Voilà c’est
fait. La Suisse
serait devenue un pays à tendance xénophobe. Merci Christophe, Oskar, Toni
& Co, et merci à toutes celles et tous ceux qui les ont suivi.
On a beau
essayer de modérer les propos en soulignant que la Suisse est l’un des pays
qui, proportionnellement, accueille le plus
d’étranger dans l’Europe géographique, il n’en demeure pas moins que
cela faisait des décennies que des projets de loi demandant la régulation du
flux migratoire étaient soumises à la décision populaire. Le 9 février dernier,
ça a passé. Well done, You d’ici.
D’autant
plus que même si l’UDC est la formation politique la plus importante de Suisse,
son initiative n’aurait pas dû passer la barre, au vu de l’opposition générale.
Ou alors tous les UDC sont sortis voter, tandis que les autres sont restés
pèpères à la maison.
Bref dans
trois ans Berne pourra en gros décider de qui vient en Suisse, ou pas. Dans
trois ans une série d’employés de bureau, payés à tamponner des demandes de
visa, pourront décider, selon des critères spécifiques, qui pourra se faire des
‘’amis’’ en Helvétie.
Mais en
attendant, y fait pas bon être Suisse par les temps qui courent.
Du coup
tous les supports médiatiques y vont de leur scénarios catastrophes pour notre
économie et nos chers élus, ceux qui sont sensés diriger le bateau mais qui
n’ont pas vu la tempête arriver, vont devoir trouver de nouvelles positions
pour lécher les culs bruxelliens et sauver, ce qui peut encore l’être, dans de
nouveaux accords bilatéraux.
Et satisfaire ainsi
la belle et solidaire Union Européenne qui a quand même mis des barbelés autour
de ‘’son’’ territoire, oppose l’armée aux migrations de masses et accorde des
faveurs économiques aux Etats limitrophes en échange d’un contrôle interne
stricte des populations indigènes.
Donc
l’initiative qui, mathématiquement n’aurait pas pu passer, est acceptée et les
médias nous effraient.
J’ai dû
rester trop longtemps devant la télévision durant ma tendre jeunesse, ce qui
fait que j’ai tendance à voir des manip’ un peu partout…
Le vrai
pouvoir économique, qui nous gouverne dans la pénombre, a dû anticiper le coup
parce que le vrai danger pour le monde économico-financier, qui gère nos
existences, n’est pas tant dans le contingentement de l’immigration (Berne
pourrait envisager de diminuer le nombre de permis ‘’ familles en détresse
extra-européennes demandeuse d’asile’’ pour tenter de garder les quotas de
migrants européens intacts), mais dans une prochaine initiative, soumise à
décision populaire, qui réclame un salaire minimum de 4'000 francs pour tous
les employés.
Vous
imaginez la tronche des CEO et des actionnaires si ces grosses entreprises, ces
grosses multinationales qui exploitent sans vergogne les crève-la-faim de l’UE
et au delà, devaient payer un salaire de 4'000 francs suisse par tête !?
Inenvisageable, vous vous en doutez bien.
Alors
maintenant que la Suisse
est en porte-à-faux avec ses voisins européens, le milieu patronal n’a plus
vraiment besoin d’investir dans une campagne pub pour préserver notre économie.
Les médias s’en chargent et offre d’eux-mêmes des espaces dans leurs
publications pour que des experts en sodomie syndicale viennent exposer leur
vision du monde économique suisse de demain matin.
C’est
l’édito d’un journaliste du 24 Heures, le lundi suivant, qui a éveillé ma "curiosité". Il prétendait que l’acceptation de l’initiative de l’UDC allait
renvoyer la Suisse
30 ans en arrière. Or, en fouinant dans les archives du Seco (le secrétariat à
l’économie national) de 1984, on peut y lire que la croissance de l’économie
mondiale avait connu une forte accélération et que la Suisse suivait assez bien
le mouvement.
On y
découvre également que, comme aujourd’hui, la croissance du PIB national était
portée par la demande (consommation) domestique, qu’il y avait 1,1% de chômeurs
en Suisse (un chiffre qui baissera de moitié les années suivantes) et que le
marché du travail helvétique était en mutation.
L’indice de
productivité augmentait de ¾ de point, celui de la production industrielle
croissait de +4,5 % et « la tendance
conjoncturelle pour 1985 [restait]
fondamentalement positive. »
1984 ?
Pour moi ça me va.
C’est après que cela se gâte un peu, vers 1990 quand la mutation
s’accèlère. Le monde du travail s’est pris l’internet dans la gueule et les
délocalisations se sont multipliées. Le taux de chômage est passé de 0,6 à 6 %
pour redescendre vers les deux, trois pourcent en quoi ? 4 ou 5 ans.
Alors, s’en
faire ou pas? Ca dépend pour qui…
Je pense
que ceux qui vont aller demander l’absolution à la grande UE ont déjà dans leur
mallette les noms des derniers fraudeurs du fisc européen, les clés de toutes
nos institutions fédérales, le plan de démantèlement des acquis sociaux
helvétiques et les codes de lancement de notre missile nucléaire.
Je l’ai
déjà écrit : si le néolibéralisme est incapable de prévoir une crise, il
sait parfaitement bien en gérer les effets. Du coup, il n’y a pas trop de
soucis à se faire pour les supers sociétés Suisses, auxquelles l’UDC vient de
fournir une parfaite excuse pour licencier plus de personnel et, pourquoi pas,
délocaliser à tour de bras.
Pour les
autres, je pense à celles et ceux qui connaissent des fins de mois difficiles,
ils ont du souci à se faire parce que le marché du travail va encore muter.
Vers quoi ? No se. Mais peut-être que la suppression des caissières,
remplacée par des scanners portables ; peut-être que la surexploitation de
nos smartphones ajoutée à la nouvelle ère de la robotique qui s’annonce et un
alignement sur les salaires européens peuvent être des indicateurs de
tendances. Des tendances qui vont vers une diminution drastique des coûts du
travail.
Le pire
serait une intégration forcée à l’UE, vendue pour la survie de notre économie
(mdr).
