur la surveillance de l’Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP), sensé veiller au grain. Hiérarchiquement parlant, nous pourrions supposer que l’homme élu se retrouvant à la tête du dicastère en charge de la Santé Publique, Conseiller Fédéral de surcroît, soit l’homme le plus important du domaine dans lequel il est en fonction ; que cet homme soit le décideur ultime, celui qui rappelle les bonnes manières aux assureurs et dicte les lois. Eh ben non…
Si l’OFSP pourrait éventuellement s’opposer à une augmentation injustifiée des primes d’assurance-maladie, il se contente d’avaliser la hausse des tarifs. Ce sont d’ailleurs là les deux seules interventions, au niveau des primes d’assurance, que l’OFSP peut opérer, parce que le gouvernement de la Confédération Helvétique ne peut pas intervenir auprès des caisses maladie pour leur imposer une baisse de leurs primes.
Plus fort: rien dans la LAMAL n’était légalement prévu pour qu’un remboursement de primes « payées en trop » puisse se faire en faveur des assurés. Ils peuvent nous piquer impunément notre argent en surfacturant je ne sais trop quelles prestations sans que cela ne gêne les organes de contrôle, et sans qu’ils ne doivent nous rembourser.
Les assureurs voulaient nous sodomiser : nos parents leurs ont fourni la vaseline et nous, leurs enfants, nous remplaçons le pot quand il est vide. Et pendant, ce temps l’OFSP matait. Jusqu’à cette année…

Donc, ces hyènes d’assureurs-maladie nous ont volé deux milliards de nos francs, et aujourd’hui ils doivent nous rembourser.
Attention ! Il faut que l’on se comprenne. Quand les caisses maladie parlent de remboursement, cela n’a rien à voir avec l’idée de l’honnête homme qui restitue de l’argent qu’il aurait reçu en trop.
Après de rudes négociations entre certains de nos politiciens, dont le grand Manitou de l’OFSP, et les banquiers de notre santé, les deux parties sont tombées d’accord sur le montant qui sera restitué aux assurés et sur le financement du fond de remboursement. Parce que bien sûr, les assureurs n’ont pas suffisamment de réserves pour rendre, de suite, ce qui a été dérobé ou n’ont plus cet argent.
Un peu comme quand un juge demande à un petit malfrat de troisième zone ce qu’il a fait de l’argent qu’il a volé lors du cambriolage de la station-service du coin :
« J’l’ai dépensé pour m’acheter de la bière et ma dose d’héroïne… »
Donc, comme la ‘’Justice’’ fédérale a à traité avec de pauvres assureurs sans le sou, le montant du remboursement est arrêté à : 800 millions de francs.
Les assureurs maladie piquent 2 milliards à leurs clients et négocient pour n’en rendre que le 40% !
Et l’homme le plus puissant de l’OFSP accepte.
Mais là, ce ne sont que les préliminaires qui préparent à l’enculade finale !

Ce fameux fond de remboursement de 800 millions de nos francs sera constitué et alimenté de trois façons, par trois parts de 266 millions de francs :
1/3 sera versé par la Confédération ;
un autre tiers proviendra d’un prélèvement  sur la taxe CO2 ;
et les 266 millions restant à charge des assureurs.
Ce qui fait que les caisses n’auraient réellement que 13,3% du montant dérobé à restituer. En gros ils nous refileraient juste les intérêts de leurs placements.
Vous sentez le Dr Banner entrain de se faire de la place dans votre rectum ? Ne serrez pas les fesses, son alter ego arrive.
Les caisses maladie auront la possibilité, c’est prévu dans les arrangements, de facturer un montant unique de 33 francs à tous leurs assurés pour constituer les 266 millions nécessaires au remboursement de nos primes « payées en trop ». Même ceux qui se sont fait gruger pendant 17 ans pourraient passer à la caisse. Et si cela devait se passer ainsi, les caisses maladie ne sortiraient pas un centime de leurs poches pour ce ridicule remboursement. Les politiciens peuvent se féliciter d’avoir trouver un arrangements avec les puissants lobbies de l’assurance-maladie, un arrangement qui permet aux assureurs de garder nos deux milliards de francs bien au chaud.