Je cogne
beaucoup sur l’UDC pour leur fécale initiative. Mais d’un autre côté, on peut
aussi s’en prendre à toute la classe politique qui s’est opposée à cette
initiative en argumentant, entre autre, que l’économie suisse avait besoin de
main d’œuvre qualifiée. Argument pouvant très bien être repris en faveur de
l’initiative. En Suisse on manque de tout : manque de personnel dans
l’hôtellerie ; manque de personnel dans le domaine de la santé ;
manque de balayeurs, de mecs à mettre derrière le camion poubelle, manque de
caissières Migros, Coop & Co, manque de CEO qualifié, etc. L’assistante de
la dentiste, qui m’a demandé de me taire quand je voulais encourager mon ti
Nono pour son premier plombage, venait du pays de Garou.
Quand le
socialiste parle de renforcer la sécurité dans les agglomérations, quand ce
même personnage s’exprime en tant que « Président du parti s’cialiste suisse » pour limiter,
momentanément, le nombre d’arrivants pour préserver les places de travails
suisses, il nous fait du socialisme national et le lit de l’UDC. Si ça se
trouve c’est peut-être parce qu’ils aiment nous la mettre bien profonde que les
socialos défendent ardemment le lobby gay.
« Plus vous triez, plus vous y gagnez »
était-ce écrit à flan de camion poubelle lausannois.
L’ouvrier
est traité comme un vulgaire objet que l’on utilise à volonté. Demain l’être
humain qui devra bosser pour nourrir sa famille sera traité comme une
sous-merde.
La gare de
triage se rapproche dangereusement et, grâce au chèque que l’on vient de signer
pour les CFF, Ils vont nous en construire une belle.
Nemo (pas content!)
Le vieil
homme contemple l’étendue d’eau qui s’étend devant lui ; cette eau
providentielle venue du Ciel qui irrigue les cultures et les champs, qui
abreuve le bétail et étanche la soif de l’Humanité.
En silence
il remercie son Créateur de ce précieux cadeau dont il faut prendre soin et de ne
point user en surabondance. Les Hommes l’ont vite compris au fil des
sécheresses qui ont jalonné l’existence de leurs ancêtres.
Le vieil
homme lève ses yeux et parcourt les rives invisibles de cette mer intérieure,
devinant sans les voir ses semblables des autres tribus qui viennent puiser de
cette eau. En ce moment même. Il arrête son regard quelques instant vers le
Nord-Est, vers ce fleuve qui nourrit ce bassin, s’imaginant également tous les
peuples vivant de cette manne céleste.
Un léger
soupir, une expiration plus intense que les autres, siffle de ses narines…
Toutes ces
peuplades qui aujourd’hui se querellent autour de la mer de Galilée pour un peu
d’eau, s’entretueront demain pour posséder
la dernière goutte de celle que d’autres nomment Kinneret.
Le vieil
homme le sait.
Parce qu’il
le sait, il se doit de transmettre aux générations qui viendront après lui
l’avertissement que lui ont appris le Livre et ses ancêtres, il doit les
avertir de la menace qui sera liée à la disparition de cette étendue d’eau.
Ecouteront-ils ?
Y feront-ils attention ? Y croiront-ils ? Cela le vieil homme l'ignore.
Les années
passent, les décennies défilent et les siècles se succèdent telles des perles sur
le collier millénaires du temps.
Les
religions se confrontent, les dogmes vacillent à mesure que de nouveaux
paradigmes s’imposent ; la morale s’émancipe et l’éthique rétrécit au
format de l’étiquette. Les familles se divisent ; les frères s’entretuent
pour une histoire de succession. L’Homme finit par oublier son origine en
redéfinissant sa généalogie. Les Prophéties deviennent des légendes qui se
muent en affabulation et meurent dans un délire.
Puis vient
le temps d'envisager nouvel ordre mondial.
En 1897
Théodore Helz fait part d'une vision à ses pairs lors du premier congrès du Peuple errant et, en
1922, la SDN
décide de créer un Etat juif sur toute la partie ouest du Jourdain. Dès lors se
met en route une hideuse machination qui prendra fin 23 ans plus tard.
Ruinés,
humiliés, bafoués, blessés, torturés, puis assassinés, les apôtres du futur
maître de la Terre
ont trouvé refuge sous les étoiles de la liberté. Une bannière qui les
protègera tout en assurant la ‘’prospérité’’ de l’Etat d’Israël, qui proclamera
son indépendance en 1948. Un demi-siècle après le premier congrès sioniste.
De nouveau
conflits naissent pour le partage d’une Terre qui a été offerte à
l’Humanité ; des bombes, les mêmes qui défendent la colonisation de
territoire jouxtant le nouvel Etat, dissuadent ceux qui tentaient de prélever
trop d’eau dans le Jourdain qui remplit ce lac, aujourd’hui nommé Tibériade,
dans lequel le nouveau gouvernement puise sans trop de modération.
De son
lointain rivage du passé, le vieil observe le lent retrait des eaux qui a
débuté dans les années 1960 et prie pour ses descendants. Sa foi ne l’empêchera
pas de retenir une larme sur le sort qui attend les enfants du futur.
Le nouvel
ordre mondial se prépare et quelques élus parmi les élites ont pu connaître
la vérité sur la nouvelle gouvernance mondiale qui s’annonce, la vérité sur
l’émergence de celui qui aura pu briser ses chaînes, la vérité sur la nature du
futur maître de la planète. Ou une partie de cette vérité : la plus
glorieuse.
Pendant les
40 ans qui suivirent la fin du second conflit mondial, les dirigeants
successifs des deux blocs antagonistes se sont distraits de nos peurs d’un
holocauste nucléaire, d’un nouveau conflit majeur qui aurait eu la potentialité
de faire disparaître la quasi-totalité du vivant de la surface de notre globe.
Le risque
demeure toujours d’ailleurs, alimenté par quelques velléités bien orchestrées.
Il fallait surtout
garder les populations dans la crainte, empêcher les esprits de trop
s’émanciper, de trop rechercher une dérangeante Vérité ; il était
nécessaire d’organiser leur cantonnement et leur rationnement.
Le Tsar Rouge
est tombé, vaincu de l’intérieur par les tentations des richesses de son
ennemi : Les USA.
Cette
Amérique de libertés, qui a voué allégeance au Veau d’Or, a pu imposer son
culte et offrir un paradis de luxure aux élites qui ont choisi de la suivre.
Mais le vrai pouvoir des USA est aux mains d’entités financières dirigées par
des hommes venant de plus loin que le Vieux Continent.
A l’aube du
nouveau millénaire, les craintes de l’apocalypse refont surface, certains
croient en l’avènement de l’antéchrist, d’autres en rient, le système
informatique ‘’bug’’, les données du vivant commencent à être compilées.
Demeurait
encore à faire taire, à neutraliser l’adversaire qui Sait, l’adversaire qui
connaît les desseins du peuple ingrat, l’ennemi qui sait pourquoi le futur Roi
est tant attendu.
Le retour
d’un Roi se prépare, fusse-t-il un Roi d’Ombre.
La
soumission des peuples de la planète se doit d’être totale, comme son contrôle.
Entre temps, le lac de
Tibériade a perdu les 4/5 de son volume, paraît-il. Le temps est donc venu
d’annoncer le nouvel Ordre Mondial aux Peuples de la planète. Mais pour que les
Hommes acceptent de se soumettre à une seule autorité, pour que les Hommes acceptent de perdre leur vie privée, il faut créer un
événement qui restera ancré dans la mémoire de chacun ; un événement qui
marquera pendant de longues années l’esprit de chaque être vivant ; un
événement qui jettera l’opprobre sur les gardiens du Livre.
Le fils
Président, comme son père avant lui, ne pouvant se résoudre au sacrifice de ses
compatriotes, accepte que les sbires des hommes qui gouvernent dans l’ombre
organisent et mènent à bien cet attentat qui finira de bouleverser la face du
monde.
Le 11
septembre 2001 permettra aux
gouvernements corrompus d’incriminer le Royaume, cet ennemi de longue date.
Un déluge
de feu s’abat sur Kaboul pour détruire un gouvernement de terroriste, ces mêmes
Talibans que les USA ont laissé investir la capitale afghane après leur
victoire contre l’empire soviétique.
Le
terroriste est devenu le nouvel ennemi mondial et une nouvelle guerre
‘’froide’’ commence, un long conflit dans lequel les fidèles laquais des
américains et les serfs d’Israël s’engageront. Une guerre opposant Israël au
monde de l’Islam.
Une guerre
qui verra les Etats à majorité Sunnite se faire renverser afin que leurs
indéfectibles adversaires, depuis la mort du Prophète, accèdent au pouvoir et
puissent s’allier, pour un temps, aux représentants de l’Etat Juif. Car pour un
Chiite, tuer un Sunnite équivaut à tuer dix Juifs.
Une guerre
qui permettra aux instigateurs, défendeur des libertés personnelles,
d’accroître encore plus la surveillance des populations, d’accroître encore
plus notre cantonnement et notre rationnement, d’accroître encore plus nos
peurs et de faire dépendre notre liberté de la virtualité. Une guerre qui
permettra de rassembler les données et de traiter les informations des vivants
en un seul endroit.
Les
dirigeants du monde enfin libéré peuvent se tourner vers la future nation qui
dominera le monde, ils peuvent « Imaginer
rêver d’une Jérusalem en capitale de la planète qui sera unifiée autour d’un
gouvernement mondial.»
Les caméras
qui nous espionnent à longueur de journées ne voient que d’un seul œil, comme
le futur Roi d’Ombre ; comme cette représentation qui flotte au-dessus de
la pyramide des Illuminatis.
Le Roi
d’Ombre serait-il un Illuminati ? Qui sait, peut-être est-il l'Illuminati…
La dernière
larme de Galilée s’est évaporée, le lac de Tibériade s’est asséché. Ne demeure
plus qu’une intrigante construction en pierres de forme pyramidale, découverte deux
ans après la destruction du WTC, une construction découverte sur le fond du
lac…
L’eau c’est
la vie et ici il n’y a plus d’eau. Il faut aller la chercher ailleurs. Les
paroles de Fatima se perdent dans le vacarme des armes, des explosions et des
cris de souffrances qu’a déclanché l’assèchement du lac de Tibériade.
L’amas de
pierres n’est plus une priorité donc personne ne le verra s’effondrer; personne
ne verra une créature s’en extraire. Mais tout le monde la verra sous une
apparence humaine quand elle offrira aux mécréants juifs, qui ont patiemment attendu sa
venue, la terre d’Israël, puis le monde.
Comme
promis, il offrira à celles et à ceux qui se soumettront à lui le paradis sur
Terre. Mais comme il a été écrit : « Son paradis sera un enfer. »
Le vieil
homme a quitté son rivage depuis bien longtemps. Bien qu’il sache ce qui va se
passer, qu’il connaisse l’issue de la dernière guerre qui s’annonce, il ne peut
contenir une expression de tristesse face au sort que réserve aux Humains celui
qui refusa de se prosterner devant notre unique ancêtre.
Aux
incrédules, le vieil homme murmure des paroles que de toutes manières ils
n’entendront pas :
« Bien que l’Illuminati ait choisi de
dévoiler, à la face du monde, son opposition à notre Créateur en se servant de la science, les signes étaient là
pour vous prévenir de sa véritable nature. Car ‘’Celui qui s’oppose’’ est la
définition, en hébreu, de : Satan. »
Nemo.
Le contrôle
auquel nos dirigeants, atteints de ‘’sécurite’’ aigue, veulent nous soumettre
ne se résume pas par des écoutes téléphoniques, par l’interception de nos
textos, sms, e-mail ou autres courriels ; notre surveillance ne se simplifie
pas dans le décorticage méticuleux de nos préférences, de nos contacts et de
nos amis, ou encore dans le décryptage de nos achats compulsifs en ligne.
L’impressionnante
surenchère de technologies, les projets de conception de supercalculateurs capable
d’effectuer un milliard de milliard de calculs par seconde, la multiplication
gremlinesque des dispositifs de surveillances qui traquent humains,
marchandises ou une simple hausse de la température océano-atmosphérique ;
toute cette modernité qui permet une hyper modélisation des vivants et de leurs
environnements, mis en place pour notre
sécurité, ne leur permet pas de définir quel événement et/ou quel humain sera
le déclencheur d’une manifestation, d’un soulèvement populaire, d’une révolte.
Comme il est
impossible d’anticiper un incendie, un tremblement de terre, un tsunami ou une
famine.
Si de
minutieuses analyses d’événements passés peuvent permettre de lancer des
alertes de vigilances multicolores, l’intensité de l’événement lui-même demeure
mystère et réserve souvent de désagréables surprises.
Si le
contrôle de l’origine de la ‘’crise’’ (humaine ou environnementale) échappe à
nos décideurs, ils savent, par contre, très bien gérer la ‘’réponse’’ à
l’événement. Temps de réaction, délai d’intervention, mise en place d’abris de
fortune, rétablissement des voies et systèmes de communications et,
l’essentiel, distribution ou rationnement de la nourriture.