Nemo.

vendredi 14 mars 2014

L'arbitraire de la loi.

Chaque nation a son Code pénal, civil ou des obligations qui ‘’introduisent’’ une multitude de lois sur le travail, le chômage, la famille, la succession, etc,etc, et j’en passe.
Des lois écrites par des Hommes qui ont puisé leurs inspirations dans les différentes Constitutions étatiques et qui finissent par les adapter aux spécificités départementales, cantonales, régionales ou communales. Sans omettre les lobbies économiques qui influencent très fortement les milieux politiques pour obtenir des passes droits légaux. Ce qui mène forcément vers un renversement du pouvoir quand une minorité a corrompu un gouvernement et dicte les choix sur lesquels le Peuple devra démocratiquement se prononcer.
Il arrive parfois que quelques bonnes initiatives passent le test des urnes ce qui déclenche, dès lors, une volée de recours mettant en cause l’applicabilité de la décision populaire, ou cherchant à repousser aux calendes grecques sa mise en application.
Une loi fédérale stricte sur l’aménagement du territoire, décidée par le Peuple, qui passe à l’assouplisseur suivant les régions concernées ; une loi sur le tabagisme qui s’adaptent aux besoins économiques de certains établissements de jeux ou de consommations ; des lois voulant protéger notre jeunesse contre les méfaits de la surconsommation d’alcools, mais qui n’engagent pas la production viticole.
Les lois, c’est pour beaucoup, l’expression d’une volonté arbitraire.
En France, la loi sur la famille n’aurait peut-être pas été approuvée si elle avait été soumise à une votation populaire ; idem pour l’armée française qui n’aurait jamais traverser la Méditerranée pour aller faire les ‘’gros bras’’ sur le continent Africain, si la démocratie de la rue était au pouvoir.
Sans compter que les Françaises et les Français n’ont jamais mandaté leurs derniers Présidents pour qu’ils les foutent dans la merde, comme beaucoup d’autres populations européennes et mondiales, d’ailleurs.

En Suisse entre le Code pénal, le Code pénal des mineurs, le Code civil et le Code des obligations il y a près de 2'700 articles de lois différents auxquels se rajoutent les lois sur l’école, la science, la culture, la défense nationale, les finances, les transports publics, l’énergie, les communications,  la santé, le travail, la sécurité sociale, l’économie, la coopération technique et leurs cortèges d’ordonnances.
Puis vient se greffer là-dessus le droit international qui s’applique à tout ce qui a déjà été cité en dessus, mais autrement. Et la route n’échappe pas à l’attention des faiseurs de lois.
Si la Loi sur la Circulation Routière affiche environ 120 articles encadrant les automobilistes, le Droit sur la Circulation Routière en recense près de 1'500.

Mais qu’est-ce qui fait, malgré la tendance actuelle à l’uniformisation des législations, qu’il y a encore beaucoup de pays où on roule plus vite sur les routes et autoroutes qu’en Suisse et que l’Allemagne a encore des tronçons sans limitation de vitesse ?
Les excès de vitesses sont punis distinctement s’ils se produisent en ville, sur une route cantonale (nationale) ou sur l’autoroute et en fonction de l’importance de l’excès. Cela suit une certaine logique.
Les appareils de mesures (radars) sont programmés différemment, sorte de tolérance de l’excès, suivant les endroits où ils sont installés. Un radar dans une zone de chantier sur l’autoroute sera moins ‘’conciliant’’ que son petit frère quelques dizaines de kilomètres plus loin. Et ce même petit frère adaptera sa ‘’sensibilité’’ en fonction des heures de fortes affluences, ou sera tout simplement ‘’hors service’’.
La Suisse n’a pas introduit de ‘’Permis à point’’, mais serre sérieusement la vis aux jeunes conducteurs  par une sorte de délai de mise à l’épreuve et une consommation d’alcool rigoureusement interdite (si tu conduis) alors que les Sheriff made in USA nous menottent au moindre excès de vitesse. Et les différences de traitement ne s’arrêtent pas là.