A petite
échelle, ce contrôle des masses, n’est pas flagrant. La solidarité entre
‘’voisins’’ amène une aide efficace de premiers secours qui supplée au rôle des
intervenants de l’Etat (pompiers, ambulance, sécurité civile…).
A grande
échelle, à un niveau international, on peut s’apercevoir du contrôle des masses
dans la gestion de l’après crise. Redistribution de l’argent collecté par les
intermédiaires humanitaires officiels ; apparition de risques sanitaires
entraînant une vaccination des populations et leur cantonnement; quelles
infrastructures seront remises en état, quels services financiers sont recapitalisés,
quelles entreprises seront soutenues, quels secteurs de l’économie redémarrera
avant les autres, quelles populations recevront des vivres, quel pays fera la
‘’Une’’ du 20 heures.
Les
gouvernements des civilisations modernes civilisées affament le reste du monde
et choisissent quel Peuple aura l’honneur de recevoir l’aide internationale.
La
souffrance des populations birmanes ne sera pas au programme officiel de la Croix-Rouge tant que
le monde ultralibéralisé n’aura pas implanté des usines de productions dans le
pays en payant la main d’oeuvre locale en crotte de chauve-souris.
Notre monde
moderne de libre-échange, de libéralisme, a été décidé au milieu du second
conflit mondial. La gestion de l’après crise. L’US Army a été accueillie en
libératrice, les GI’s se sont comportés en vainqueur, les PUS (President of the
United States) qui suivirent ne firent que renforcer l’emprise de l’empire
Américain sur le sol européen, et dans le monde ‘’libre’’.
Les accords
de libre-échanges régularisant le commerce entre les états a eu comme effet de
brider les productions nationales, indigènes ou locales ; les quotas, la
centralisation de la grande distribution puis la mondialisation ont servi sur
un plateau la gestion de notre alimentation à de grandes sociétés qui n’ont
d’agroalimentaire que leur auto-définition.
Avant
l’invasion du libéralisme et son essor, chaque hameau avait sa laiterie, sa
boulangerie et son épicerie, qui garantissait une certaine indépendance
alimentaire. Aujourd’hui l’approvisionnement des rares épiceries ayant survécu
au raz de marée de la mondialisation est trop souvent garanti par le cartel des
grands distributeurs qui sont de mèche avec des sociétés financières de
gangsters cravattés, des multinationales qui chuchotent aux oreilles des
dirigeants des organismes supranationaux qui ont inscrit dans leur charte leur
attachement aux droits humains.
L’OMC et
Bruxelles imposent des règles, des normes, des quotas qui pourrissent la vie
des humbles producteurs qui n’ont jamais empoisonné qui que ce soit.
Les quotas
limitent les productions tandis que la grande distribution centralisée gère ce
que nous mangeons.
Combien y
a-t-il de marques différentes de laits, de yaourts, de biscuits, de céréales,
de viandes, de chips, de plats préparés, de producteurs de beefsteack déposés
sur les rayonnages, sur les gondoles des supermarchés ? La diversité dans
les sodas est autant déprimante que celle des desserts proposés dans les
congélos.
L’agriculture
helvétique décline à vue d’œil. Le prix de ventes de leurs produits aux grands
distributeurs baissent, les frais d’exploitations augmentent tandis que le
service vétérinaire cantonal ou fédéral impose des normes de plus en plus
restrictives avant de verser un quelconque subside qui, de toute façon, tiendra
l’exploitant loin de la richesse.
Certains
tentent de surfer sur la vague bio-locale en proposant des produits frais
directement de la ferme. Mais ce n’est pas gagné d’avance. En cause : les
mesures de surveillances et de contrôles instaurées par l’Etat, la Santé publique. Si la
législation peine à venir à bout des indépendants à tendance altermondialistes de
l’agriculture, une épizootie bien placée viendra à bout de toutes velléités…
Permettant au passage de durcir les moyens de contrôles chez les autres producteurs.
Sur un
autre continent, c’est l’humble pêcheur africain qui ne peut plus vendre les
poissons qu’il pêche, assis dans sa coquille de noix, au marché local, parce
que le même poisson, prélevé par les bateaux usines portugais, est vendu moins
cher trois étals plus loin. Tout comme les bananes produites ‘’artisanalement’’, qui pourrissent le long des routes,
ou le cacao des microproducteurs non standardisés FMI ou même Max Havelaar.
‘’Findus’’
sort du lac un poisson déjà conditionné et congelé, montrait une ancienne pub
télé.
La société
financière Nestlé, le plus grand racketteurs de denrées alimentaires mondial,
le voleur d’eau, le corrupteur, veut se lancer dans l’agriculture et vient
d’ouvrir au tout public ses CAN (Centre d’achats Nestlé) jusque là réservés aux
serfs et aux laquais de la multinationale.
Vers la fin
du XIXe siècle un M’sieur Townsend émit l’idée que n’importe quelle créature
sauvage, ou non, pouvait être domptée, apprivoisée, par l’alimentation.
Le contrôle
de la population par son alimentation. Cela paraît aberrant ?
Combien
d’entre vous connaissent cette expression : « On ne mord pas la main
qui nous nourrit » ? Vous pouvez aussi essayer de jeter vos cartes
fidélités de supermarchés, de les découper et d’en faire des confettis… Ou
encore : Faisons une demande à l’ONU pour qu’elle retire l’embargo de ses
pratiques courantes.
Avoir 24
francs en poche pour la semaine n’est pas plus gênant que cela, à condition que
le frigo soit plein, qu’il y ait suffisamment de nourriture pour nourrir la
famille pendant les jours qui viennent. Fermer un supermarché pendant trois
jours, et c’est l’affolement général. Même si votre crapaud bave les billets.
Le 11
septembre 2011 aura été un véritable bonheur pour ceux qui rêvent d’une
gouvernance mondiale.
Nous
connaissons tous la multiplication des systèmes de surveillances mis en place
pour « votre sécurité ».
Si
les services de renseignements US disposent de plus d’informations sur les
passagers des vols Air France, KLM, Swiss,
etc… que les avionneurs eux-mêmes, les douanes américaines, dont les officiers
sont présents dans tous les grands ports européens, savent exactement tout de
ce qui s’embarque sur un bateau de croisière ou un cargo en partance pour les
States ou n’y faisant qu’une simple escale.
Les bases
américaines éparpillées à travers le monde ‘’sécurisent’’ divers sites de
productions (et pas uniquement des sites de forages pétroliers), tandis que les
‘’flottes’’ numérisées gardent un œil ouvert sur la valse des navires
sillonnant les multiples voies navigables de nos océans, traversant des
détroits placés sous haute surveillance, traversant le Canal ; des navires
oeuvrant pour la grande distribution intercontinentale.
Notre
approvisionnement, notre confort, notre sécurité dépendent en grande partie de
la bonne volonté des deux-tiers des membres permanents du conseil de sécurité
des Nations Unies ; de notre croyance dans le fait qu’ils nous protègent
efficacement contre les menaces terroristes.
Notre
‘’liberté’’ de consommer, qui a tué notre indépendance alimentaire, n’est
garantie que par le fait que nous laissions quelques sombres marionnettistes
manipuler nos gouvernements, et nous-mêmes par la même occasion.
Je me
souviendrai toujours de cette réplique d’un Nescafard
vautré dans mon véhicule :
« (…) Nous vous nourrissons.»
« On ne mord pas la main qui nous nourrit »
disais-je plus haut. Peut-être faudrait-il la couper.
Nemo
Alors qu’il
n’y a plus besoin de se rendre sur le continent Africain pour trouver des
humains, des parents, des personnes qui éprouvent les plus grandes difficultés
à se payer ne serait-ce qu’un seul repas convenable par jour, par semaine voire
par mois, nous continuons de jeter trop de nourritures consommables. Parfois encore
hermétiquement emballée.
Etaler les
chiffres, les pourcentages ou même les tonnages détruits ne servirait à rien.
Une statistique n’a jamais nourri son homme. Encore moins un enfants.
Pourtant
nous continuons à bourrer nos frigos d’aliments achetés en masse pour profiter
des rabais, des offres multipacks ou des biscuits vendus en trois pour deux. Comme
bien souvent ces promos alléchantes dissimulent une date de péremption pour le
surlendemain du jour d’après, nous allégeons de notre plein gré la section
‘’pertes et profits’’ des grands distributeurs de l’alimentaire.
Et, une
fois que l’on ne voit plus le fond du frigo, nous déjeunons ‘’sur le pouce’’
dans la première boulangerie, croissanterie, sandwicherie que nous croisons sur
le chemin de notre travail ; une fois que les armoires sont remplies ras
bords de denrées alimentaires à cuisiner, on bouffe au Mac Do ou nous nous
faisons livrer des pizze.
Des gens,
des peuples, des enfants ont vraiment faim et nous traitons nos aliments, notre
nourriture sans aucune morale, sans aucun respect, sans gratitude.
Prendre un
repas n’est plus l’occasion de se retrouver en famille, de refermer un cercle,
pour partager les expériences de la journée, de la semaine ou de la vie ;
préparer un repas est devenu une ‘’compétition’’, un spectacle qui n’a, comme
unique but, que d’obtenir une salve de félicitation, des congratulations pour la
présentation de la table, le choix des produits et leurs préparations, etc…
L’aspect
‘’alimentaire’’ de nos repas a, semble-t-il, disparu puisque nous pouvons bouffer
tout et n’importe quoi à n’importe quel moment de la journée.
Mais il
faut aller plus loin dans la pseudo-création : le cuistot est un chef, un Master Chef qui
à son tour devient un architecte avant de se révéler physicien quantique.
Il
faut aller plus loin dans l’indécence, plus loin pour susciter l’envie de
consommer des produits dont nous pourrions fort bien nous passer.
Les
épicuriens meurent de faim dans les dîners spectacles ; les familles se
nourrissent du 19:45, du 20H ou partage leur recueillement avec Darius et The Diva touche mille dollars par jour
pour s’empiffrer de tout ce qui peu s’ingurgiter, seule, face à sa webcam.
The Diva, c’est une ogresse Coréenne, adapte et star du
‘’Foodporn’’, une tendance qui a
commencé par la photographie de ce qu’on allait manger, pour finir par une mise
en scène parfois douteuse de la destruction méthodique d’aliments (comprenez
par ‘’destruction’’ : manger sans faim, ni fin).
http://www.7sur7.be/7s7/fr/1517/You/article/detail/1761575/2013/12/20/La-nouvelle-tendance-etrange-le-food-porn.dhtml
Il y a
aussi le décryptage de Julia Molkhou sur Canal
+ qui vaut le coup d’oreille et le clin d’œil sur les pubs érotisées des
marchands de glaces, aussi.
Où ça
devient d’une stupéfaction intersidérale à vous trouer le cul une seconde fois,
c’est quand cette ‘’Bouche gourmande’’
de l’orgie alimentaire affirme, le plus sérieusement du monde, qu’elle mange
pour celles et ceux qui ne peuvent pas se nourrir et que grâce à son geste les
internautes, qui la regardent, n’ont plus faim.
Bel élan de
philanthropie, de sacrifice de sa santé pour le bien être de son prochain. A 1'000
dollars par jour on peut bien prendre 10 kilos depuis le début de l’année. Mais
le pire, c’est que ça prend ! Une de ses ‘’fans’’ a avoué, lors d’un reportage
sur le sujet diffusé dans le 19:45 de Meuh6 fin janvier, qu’elle ressentait du
bonheur à regarder son idole se goinfrer.
C’en est à
se demander laquelle des deux Corée est la plus dangereuse pour
l’humanité ? Ou alors, je n’ai rien compris à l’empathie.
Si ça se
trouve The Diva détient la solution miracle pour sauver toutes celles et tous
ceux qui souffrent de malnutrition dans le monde. Chacune de
ces personnes, qui rêve d'un simple morceau de pain, pourrait recevoir généreusement un smartphone, genre Samsung, et
un abonnement Orange illimité pour suivre les exploits de ‘’Larynx profond’’ via le net.
La question
est de savoir si Samsung va offrir ses appareils à des miséreux ? Je crois
que nous aurons réussi à nous nourrir du soleil avant que cela n’arrive.
Donc il
faudrait que cette exapétasse bridée prenne ses plateaux repas et fasse son
orgie en ‘’direct live’’ d’un village perdu en Ethiopie, en Somalie, en Inde,
en Chine, en Amérique du Sud et je ne sais où encore. Tant qu’elle peut encore
lever son cul de son fauteuil.