Le droit de manifester est accordé dans beaucoup de pays ; la manière de gérer une manif’ (vu du côté des forces de Polices) varie, un peu, d’un pays à l’autre : En Suisse cela finit en pique-nique, bières et grillades ; autour de nous ça vire baston, pavés et lacrymos, tandis qu’en Angleterre la Police peut recourir aux armes à feu. Et on ne parle des échanges de gentillesses au-delà du territoire de l’U.E…
Vous sabotez du matériel de bûcheron en Suisse, pour préserver je ne sais quelle espèces de sapin sauvage des alpes bernoises, et vous pourriez vous retrouver avec un procès aux fesses pour ‘’violation de propriété’’ et ‘’dommage à la propriété’’. Aux States, vous seriez jugé comme ‘’terroriste’’.
D’un côté de l’Atlantique vous êtes présumé coupable en entrant dans un Tribunal, de l’autre c’est votre culpabilité qui est à démontrer ; la Confédération n’est pas ‘’chaude’’ pour mettre ses mineurs en tôle, aux States ils sont jugés comme des adultes, encourent les mêmes peines que les adultes et des gamins de 12 ans, qui n’ont rien compris aux droits qu’un substitut leur a lu, se retrouvent enfermés avec de dangereux criminels…
La perpétuité avait une durée différente suivant la cour pénale qui l’infligeait ; la peine de mort est toujours d’actualité dans certains états US et dans des pays ‘’orientaux’’ ; des criminels se retrouvent condamnés à des siècles d’emprisonnement, ce qui équivaut à une peine ‘’capitale’’ sans salir les mains du juge qui la prononce.

Nos chers gouvernements européens, Suisse inclue, sont pour l’expression de la démocratie et l’autodétermination des peuples. Un peu le discours du premier ministre Ukrainien qui a remplacé son ‘’dictateur’’ de prédécesseur, mais ne veut pas lâcher la Crimée dont le peuple votera tout bientôt ‘’pour’’ ou ‘’contre’’ son rattachement à la Russie voisine. Un référendum que l’U.E démocratique s’empresse de rejeter, dans une région qui pose de sérieux problèmes aux gouvernement européens, alliés des States, qui ont donné l’indépendance au Kosovo avec mention ‘’très bien’’. Des gouvernements représentants de la démocratie libre, sur laquelle Arsenic Ianoutruc veut greffer la nouvelle Ukraine après avoir décrété, le 23 février dernier, que le Russe ne serait plus une langue officielle. La première décision du gouvernement libre de l’Ukraine aura été de restreindre la liberté d’expression d’une moitié de son pays. S’il voulait foutre la merde, il y est parvenu.
Les pays de l’Europe libre qui ont dans leur Constitution des paroles du style « Nation unie et indivisible » explosent à coup de bombe des régimes politiques exotiques pour la liberté des peuples, mais sont contre toutes pensées sécessionnistes à l’intérieur de leur propre territoire (Catalogne, Ecosse).
La règle d’Or des gouvernements actuels serait un peu du : « Faites ce que je dis, pas comme je le fais ».