La suite
c’est quoi ? Après avoir mangé pour vous, venez me voir déféquer pour
vous ?!? Et la même fan débile de dire : « Quand je la vois, assise sur ses wc, que je la vois ‘’pousser’’ pour
expulser cette merde qu’elle a en elle, j’ai l’impression de chier moi aussi. Quand
elle se torche, on peut deviner à la texture les grains de maïs ou savoir que
la crème était double, c’est un bonheur transcendantal, un plaisir
immense… »
Non j’
déconne.
Du coup, au
prochain Rom qui me demande « Si vou
plè, argent pour manger », je fonce au Mac Do me prendre 14 Royal
Cheese Menus et j’reviens m’installer devant lui.
« Là mon gars [ou ma garce] regarde-moi bien manger, ça te fera du bien...»
Si c’est ça
prendre soin de son prochain, j’démissionne.
Nemo
Pour votre
sécurité et pour vous empêcher de commettre des actes délictueux ou un geste
que vous pourriez regretter, nous vous filmons.
Nous vous
filmons pour vous assurez que vous respectez bien le ‘’code de la route’’ ;
nous vous filmons pour vous rappeler de mettre le sac de la bonne couleur dans
la bonne poubelle ou pour vous empêcher de perdre sur la chaussée des objets
dont vous n’avez plus l’usage.
Nous vous
filmons pour vous guider, vous montrer que vous êtes sur le bon trottoir, du
bon côté de la route, dans la bonne gare et pour vous assurer que vous preniez
les bons transports publics.
Pour la
sécurité de vos finances, nous vous filmons quand vous utilisez les bancomats. Déjà
pour vous garantir que c’est bien vous qui retirez de l’argent de votre compte.
Nous gérons votre compte, nous contrôlons vos dépenses.
A l’aide d’applications
intuitives, nous allons aussi vous aider à bien dépenser notre argent en vous
faisant profiter des meilleures offres-promotions qui pourraient se trouver le
long de votre route. Grâce à nos partenaires, nous allons également
pouvoir vous alléger de cette angoisse d’avoir du cash sur vous. Et bientôt
vous n’aurez plus besoin d’avoir le moindre centime sur vous pour acheter ce
qui nous fait plaisir. Comme nous vous l’avons déjà dit : Nous contrôlons
vos dépenses.
Pour mieux
assurer votre sécurité dans les espaces privés ouverts au grand public, nous
engageons, et engagerons encore, des vigiles qui veilleront à votre confort en
vous empêchant de vous asseoir n’importe où et n’importe comment. Une bonne assise
sur un siège adapté, vos deux pieds posés sur le sol, est le garant de votre
bonne santé.
Nos vigiles
sont là pour vous enseignez les règles de bonne conduite en vigueur dans cet
espace public (centre commercial, théâtre, cinéma, etc…) qui est, avant tout,
notre propriété privée.
Afin que
vous ne vous perdiez pas sur votre chemin, nous vous suivons grâce à votre
Smartphone ;
Afin que
vos pensées ne s’égarent pas, nous veillons sur vos communications. Pour vous
assurez que vous que direz par, que vous n’écrirez pas des choses que vous ne
pouvez pas penser.
Pour vous garantir que vous fréquentez les bonnes personnes,
nous accédons aux contacts de votre répertoire.
Par notre
bienveillance vous saurez quels quotidiens, quelles revues, quelles musiques,
quels films ou séries télévisées s’adaptent le mieux à votre personnalité,
comme vous saurez quels aliments conviennent le mieux à votre régime.
Nous savons
à quelle heure vous vous réveillez, à quelle heure vous partez travailler, si
vous y allez en bus, en train, en voiture ou à vélo. Nous savons à quelle heure
vous prenez votre café à l’emporter et que vous n’aimez pas la salade dans
votre sandwich. Nous savons combien de personnes vous croisez durant la journée
et lesquelles vous évitez. Nous connaissons tout de vos préférences et quand
votre femme est menstruée.
Mieux encore ! Votre état de santé ne vous
inquiétera plus parce que nous veillons sur vous ainsi que sur votre dossier
médical.
Mieux
encore ! Bientôt nous serons capables de prédire votre grippe avant que
vous n’en ressentiez les premiers symptômes ; bientôt nous serons capables
de vous régénérer, de remplacer le moindre organe de votre corps. Bientôt votre
ADN, vos chromosomes nous appartiendrons.
Pour notre
bien-être nous contrôlerons votre corps. Nous pourrons le stimuler, le rendre
plus performant, augmenter son rendement, le faire travailler sans relâche sans
que vous y trouviez quelque chose à redire parce que, grâce à l’interface neuronale
entre votre cerveau et votre smartphone, nous pourrons contrôler vos pensées,
contrôler vos impulsions, vos sentiments, vos envies…
Vous
deviendrez de parfaits petits robots, des robots que nous n’aurons plus besoin
de fabriquer puisque vous vous reproduisez tout seul...
Dès lors,
et seulement depuis ce moment, nous pourrons mettre un terme au néofascisme
actuel qui garanti vos libertés et que nous avons dû réinventer pour votre sécurité.
Dès lors, le
mot ‘’Humanité’’ pourra être banni
des encyclopédies et ne sera qu’un souvenir fugace que nous nous empresserons d’effacer
de votre mémoire, pour notre sécurité.
Réveillons-nous mes amis...
Nemo.
Bonne
nouvelle pour toutes celles et ceux que le règne de Federer avait laissé
patriotiquement indifférent : Stan Wawrinka a remporté l’Open
d’Australie, permettant au Suisse timide de faire enfin son ‘’coming out’’ et
de crier fièrement sur les réseaux sociaux d’être maintenant fier d’être Suisse.
Du coup on
nous vend le Stan comme la représentation de la persévérance, de la réussite
par le travail acharné, pas comme le ‘’Rodge’’ qui avait le talent ‘’inné’’ du
tennis. En gros Stan c’est le samouraï du tennis, le ‘’warrior’’ des courts,
avec 14 pages spéciales personnellement dédiées dans le quotidien orange
national au lendemain de sa victoire, ET le poster détachable,
attention !!! Et on rajoute trois pages de plus le mercredi suivant pour
célébrer le retour de notre héros
avec, en prime, la remise du trophée de « Personnalité Suisse de l’année 2013 ».
Bien sûr,
certains politicards, fidèles apôtres de l’excellence, ne pouvaient pas rater
l’événement. Le très à droite Mister Leuba voit en Wawrinka l’ambassadeur
romand de la jeunesse romande, comme son copain de PLR de Derder qui voulait
donner à Federer un titre helvétique d’ambassadeur.
Même mon
pompiste de restoroute m’avoue, avec un petit éclat de fierté dans le coin de l’œil,
le voir de temps en temps au volant de sa Mercedes GL 500. Help wanted…………………………………
Bon je
reconnais que question chauvinisme et culte voué à un mortel, le Suisse n’est
pas encore au stade du Portugais, qui idolâtre un joueur de foot dans un pays
en crise qui voit de plus en plus de mère de famille abandonner leur nouveau-né
à l’hôpital, ou recourir à l’IVG. Mais le Suisse est sur la bonne voie.
Dans tout
ça, y a un truc qui m’interpelle : Il est de moins en moins question de
remettre le talent du, ou des vainqueur-s en question. On zappe la blessure au
dos de Nadal ; on relève à peine que la victoire de Stan ait pu être
facilitée par la fatigue accumulée par Nadal lors du match qui l’opposait à
Federer (selon les journalistes sportifs amateurs de FB) ; ou encore ce
consultant sportif de je ne sais plus
quelle chaîne télé, qui faisait l’éloge des handballeurs français. Pour qui il
était hors de propos que l’on parle de la forme physique, des misères, des
contretemps, des absences de joueurs ou même un blessure de l’adversaire.
« Ils étaient sur le terrain, nous
étions les plus fort ». En gros : « Ils » sont venus, « ils »
nous ont vu, « « ils »
l’ont eu dans l’cul. Point barre.
Dans 15 ans
ce sera quoi ?!? Les vainqueurs urineront sur les perdants et dans 20 ans
ceux qui resteront ‘’debout’’ extermineront à coup de glaive les vaincus, à la
demande du public ?
Le lendemain, soit mardi, on nous a
bassiné avec le paiement électronique. Parce que c’est moderne, parce que
l’argent physique c’est médiéval et que pour le bien de l’économie il faut
arrêter de perdre son temps avec la ‘’friction’’ que représente le fait de
sortir son crapaud pour payer en pièces et billets vos emplettes.
Le truc est
pas nouveau, mais il nous en remette une couche régulièrement pour nous
encourager à utiliser nos smartphones ou autres cartes de paiements sans
contacts. Parce que ça fait gagner du temps à tous le monde, parce que c’est
moderne, parce que l’argent c’est médiéval et bientôt parce qu’avoir du
‘’cash’’ sur soi signifiera que cet argent provient d’une activité douteuse ou
pas forcément légale. Y sont
retors c't'équipe de picsous….
Alors
Google sera la banque du futur et FB ou Twitter seront nos conseillés en petite
consommation de masse. Il y a même un système qui peut se passer de votre carte
de crédit : Vous la présentez une fois au terminal, et après le système
vous localise, vous reconnaît quand vous êtes dans la bonne boutique, le bon
magasin, le bon tea-room ou tout bêtement dans le taxi. La prestation consommée
est directement prélevée sur votre compte, sans vous que n’ayez à faire quoi
que ce soit. C’est pas magnifique ?!?
Comme ceux
qui pensent, à ces moyens de prendre notre argent, savent très bien que nous
avons, pour une forte majorité des consommateurs, une mémoire de poisson rouge,
les surprises et grimaces seront nombreuses lors des décomptes mensuels.
Plus
fort : Comme le moindre de vos déplacements, le moindre de vos achats sera
compilé, analysé, décrypté et stocké, quand vous rentrerez dans un ‘’Starbuck’’
(exemple au hasard), l’informatique saura que vous avez poussé la porte de
l’établissement pour la 34ème fois du mois, alors que vous l’aurez certainement
oublié, et l’informatique vous fera une ristourne sur votre boisson.
Sans en
avoir conscience vous en êtes à presque 350 balles de café caramel longo
macchiatto avec pastèque de chocolat, mais comme les suivants sont moins chers,
pourquoi se priver ???
Les CFF
rêvent de gares sans guichets et la
Poste impose de plus en plus les paiements avec
l’appareillage électronique.
Il y a déjà
des bureaux de Poste, dans le canton de Genève, qui n’acceptent plus les
paiements en ‘’liquide’’. Pour des raisons de sécurité ! Alors la pauvre
grand-mère de 80 balais, qui n’a aucune idée du fonctionnement d’un ordinateur,
donc encore moins de l’internet, se retrouve coincée dans son bled pourri à ne
plus pouvoir faire ses paiements…
Tandis que
dans mon patelin, la Poste
de quartier ferme ses portes et transfère une partie de ses activités dans la
pharmacie du même quartier. Et là aussi, pas de paiements en cash. L’avis du
consommateur ? On s’en fout puisqu’il sera obligé d’avoir recourt aux prestations de la Poste, un jour ou l’autre.
Mercredi :
Journée
d’anniversaires. Donc Zappage de masse. Me fous de savoir que Dieudo sera
surveillé pendant ses spectacles nyonnais (des représentations en salle
comble !) ; me fous de savoir que les poulets sont exterminés en masse
pour enrayer une épidémie de grippe aviaire, que le salaire minimum américain
sera un chouillas plus élevé que le minimum allemand. Oubliés les soucis submersibles
des Français, la glaciation des Etats-Unis, les 50 milliards de Sotchi, les
orgies alimentaires des Sud-coréens (pour l’instant) et que sais-je encore que
j’ai déjà oublié… Mercredi c’est gonflage de ballons, décoration de l’apparte,
paillettes et p’tites serviettes « Happy
birthday » pour mon ti gaillard de 6 ans.
Un grand
moment de plaisir et d’intenses nettoyages après…
P’tite
suggestion entre potes parents : Si vous invitez Guillaume, attachez-lui
les jambes ou bourrez-le de Valium.
Nemo.
Dans ma
période ado, il y avait une personne qui me scotchait à chaque fois que je
traînais dans son magasin. C’était le disquaire.
Un ti
bonhomme, juste pas rouquin, d’une trentaine d’années, sympa, serviable,
patient, mais surtout incollable dans son domaine.
De Haydn à Samantha Fox, en passant par Iron
Maiden, Mezzoforte, ou Chaz Jankel,
il connaissait pratiquement tout ce qu’il y avait à savoir pour trouver le bon
disque, quasiment du premier coup. Le Google Man du vinyle. Tu lui donnais un
titre original anglo-saxon dans un anglais des Alpes bernoise, il te donnait la
bonne galette ; tu lui fredonnais timidement un refrain approximatif, il
te trouvait le bon morceau…
Mais comme
rien ne dure vraiment…
City Disc est arrivé dans le centre comm’ et Disco Panorama a fini par fermer la
porte.