Et il n’y a pas besoin d’aller se perdre dans le trou du cul du monde pour s’en rendre compte : Suffit de suivre sur quelques mètres un agent de police en tenue de cycliste, grand défendeur de la sécurité routière, qui grille le premier feu rouge venu sur son vélo. Sans parler des conseillers communaux, champion de l’infraction routière dès qu’ils pédalent.
A l’exception de notre façon de respirer, tout est réglementé de manière quasi biblique. Du coup, si toutes ces lois ont été pensées et rédigées arbitrairement par un gouvernement d’une certaine majorité, on peut se demander ce qu’il en est de leur application ?
Pour notre sécurité, nous devons attacher notre ceinture dans la voiture. Même pour faire cinquante mètres. Même pour faire cinquante autres mètres, nous devons allumer les phares de la voiture.
Quand une patrouille de la police communale s’installe aux abords d’un giratoire pour contrôler que vos phares sont biens enclenchés, vous pouvez leur passer sous le nez, à plusieurs reprises, sans la ceinture, personne ne vous arrêtera. Alors que quelques mois plus tôt, un agent avait bondi sur mon capot pour me verbaliser parce que je n’étais pas « attaché à la vie ». Ce jour-là ce brave homme avait failli me faire pisser de rire quand il m’a dit, le plus sérieusement du monde : « Maintenant, c’est tolérance zéro ! »
Mais c’est quoi la « Tolérance zéro » ?
Le truc qui s’applique, grâce à la nouvelle ‘’Via Sicura’’, les samedis et dimanches matins à partir 0300 ? Cette variabilité dans la répression selon que vous soyez blanc, black, brune ou blonde ?
En vérité, la « Tolérance zéro » s’applique sur ordre de mission et le reste du temps la majorité de nos keufs restent les bras ballants devant les infractions. Sauf pour le portable au volant !
« Une occupation accessoire en conduisant » qui empêche de « vouer toute son attention à la route et à la circulation. » Par contre feuilleter son agenda, boire son café, manger son sandwich, s’amuser avec l’autoradio, fumer clopes sur clopes, mater les meufs sur les trottoirs ou laisser sa passagère jouer du pipeau ne semble pas poser trop de problèmes à la sécurité routière.

Le plus vieil agent de police boéland (habitant de La Tour-de-Peilz) encore en service, qui surveillait les bandes jaunes disposées parallèlement sur la chaussée à la sortie des écoles, a laissé repartir une dame âgée qui avait failli renverser des enfants sur le passage pour piétons. Sous les yeux de l’agent en question ! Par contre il a emmerdé jusqu’au bout une gentille famille qui avait posé son grill de ‘’voyage’’ sur l’herbe, dans un parc public, un dimanche après-midi.
Les lois sont majoritairement arbitraires ; celles et ceux qui veillent à leurs applications le font de manière arbitraire. Quand est-il de la Justice alors ?

La Justice, elle fait ce qu’elle peut par le biais de ces hommes et ces femmes qui nous font face dans les salles d’audiences. Si ces juges savent parfois jouer les médiateurs, accorder des « seconde chance » aux jeunes prévenus, se montrer impartial dans leurs jugements, la Justice demeure prisonnière des lois qui la cadre. La Justice est devenue l’extension des volontés démocratiques et arbitraires, ce qui la rend souvent in-juste.
La Justice humainement redimensionnée doit suivre et respecter scrupuleusement sa procédure pour espérer prononcer son jugement. La moindre erreur pouvant permettre de remettre en liberté un prévenu dont la culpabilité n’est plus à démontrer ; elle peut faire des erreurs lorsque, faute de preuve, elle doit choisir entre « Mettre un innocent en prison ou relâcher un coupable ». Dès lors, l’intime conviction d’un homme, incapables de lire dans le cœur des hommes, peut-elle suffire pour trancher ?
Question assez paradoxale quand on sait que des experts en psychiatrie, qui prétendent ‘’lire’’ dans l’esprit des hommes, peuvent soustraire des criminels à la Justice.
L’Homme ne répond plus de ses actes devant une Justice qui a inscrit sa Loi dans la pierre, même si elle inspire toujours des milliards de croyants. Les hommes demandent des lois qui les déresponsabiliseraient de leurs actions ; des sociétés imposent leurs lois qui leurs promettent l’absolution pour tous leurs crimes à venir.
La Justice de l’Homme, par l’homme et pour l’homme est devenue une justice de l’Etat, par l’état pour l’homme. Demain elle sera une justice écrite par les sociétés multinationales, appliquée par l’Etat contre l’Homme.

Nemo.