Les
premiers vendeurs City Disc avaient
quelques connaissances liées aux produits qu’ils vendaient, mais ils n’avaient
plus grand-chose de mélomane. Et le peu de savoir qui subsistait derrière le
desk s’est vite évaporé, au rythme des engagements des nouvelles ‘’vendeuses’’.
Orange a racheté City
Disc, puis City Disc a disparu du
centre comm’ en même temps que le revendeur de musiques ou de films ouvrait son
site internet pour les commandes ‘’en ligne’’.
Il reste
encore la FNAC à Lausanne, plus gros, plus monstrueux, plus
commercial, plus impersonnel…
Comme la FNAC
vend aussi des livres manuscrits et imagés, je peux parler de la petite
librairie ‘’C’est écrit’’, encrée sur
la Place de la Gare, qui se bat depuis une
décennie contre les ogres de la distribution postale sous 48 heures.
Simple,
souriante et bourrée de charisme la proprio s’investit beaucoup pour maintenir
sa boutique à flot. Normal me direz-vous. Ses connaissances en matière de
bouquin sont également impressionnantes, sauf si vous cherchez une édition
‘’collector’’ des Schtroumpfs éditée
en Mongolie.
Quand chez Payot, le mini géant concurrent local,
une gentille vendeuse (ou gentil vendeur) vous indique dans quel rayonnage
trouver un ouvrage, la tite libraire vous le sort. Et si elle n’a pas le livre
sous la main, elle vous le commande. Le délai de livraison peut dépasser les 48
heures, mais ce n’est qu’un détail parce que si par hasard le livre ne
correspondrait pas à vos attentes, elle se charge des formalités ‘’retour’’, ou
l’intègre dans sa vitrine sans rechigner.
On pourrait
aussi penser que les prix sont plus chers dans la petite boutique. Et bien,
comparé à la FNAC
Lausanne, elle peut allègrement majorer ses prix de 10% au
moins. Main tenant c’est clair que si vous êtes l’heureux possesseur de la
carte fidélité FNAC, les prix deviennent sans concurrences, aucune.
Par contre,
et c’est là une différence plus qu’importante, au bout d’un certain nombre de
visites, c’est la proprio qui vous fera d’elle-même un ti rabais, genre 10 %
arrondi vers le bas.
Et là, si
vous n’êtes pas trop coincé du citron, vous comprenez la générosité du geste, vous comprenez que c’est une partie de son beurre, qu’elle ne mettra pas
dans ses épinards, qu’elle vient de vous offrir.
A la FNAC,
les offres de prix, rabais et autres remises ne lèsent en rien le Big Boss du
groupe, ce seront plutôt des ouvriers, suant dans la chaîne de distribution,
qui devront se mettre au régime.
Et il n’y a
pas que le FNAC qui menace les petits
travailleurs indépendants du livre, ou de la musique, locaux. Il y a Amazon, par exemple. Là ce n’est plus
David contre Goliath mais un truc genre la puce contre un Titan en armure.
Un Titan
qui a fait 62 milliards de dollars de chiffre d’affaire depuis son entrée en
bourse en 1997 ; un employeur qui fait passer au portique de sécurité et à
la fouille corporelle tout son personnel sortant de ses dépôts, parce qu’il
voit en chacun de ses ouvriers un voleur potentiel, et bien sûr les ‘’vigiles’’
sont placées entre la timbreuse et
la sortie (ou le réfectoire ! ce qui fait perdre un temps considérable de
‘’pause’’ aux ouvriers) ; une société qui sous-paye ouvertement sa main
d’œuvre et la conditionne scandaleusement pour augmenter le ‘’rendement’’.
Au Japon, Amazon a recruté des chèvres pour
brouter le gazon aux abords d’un entrepôt. Des chèvres qui portent à leur cou
un badge avec photo, nom et code barre, comme n’importe quel ouvrier humain.
On pourrait
essayer de défendre Amazon en se
disant qu’il fournit du boulot dans une Europe en crise ; que les
habitants de Bad Hersfeld (Land de Hesse) ont de la chance qu’Amazon ait choisi
l’Allemagne comme tête de pont européenne (huit usines logistiques implantées,
plus une neuvième en construction). On pourrait...
Lors de la
période des Fêtes, des équipes de nuits sont constituées et des intérimaires
engagés. Dans les dépôts de Bad Hersfeld, le nombre d’employés est presque
triplé ! Mais ce ne sont pas des ouvriers allemands qui sont engagés. « Chômeurs espagnols, grecs, polonais,
ukrainiens, portugais convergent en autocar des quatre coins de l’Europe, enrôlés
par des agences d’intérim. »
Si Amazon n’a pas encore remplacé sa main
d’œuvre ‘’low cost’’ par des robots, c’est que les robots coûtent encore plus
cher que les ‘’Hands’’ trieuses, empaqueteuses.
Pour
pallier à ce problème, Amazon aurait
déboursé 775 millions de dollars en 2012 pour racheter la société de robotique Kiva Systems.
Alors posons-nous la question de savoir QUI voulons-nous enrichir lors de nos
achats ? Une humble travailleuse qui ouvre sa boutique tous les matins, et
la referme tous les soirs, ou un arrogant personnage qui s’est retrouvé
catapulté au 19e rang des milliardaires de la planète (Jeffrey
Preston BEZOS, en l’occurrence) ?
Qui
voulons-nous soutenir ? Le patron indépendant qui réinvestit la presque
totalité de ses bénefs dans le recrutement d’un-e employé-e pour faire tourner
sa boutique et lui permettre de prendre un peu de repos ou de grands
distributeurs, qui font miroiter le spectre du chômage à leurs employé-e-s,
pour les transformer en esclaves ?
Les grandes
multinationales sont organisées « selon
une idéologie bien définie », pour reprendre le journaliste allemand Günter
Wallraf, qui clôt l’article de Jean-Baptiste Malet « Amazon, l’envers de l’écran », dans lequel j’ai pioché les
passages concernant l’expéditeur international de marchandises, ainsi :
« Son système ne nous pose pas la simple
question, neutre, de savoir si nous voulons ou non consommer sur son site
internet ; il nous pose des questions politiques : celles de notre
choix de société.»
Nemo.